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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 22:50

Très occupée par diverses activités, j'ai négligé mon blog. Que mes abonnés et les personnes qui me suivent veuillent bien m'en excuser.

Vous trouverez ci-après la date de mes prochains déplacements : 

- Le samedi 27 mai 2017 : Neuville les Dames (Ain) Union des écrivains de la Région Auvergne Rhône-Alpes

- Le dimanche 11  juin 2017 : Roisey (Loire) éditions Abatos (Saint-Etienne)

- Les samedi 1° après-midi et dimanche 2 juillet : Le Puy en Velay (Haute-Loire) Association littéraire AMIPLUME Auteurs Haute-Loire

- Le samedi 16 septembre 2017 : Valprivas (Haute-Loire) Association VAL'ANIM

- Le samedi 7 octobre 2017 : Morières lès Avignon (Vaucluse) Association Au fil des mots

- Le dimanche 8 octobre 2017 : Attignat (Ain) organisateur Robert Ferraris

- Le dimanche 19 novembre 2017 : Sainte-Foy lès Lyon (Rhône) Association Ste FOY en actions

Ma bibliographie :

- À la lumière du pardon aux éditions EDILIVRE Paris 2011 - roman

- Destins - au-delà des apparences aux éditions EDILIVRE Paris 2012 - roman

- Aimer à en perdre la raison aux éditions EDILIVRE Paris 2015 - roman

- Souffles de vies aux éditions ABATOS St Etienne 2016 - recueil de nouvelles

- La chanson de Karly opus n° 3 de la collection Les humanités de Zavator, ouvrage collectif dont tous les bénéfices sont reversés à l'AFSR (Association Française du Syndrome de Rett) dans lequel j'ai rédigé le chapitre 5 aux éditions LGO Lyon 2016

- La dernière à rester par l'imprimerie MON EDITION Nîmes 2017 - Témoignage

- Piégé par l'imprimerie MON EDITION Nîmes 2017 - Nouvelle juridique : suite du film Sueurs froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock

- Déviances - recueil de nouvelles (en cours d'écriture) aux éditions ABATOS

- Les découvertes de Colin et de Coline - album jeunesse Tome 1/4 (dessins à colorier en cours) par l'imprimerie MON EDITION 

 

 

Mes références sur Facebook :

- Lucile Gauchers Ecriture

- Salon Du Livre Valprivas - 43

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 10:14

Les premières rencontres de 2017 autour du livre furent pour moi :

- Près de Valence dans la Drôme : Beauvallon le samedi 4 mars

- Près de Lyon dans le Rhône : Brindas le dimanche 12 mars

 

Le premier placé sous le signe du mauvais temps : un trajet cauchemardesque, surtout entre Vienne et le Col du Grand-Boeuf avec brouillard épais, pluie et tempête. Le vent avait déraciné et fait tomber des arbres sur la voie de droite de l'A7. Quelques chauffeurs de camions étrangers n'ont pas adapté leur vitesse aux conditions météorologiques ! Avec leurs mastodontes, le vent ne les a pas "secoués", mais avec la pluie et le brouillard, ils n'ont pas été très prudents. Par deux fois, ma petite Twingo a été éclaboussée lorsqu'elle a été doublée. J'ai été tétanisée par la peur pendant quelques secondes. La vision à 180° ne m'a pas fait éviter d'apercevoir leurs grosses roues à ma gauche. Cependant,  les auteurs venant de la région lyonnaise ont persisté avec prudence et sont arrivés à bon port à Beauvallon !

 

En revanche, la semaine suivante, pour le second Salon à Brindas, le soleil a brillé de tous ses feux. Quel changement ! Certains auteurs sont venus du Sud : Avignon, Nîmes etc. et plus près Montélimar, l'Ardèche...  Des retrouvailles chaleureuses et joyeuses.

Sur les deux premières photos : mon stand à Beauvallon. Les deux autres : en photo avec l'acteur-humoriste Éric COLLADO, le parrain du Salon de Brindas. Mon stand.Sur les deux premières photos : mon stand à Beauvallon. Les deux autres : en photo avec l'acteur-humoriste Éric COLLADO, le parrain du Salon de Brindas. Mon stand.
Sur les deux premières photos : mon stand à Beauvallon. Les deux autres : en photo avec l'acteur-humoriste Éric COLLