Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
  • Contact

Profil

  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

Recherche

Liens

17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 16:14

Cette année, l'Union des écrivains de Rhône-Alpes organise, pour la deuxième année consécutive, une exposition au Fort-de-Vaise, à LYON 9° (Rhône) : "Plumes et pinceaux" alliant le graphisme et les couleurs aux mots. Les peintres participants ont bien voulu confier leurs toiles du 11 au 20 mai, tableaux illustrés par un certain nombre d'auteurs adhérant à l'UERA.

   

Le vernissage a eu lieu le samedi 12 mai 2012 à partir de 18 h au cours duquel de nombreux visiteurs - amis de peintres et d'écrivains, ou non -, ont pu partager leurs impressions.  

 

Les 23 et 24 juin prochain, cette même exposition sera transportée à Grézieu la Varenne, petite et jolie commune située à l'ouest de Lyon, à l'occasion de la manifestation pluriculturelle organisée chaque année, à cette époque, par le service culturel de la ville. Puis en Janvier 2013, elle devrait être accueillie à Oullins, commune au sud de Lyon. La ville de L'Arbresle (Nord de Lyon) a sollicité le président de l'UERA pour organiser cette même exposition "Plumes et pinceaux". Les toiles et les textes voyagent autour de Lyon !

 

L'année dernière, l'illustration devait être en vers. Cette année, la prose - poétique ou non - a été mise à l'honneur.

 

Vous trouverez ci-après mes deux textes :

 

 

Magie de la danse de Lucile Gauchers - Tableau d'Odile Daventure : Flamenco
  
Le rythme entraînant des notes de musique, grattées par des doigts experts et agiles sur les fils tendus des guitares, donna soudainement vie au couple de danseurs qui devait se produire devant la population en liesse. Tout à coup, les spectateurs se figèrent en retenant leur souffle. Ils semblaient s'attendre à l'inimaginable...
  
La femme était très belle. Ses cheveux noirs, tirés et rassemblés en un chignon, arboraient une fleur écarlate et épanouie semblable à sa bouche pulpeuse, qui, tour à tour, s'ouvrait sur un sourire ravageur et se refermait dans une moue boudeuse, au gré des paroles prononcées par les chanteurs-musiciens. Quant à l'homme - magnifique dans son pantalon noir qui l'enserrait comme une seconde peau -, il la dépassait d'une bonne demi-tête. Son regard de braise, rivé sur sa cavalière, semblait vouloir la dominer et la soumettre.
  
Devant ce spectacle inédit pour moi, je me sentais transportée et émerveillée. Je m'imaginais virevoltant dans la même longue robe rouge à pois noirs, aux multiples volants, et si parfaitement ajustée au corps sculptural de cette danseuse andalouse. Les mouvements collés des danseurs, la vivacité des gestes effectués pendant ce long corps à corps et leurs regards énamourés évoquaient, à mes yeux, l'accouplement de deux êtres fiers et passionnés. À leur vue, un frisson voluptueux me parcourut et me fit trembler de désir animal.
  
L'homme semblait diriger sa partenaire avec autorité. Mais elle, farouche et hautaine, prenait plaisir à se dérober pour mieux le rejoindre, au gré de ses envies. La main sur une hanche, et l'autre dressée en une gracieuse courbe au-dessus de sa tête au port altier, semblaient le provoquer. Il répondait à son invitation en s'enroulant autour d'elle, lui empruntant les mêmes gestes.
 
Les rythmes musicaux et les chants déferlaient dans leurs variétés, tantôt élégants, tantôt endiablés et même langoureux, pour laisser évoluer trois danseuses différentes dans un même corps. Les petits pas de danse, lorsqu'ils étaient savants et raffinés, rappelaient ceux de la musulmane - tout à son bonheur mondain -, qui voulait être admirée. Quand les mouvements de danse devenaient subitement plus vivaces et joyeux, c'est la danseuse gitane qui s'animait et nous invitait à partager son appétit de vivre et sa jouissance communicative. Puis, lorsque la musique devenait langoureuse et les chants plaintifs, la femme se transformait dans les bras de son cavalier en danseuse juive, pathétique et tendre, qui nous émouvait. L'homme se prêtait de bonne grâce à ces changements inopinés, en fin connaisseur. Trois cavalières en une, quelle aubaine !    
 
Pendant ce temps, tout s'était estompé autour de moi, obnubilée comme je l'étais par le couple de danseurs. Je me voyais déjà danser avec eux après avoir entrainé avec moi mon amant imaginaire. La magie de la danse avait opéré.
 

 

De Charybde en Scylla d'après le tableau de Marc Wallerand "Tournesol" (type de peinture "le rondisme")

Mon misérable regard est rivé sur l'immense oeil bleu d'azur dans lequel se reflète un mas provençal, aux tuiles rougies, bordé d'arbres au feuillage d'un vert éclatant - véritable havre de paix niché dans la nature renouvelée et bienveillante.

 
Sa prunelle limpide, et aiguisée telle un rayon laser, sonde mon coeur, fouille mon esprit et plonge dans l'abîme sans fond d'où mon âme tourmentée cherche en vain à s'échapper. L'oeil me fixe intensément et semble vouloir m'inviter à partager sa prison dorée ceinte par les milliers de corolles jaunes au coeur tendre qui ondulent paisiblement sous le souffle tiède de la brise méditerranéenne.
 
Cette couronne fleurie forme comme un rempart qui le dissimule des regards hostiles et envieux. Je suis inexorablement attirée dans le faisceau de son redoutable champ magnétique qui ne permet aucune fuite, aucun retour en arrière. Il me tire et me retire de mon enlisement désespéré, par la puissance de son aimant.
 
De la sombre Charybde d'où j'émerge enfin, je me laisse engloutir en Scylla, lac bleu qui miroite au coeur de cette multitude de tournesols dont les têtes, tournées vers le chaud soleil du sud, semblent implorer, pour mon salut, le Dieu du Ciel.

 

 

Bonne lecture. N'hésitez pas à donner votre avis. MERCI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:04

J'aime lire aussi !... Et le dernier roman que je viens de déguster est celui de Philip Carter :

 

Le secret des glaces

 

 

Âmes trop sensibles, s'abstenir ! Car vous allez frissonner de froid et d'effroi : vous allez voyager d'ouest en est, tous azimuts, et effectuer virtuellement des cascades dignes de l'acteur Jean-Paul Belmondo ; vous allez vous noyer dans des sentiments contradictoires ; vous serez sidéré(es) par la noirceur de l'être humain - là, je ne vous apprends rien - ; mais vous allez envier aussi la profondeur de sentiments amoureux que vous découvrirez petit à petit, tout en ressentant des doutes et des espoirs ; vous allez osciller entre le réel et l'imaginaire, entre le voulu et le subi, entre la vie et la mort...

 

 

Plus vous avancerez dans la lecture de ce roman, plus vous aurez du mal à en sortir. Et si vous parvenez à vivre intensément cette histoire jusqu'au bout, vous n'en ressortirez pas indemnes. Vos pensées repartiront, malgré vous, dans les méandres de cet ouvrage. Vous découvrirez aussi une version très plausible d'un pan de l'histoire américaine, mais chut... 

 

 

Je ne vous cache pas que je suis incapable d'écrire et de décrire ce type d'aventure. Je me cantonne dans ce que je sais faire : le roman intimiste dans lequel j'évoque les pensées et les ressentis de personnages confrontés à des situations très personnelles, qui peuvent se produire dans la vie de chacun. L'imaginaire et la science-fiction, je les lis, je ne les écris pas !

 

Vous voulez vous "évader" - au propre comme au figuré  ? Alors n'attendez pas, ce roman est pour vous.

 



Je vous souhaite un excellent moment de lecture.

Partager cet article

Repost0
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:29

Vous aimez lire et vous voulez sortir des sentiers battus !

 

 

L'opus 2 de Leitmotive publié par les éditions Jacques Flament vous attend et ne demande qu'à être découvert.

 

 

Découvert, oui ! Car au fil de votre lecture, vous allez aborder - dans une première partie -, treize magnifiques textes traitant de la déportation avec une approche très différente, puis une quinzaine de nouvelles réunies dans la seconde partie, qui vont - pour certaines du moins -, vous étonner.

 

 

Vous étonner, comme je l'ai été ! Et après une première lecture, vous pourrez revenir autant de fois que vous voudrez sur vos récits préférés en déambulant dans le recueil comme dans un dédale de souterrains livrant leurs secrets.

 

 

Certains textes vont vous émouvoir à la limite du supportable ; d'autres vont certainement vous amuser ; d'autres encore vont sans doute vous choquer un peu mais ne vous laisseront pas insensibles ; enfin, certains vous transporteront, et vous voyagerez au gré de votre imagination...

 

 

Vous êtes tenté(e) ? Alors n'attendez pas pour commander ce recueil, pour vous-même ou pour offrir. Allez sur le site de l'éditeur : www.jacquesflament-editions.com

 

Partager cet article

Repost0
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 08:46

Difficile choix pour les téléspectateurs, hier soir samedi 3 décembre 2011 !

 

En effet, sur TF1 : l'élection en direct de Miss France, synonyme d'évasion - sites touristiques idylliques -, de beauté - toilettes, coiffures  et maquillage -, de faste, de lumière, de gloire... pour choisir la représentante de la France tout au long de l'année 2012, dans diverses manifestations... mais aussi de déception pour les candidates non sélectionnées, alors que se déroulait sur France 2, la soirée consacrée auTéléthon et à l'appel aux dons pour aider la recherche médicale.

 

Pourquoi choisir la même date ?

Pour être certain que les téléspectateurs se rendront disponibles en masse devant leur poste de télévision, au moins un weekend, avant la ruée dans les magasins pour effectuer leurs achats de fin d'année ? Et aussi pour que les salles de cinéma, les restaurants, et tout autre lieu de loisirs du samedi soir ne soient pas trop souvent désertés ?

 Pour mesurer l'audience et comparer les résultats entre les deux chaînes ? Baromètre, qui a remporté le meilleur taux d'écoute ce soir-là ?

 

La frivolité d'un côté... et un grave sujet de l'autre :

D'un côté, des jeunes filles bien portantes, bien proportionnées, radieuses, avec un sourire éblouissant, et un regard pétillant d'espoir à la pensée d'être l'élue !    

De l'autre, l'image d'enfants et d'adultes atteints par des maladies peu courantes et handicapantes, plaçant tout leur espoir dans la popularité d'hommes et de femmes qui font appel à la solidarité et à la générosité des citoyens dans le but de recueillir beaucoup d'argent destiné à la recherche médicale.

 

D'un côté, voir la réalisation d'un rêve impossible pour le plus grand nombre - des jeunes filles tout aussi belles et intelligentes, qui auraient certainement souhaité être à la place des candidates, ou qui ne sont pas adeptes de ce type de concours !

De l'autre, participer à la mesure de ses possibilités, et dans l'ombre, aux progrès de la médecine, pour diverses raisons telles que pur altruisme, compassion, mais aussi parce que dans l'entourage - familial ou amical -, des cas sont particulièrement émouvants, voire dramatiques.

 

Certes, il en faut pour tout le monde. Je ne me permettrais pas de juger les choix et les décisions. Cependant, j'ai lu ce matin dans le commentaire d'un internaute relatif à l'élection de Miss France, qu'il est "indécent" de faire côtoyer ces deux manifestations le même jour. Sa réflexion m'a interpellée, même si je considère ce terme un peu fort.

 

De quoi méditer en ce mois de décembre, avec la prochaine fête de la lumière partout en France - qui demande aussi beaucoup de moyens financiers -, avec les préparatifs coûteux des fêtes de fin d'année... mais aussi avec l'existence de nombreuses personnes exclues - manquant de ressources financières décentes, solitaires, malades... en quelque sorte les oubliées des classes moyennes et des nantis, car la crise économique, déjà plus difficile au quotidien pour elles, sera davantage mal vécue. Les associations caritatives locales savent bien que certaines familles préfèrent se confiner chez elles par dignité, ou n'osent pas se rendre dans les restaurants du coeur, et j'en passe...

 

La solidarité, la générosité, le partage, l'attention, l'écoute, la compréhension, la tolérance... sont affaire de tous, chaque jour, pas seulement lors de quelques journées médiatisées.

Partager cet article

Repost0
18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:53

Né à Port-au-Prince en 1956, il vit aux USA de 1968 à 1975 avec sa mère divorcée. Issu de la bourgeoisie moyenne aisée par son père - avocat haïtien -, Lyonel Trouillot a libre accès à la bibliothèque paternelle. Ses lectures vont le conditionner. Il se plaît à dire que certains ouvrages l'ont "déniaisé", comme Les raisins de la colère, roman de John Steinbeck paru en 1939, dans lequel il découvre la pauvreté américaine.

 

Lyonel Trouillot est modeste ; en effet, bien qu'il ait à son actif une dizaine de romans, des recueils de poésie et d'essais, il préfère la définition de "citoyen haïtien qui écrit des livres" au "statut ambilieux d'écrivain"  !

 

En septembre 2011 parait La Belle Amour humaine (éd. Actes Sud). C'est à son compatriote Jacques-Stephen Alexis - victime des tontons macoutes (1) en 1961 -, qu'il a emprunté l'expression "la belle amour humaine". L'un des personnages de son récit pose la question "Ai-je fait un bon usage de ma présence au monde ?" et Lyonel Trouillot confirme : "Quand j'oublie la question, la réalité se charge de la poser".

 

Contrairement à Dany Laferrière (auteur rencontré au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo), qui place la littérature au-dessus de tout engagement, le romancier et poète haïtien estime que les intellectuels ont des responsabilités à assumer en dénonçant les injustices et les inégalités. Il porte un regard attentif aux autres, et c'est tout naturellement qu'il participe régulièrement à ce festival des Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

 

En dehors de la bibliothèque de son père, c'est sa mère - fervente catholique - qui lui a transmis ce qu'il nomme "l'art de la disponibilité"  aux autres.

 

Son enfance a été "marquée par les chuchotements", sous le régime de terreur de Duvalier père. Pourtant, l'étudiant de 19 ans choisit de revenir vivre à Port-au-Prince, un choix politique décisif : "Je suis rentré à l'heure où Duvalier fils érigeait en système l'injustice économique et sociale. Sans parler de l'ouverture d'Haïti aux dérives de la dépendance."

 

La colère l'emporte sur sa douceur habituelle, quand, après le tremblement de terre qui a secoué l'île en 2010, il voit déferler les ONG. Il n'hésite pas à dénoncer cette reconstruction qui ne saurait s'engager "sans la confiance et le respect dus au peuple haïtien." Dans son ouvrage Refonder Haïti ? paru en Janvier 2011 (éd. Mémoires d'encrier), Lyonel Trouillot (avec d'autres intellectuels) a donné ainsi des pistes pour sortir avant tout des préjugés d'origine sociale et raciale.

 

Aujourd'hui, l'écrivain ne cesse d'enseigner la littérature pour une "nécessaire transmission". Il a baptisé du nom de sa mère le centre culturel ouvert récemment à Port-au-Prince, dans le quartier populaire de Delmas, où les enfants pauvres peuvent bénéficier d'une aide aux devoirs et de l'accès à une vaste bibliothèque dotée de 5000 livres.

 

Je terminerai par cette confidence de Lyonel Trouillot : "Comment être heureux quand le malheur est en si bonne santé dans le monde ? Puisque l'autre appartient à la même espèce que moi, je ne peux penser mon équilibre sans un dialogue avec lui."

 

 

Article de Lucile Gauchers, d'après les propos recueillis par Marie Chaudey dans l'hebdomadaire chrétien d'actualité n° 3446 (15 au 21.09.2011)

 

 

 

(1) Nom donné aux membres de la milice paramilitaire de François et Jean-Claude Duvalier - les Volontaires de la Sécurité Nationale (VSN).

Partager cet article

Repost0
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 11:32

À Arras, à deux pas du centre-ville, une ancienne clinique désaffectée vient d'être transformée en "maison du vivre ensemble" sous l'impulsion de l'office d'HLM local : Pas-de-Calais Habitat, d'associations et d'élus locaux.

 

 Un objectif noble du bailleur social : tisser des liens entre les populations qui s'ignorent.

- L'îlot Bonsecours a accueilli progressivement une centaine de personnes dans des appartements rénovés à neuf. Se côtoient des familles avec enfants, attirées par la crèche installée au rez-de-chaussée, des cadres aux revenus élevés, mais aussi des personnes âgées encore valides et aux ressources plus modestes, enfin une douzaine de jeunes trisomiques qui, pour la plupart, étaient encore chez leurs parents.

- Deux jeunes filles porteuses de ce handicap, Céline et Sophie, ont décidé d'emménager en colocation dans un T3 lumineux de la résidence Bonsecours.

Sophie (21 ans) prépare les menus que sa mère compose et affiche dans leur cuisine. Quant à Céline, elle a apporté sa collection d'abécédaires qu'elle avait brodés et qu'elle a exposés sur les murs en guise de décoration. Il faut dire que Céline excelle en couture et en repassage ! Ainsi la jeune fille propose-t-elle ses services dans la résidence, rémunérés en chèque emploi-service.

- Marjorie "animatrice intergénérationnelle" soutient la tenue d'une boutique au rez-de-chaussée, dans laquelle des résidents handicapés vont, à tour de rôle, proposer à leurs voisins du pain frais et des denrées de base. Janine, une retraitée qui a emménagé le 1er mai 2011, donne son témoignage : "Je suis ravie. J'avais choisi cette résidence pour les commodités, mais je ne voulais pas rester seulement entre gens de mon âge. Je n'avais jamais eu de contact avec des personnes trisomiques auparavant. Un après-midi, Sophie a sonné à ma porte, et nous avons sympathisé. Depuis, on se retrouve régulièrement." Chaque vendredi à 16 h, Janine et Geneviève (une autre locataire) descendent au rez-de-chaussée, lire des histoires aux enfants de la crèche d'entreprise.

 

Une idée novatrice : créer "un lieu de vie où chacun a sa place, même le plus fragile"

explique Emmanuel Laloux, président de l'association Down Up - partenaire du projet. Il ajoute : "Dans les établissements et les foyers spécialisés, nos enfants restent trop souvent entre eux et ont du mal à progresser. Nous voulons les tirer vers le haut - "Up" -, et, pour cela, nous devons tous réapprendre à vivre ensemble."

Emmanuel Laloux a créé en 2010 le collectif Les Amis d'Eléonore, qui regroupe une trentaine d'associations de familles afin, dit-il de "lutter contre la stigmatisation liée à ce handicap. Nos enfants peuvent vivre et travailler dans la société, à condition qu'on leur fasse une place. D'un point de vue économique, c'est d'ailleurs beaucoup plus rentable pour l'Etat que de les prendre en charge." Sa fille Eléonore vient elle-aussi de s'installer dans un studio de l'îlot Bonsecours. Elle avoue : "Au début, j'appréhendais de vivre seule, mais, aujourd'hui, ça va mieux, je me sens libre et indépendante."

 

Une forte implication du bailleur social qui, pour renforcer la sécurité et les liens entre habitants, va équiper chaque logement d'une tablette numérique afin de connecter les locataires entre eux et à un réseau d'aides extérieures (numéros d'urgence, portage de repas à domicile...), et pour les jeunes trisomiques de rester en contact avec leurs parents qui pourront ainsi plus facilement veiller sur eux."

 

Un projet d'envergure pour ces jeunes personnes trisomiques, dont les parents restent quand même très présents. Alain Gabé, le père de Stéphanie, membre de l'association Down Up, confie que, pour ces jeunes handicapés, ce premier pas vers l'autonomie et l'indépendance, hors de la maison familiale, est "un moment délicat, mais qui est la suite logique de nos choix éducatifs."


Deux chercheurs en sciences sociales vont évaluer l'expérience en s'installant pendant un an à la résidence. Comme l'explique Laurent Dal de Pas-de-Calais Habitat : "en travaillant sur le vivre ensemble et l'intergénération, on s'est aperçus que d'autres pays avaient pris de l'avance, notamment le Québec. D'où l'idée de proposer un partenariat aux deux universités d'Arras et de Montréal, afin d'étudier le fonctionnement de l'îlot et son intégration dans la ville."


 

 

Alors, trisomiques ? Oui, mais avec des compétences réelles pour certains. Le problème majeur, Alain Gabé le rappelle ci-après  : "[...]  Et la plupart gagnent leur vie, même s'ils travaillent à un rythme adapté, car ils sont fatigables." Les employeurs doivent en tenir compte.

 

Espérons que la semaine de sensibilisation de l'emploi pour les handicapés saura interpeller des recruteurs.

 

 

Article de Lucile Gauchers, d'après les propos recueillis par Claire Legris pour l'hebdomadaire La Vie (n° 3446 - Cf. précédent article)

 

 

 

 


Partager cet article

Repost0
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:17

Le collectif Les Amis d'Eléonore a fait publier un livre Supplément d'âme dans lequel une dizaine de personnes trisomiques témoignent de leur quotidien pour combattre les préjugés. Elles avaient déjà, avec leurs parents, alerté les politiques sur les risques d'une généralisation du dépistage de la trisomie pendant la grossesse et lors des fécondations in vitro. En effet, selon elles, ce dépistage devrait relever d'un choix personnel pour permettre aux futurs parents de prendre une décision, en leur âme et conscience. "[...] À force de  systématiser le dépistage, on donne aux couples une représentation horrible de la trisomie, loin de la réalité."

 

Avec cet ouvrage Supplément d'âme (j'aime beaucoup le titre !), le collectif souhaite "changer les regards posés sur les personnes porteuses de trisomie." Certes, avec des vies quotidiennes différentes et fragiles, mais surtout surprenantes dans notre société trop sensible à la norme et à la performance, ces témoignages révèlent que la vie des personnes trisomiques ne se limite pas à un handicap. Rassemblés dans ce livre, ces témoignages font porter un autre regard sur ce handicap ; quelques portraits résumés ci-dessous le confirment. D'ailleurs la philosophe Danielle Moyse témoigne également dans cet ouvrage. Elle est auteure de Handicap : pour une révolution du regard (éd. Presses universitaires de Grenoble).

 

1.- Eléonore Laloux (24 ans) est passionnée de rock et joue de la guitare électrique ! Par un combat permanent de ses parents, elle a pu être scolarisée en milieu ordinaire, de la maternelle au lycée, où elle a appris à s'affirmer.

 

2.- Stéphanie Gabé (24 ans) a la passion des livres. Ses préférés sont Harry Potter, Narnia et Le Petit Nicolas. Elle a la chance de travailler à la bibliothèque municipale de Beaurains.

 

3.- Fabien Lefebvre apprend, quant à lui, l'art du cirque sous le chapiteau installé au sud d'Arras. Il manie aisément le trapèze, le jonglage et la marche sur échasses. Oups !... De quoi prendre de la graine. Si son corps est dompté, ses difficultés résident dans le langage. Enfant adopté, il a été choisi par ses futurs parents parce qu'il était trisomique. Virginie, sa mère adoptive, dit une très belle chose : "C'est à nous, parents, de chercher les chemins qui conviennent le mieux à l'enfant et de l'accompagner. Quelquefois, une personne bloque le passage, faute de connaissance du handicap. Il faut alors plus de temps, mais, au bout du compte, ces rencontres humaines sont enrichissantes pour tous."

 

4.- À 62 ans, Jean-Paul Cailleret est un retraité heureux. Façonnier en papeterie dans les centres d'aide par le travail de Beuvry puis de Ruitz, il a maintenant tourné la page. Au  foyer d'hébergement où il réside - Au Nid du Moulin de Gosnay -, il savoure les joies de la retraite : jardinage, club de pétanque du village... La charte du foyer est très significative d'un nouveau regard sur le handicap : "La personne handicapée est faite pour vivre en relation. Pour se construire et grandir, il lui est nécessaire d'aimer et d'être aimé, d'être accueillie dans sa différence."

 

5.- Robin Sévette, comédien poète. À 20 ans, Robin se sent plus fort, protégé quand il est sur scène. Envolée sa timidité ! Oublié son handicap ! Au collège, il avait intégré à 15 ans une classe théâtre. Cependant, ne pouvant pas poursuivre dans cette voie au Conservatoire d'art dramatique d'Arras, il s'est tourné vers la compagnie Mops-DanceSyndrome de la chorégraphe Ela Franscella qui anime une jeune troupe suisse composée de danseurs trisomiques. Tout en poursuivant ses études dans un lycée professionnel, Robin participe, avec la Maison de la Poésie de Beuvry, aux "brigades d'interventions poétiques" dans les écoles : "On entre dans une classe, on déclame un poème et on s'en va" explique-t-il. Les thèmes favoris de sa poésie : la liberté, l'imaginaire, le droit à la différence...

 

L'orthophoniste de Fabien Lefebvre attribue le bonheur de son patient au "milieu aimant et stimulant dans lequel il s'épanouit."

 

Cette affirmation vaut pour tout le monde, mais plus particulièrement pour les êtres fragilisés par un handicap, quel qu'il soit !

 

 

Article de Lucile Gauchers d'après les propos recueillis par Claire Legros pour l'hebdomadaire chrétien d'actualité La Vie  n° 3446 du 15 au 21.09.2011.


Partager cet article

Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 13:19

Bernadette Puijalon fut, à son époque, l'une des rares étudiantes à s'intéresser au problème de la vieillesse chez l'homme. Trente ans avant la canicule de l'été 2003, elle rédigeait sa thèse d'anthropologie sur l'avancée en âge et la dépendance.

 

Née en 1951, Bernadette Puijalon est donc de ma génération. Pourtant, pendant qu'au même âge, mon intérêt se tournait vers le développement de l'enfant et l'enseignement primaire, elle se penchait sur l'adulte vieillissant. Elle fut une élève de Louis-Vincent Thomas - né le 2o mai 1922 et mort le 22 janvier 1994 -, anthropologue, spécialiste de l'Afrique, et fondateur de la Société française de thanatologie (1).

 

Dès 1977, elle est anthropologue à l'université Paris-Est-Créteil, et donne encore aujourd'hui un cours sur "l'âge". Elle dirige un master pour les professionnels de la gérontologie.

 

Comment Bernadette Puijalon est-elle passée de l'anthropologie au roman ?

 

Elle a tiré ses matériaux des récits recueillis auprès de ses parents et d'amis âgés, dans les maisons de retraite, ainsi qu'au cours de veillées dans sa campagne natale - car Bernadette est issue d'une lignée de paysans auvergnats. Chaque histoire de vie ainsi écoutée est venue alimenter ses polars. Oui, vous avez bien lu ! Bernadette Puijalon écrit aussi des romans policiers. Son principal héros est un vieillard de la fin du XIXème siècle, plein de bon sens, qui résout avec son ami - un jeune paysan venu du Limousin -, des meurtres perpétrés en Auvergne. Elle en profite pour dénoncer l'idée que les vieux étaient mieux traités avant : "C'est faux ! Il y avait cohabitation, mais pas spontanément harmonieuse. Les relations privées et publiques entre les générations ont toujours été conflictuelles."

 

Pour Bernadette Puijalon, "Vieillir, c'est devenir moins étranger à soi-même." Elle affirme d'ailleurs : "En racontant la façon dont ils ont traversé l'existence, les gens donnent eux-mêmes du sens à leur vie et avancent en intériorité. [...]"

 

Bernadette Puijalon n'aime pas l'expression bien vieillir. Pour elle, "Bien vieillir, c'est ne pas vieillir ! Et ceux qui ne vieillissent pas bien, qu'est-ce qu'on en fait ?"

 

Quand elle rencontre Edgar Morin (2), ce dernier a alors soixante-dix ans. Il lui a dit une très belle chose : que "chacun porte en soi l'ensemble de tous les âges : le meilleur du petit garçon qu'on a été, du jeune homme, du père de famille, puis du vieillard qu'on est devenu." Cette définition a marqué Bernadette Puijalon au point de la faire adhérer à cette pensée : "J'aime cette idée d'un dialogue entre nos personnages intérieurs, l'enfant, l'adulte, et le vieux que nous serons un jour."

 

Pour moi, je pense que la peur de vieillir - qu'elle soit consciente ou non -, est ancrée en chacun de nous. Sachons l'apprivoiser... pour pouvoir profiter pleinement du moment présent, quel que soit notre âge !

 

Article de Lucile Gauchers d'après les propos recueillis par Dominique Fonlupt pour l'hebdomadaire chrétien d'actualité La Vie [n° 3448 du 29/09 au 05/10/2011]

 

(1) Thanatologie : science de la mort par l'étude des signes, des conditions, des causes et de la nature de la mort. De Thanatos (myth. gr.) Dieu de la Mort, fils de la nuit (Nyx) et frère d'Hypnos.

(2) De son vrai nom Edgar Nahoum né à Paris le 8 juillet 1921, sociologue et philosophe français.

 

Bibliographie de Bernadette Puijalon :

Un essai Le droit de vieillir écrit avec Jacqueline Trincaz, anthropologue et sociologue.

[éditions Fayard - Février 2000]

Un autre essai à venir La vie et je suis vieux.

Ses romans policiers :

L'Oeil du vivier [éd. Tisserand Gérard - Décembre 2001]

Le Moulin des retrouvailles [éd. Tisserand Gérard - Octobre 2002] Prix du roman d'Auvergne

Un parfum de gentiane [éd. Tisserand Gérard - Octobre 2004]

L'heure de l'alouette [éd. De Borée - Mai 2006]

Des monts de tempête [éd. De Borée - Octobre 2008]

Le loup d'Orcival [éd. De Borée - Mai 2011]

Partager cet article

Repost0
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 18:12

Pari tenu par Jean-Paul Mongin, jeune philosophe né en 1979 à Auxerre.

 

Jean-Paul Mongin est catholique, spécialiste de philosophie allemande, et ... un jeune éditeur de 32 ans !

 

En 2010, il a créé Les Petits Platons et signé les cinq premiers albums de sa collection.

 

Son ambition : faire entrer les enfants dans le monde des "grands penseurs".

 

Actuellement, dix titres sont déjà parus, dont : Le Malin Génie de monsieur Descartes, La mort du divin Socrate, Le Fantôme de Karl Marx ..., et le plus surprenant La confession de Saint Augustin, Le Oui de Paul Ricoeur, et prochainement un Denys, l'Aréopagite, un père grec de l'Eglise.  

 

Ses Petits Platons sont déjà traduits en langue japonaise, italienne et turque, et séduisent de plus en plus dans le monde entier !

 

Le parcours de Jean-Paul Mongin est étonnant : sa passion pour la philosophie, il la doit à son professeur Guy Lardreau "un athée catholique" comme il se définissait, qui parvient à réconcilier chez son élève la foi et la raison !

 

Jean-Paul Mongin affirme "Je ne connais pas de philosophe dont la vocation n'ait été suscitée par un maître" et "De l'Eglise ... Seuls mes grands-parents ..., avaient semé quelques grains", ces derniers ayant aussi offert à leur petit-fils un voyage en Terre Sainte. Jean-Paul Mongin en est revenu bouleversé et a décidé d'approfondir la question théologique à Paris, à la Catho, puis avec Even - l'école de la foi du prêtre Alexis Leproux.

 

Il obtient son DEA de philosophie. Pourtant c'est en entreprise qu'il fait ses premiers pas professionnels en tant que commercial à Unilever, ce qui explique sans doute son projet audacieux de créer sa propre maison d'édition.

 

Pour tenter les 8-15 ans, son idée est de raconter une histoire en adaptant la biographie de penseurs comme Kant, Leibniz, Ricoeur ..., ainsi que les mythes qui jalonnent leurs écrits.

 

Pour Jean-Paul Mongin, "on ne peut pas faire de philosophie en évacuant la question du divin". Pour lui, Dieu est présent chez Marx ou Nietzsche, et il affirme qu' "Une grande partie de la pensée occidentale s'est construite dans le giron ou dans l'opposition au christianisme".

 

Viennent de paraître les onzième et douzième Petits Platons : Socrate est amoureux et Visite d'un jeune libertin à Blaise Pascal. En novembre 2011, paraîtra Denys l'Aréopagite et le dieu inconnu.

 

À Lille, début octobre, Jean-Paul Mongin devait aussi animer deux ateliers philo, pour les 8-13 ans et leurs parents, et un autre pour les plus de 14 ans.

 

Pour conclure cet article, une dernière pensée de Jean-Paul Mongin : "Penser par soi-même, cela ne veut pas dire penser tout seul".

 

De Lucile Gauchers

Propos recueillis dans l'hebdomadaire chrétien d'actualité LA VIE n° 3447 du 22 au 28 septembre 2011.

Partager cet article

Repost0
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:22

Bellevue-La Montagne, le 7 août 2011

 

Dans ce magnifique cadre de la Haute-Loire, je suis allée faire un petit tour au salon du livre reçu dans la salle polyvalente, qui accueillait aussi des peintures, des photographies, des sculptures et un atelier de généalogie. D'autres expositions étaient aussi proposées aux visiteurs : dentelle, tapis à histoires, diaporama de cartes postales.


Des activités diverses avaient été organisées ; à l'école, des ateliers-découvertes : papier à la colle, origami, enluminure et mosaïque, ainsi que deux spectacles au presbytère : "La fileuse de mots" ( le petit théâtre de Danièle Nicolas) et "Mon copain Gargantua" (Conte gigantesque).

 

Cette manifestation culturelle initiée par l'association "Lecture au château" a bénéficié de nombreux partenariats : la commune de Bellevue, l'office de tourisme des Portes d'Auvergne, le conseil général de la Haute-Loire, la bibliothèque départementale de la Haute-Loire, la librairie Nuggets, des éditeurs (éditions Jeanne d'Arc, éditions du Roure), des journaux et magazines : L'éveil de la Haute-Loire, La Montagne, La Tribune, Renouveau, Sortir, Strada La vie d'ici, jusqu'à Radio Craponne et l'association "Lire et Faire Lire".

 

La majorité des écrivains venaient du département de la Haute-Loire, mais quelques uns des Alpes Maritimes, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Seine et Marne et même de Paris. Elise Fischer, quant à elle, venait de Lorraine et était l'invitée d'honneur.

 

J'ai pu revoir Marie Garnier, auteure de Le Nid des papillons  et de Je suis vendeur mais je me soigne (Editions Baudelaire - Lyon). Je tiens à souligner la présence de Pascal Budinek qui illustre par de très beaux dessins, les histoires pour enfants écrites par son épouse : Les mésaventures de Sautenette (sur le thème de la solidarité) et De délicats petits cochons (sur le thème de la différence).

 

Cette fois, j'étais du côté des visiteurs et non des exposants ! Encore des livres acquis - le dernier de Marie Garnier, et ceux de M. et Mme Budinek pour mes petits-enfants.

 


 


Partager cet article

Repost0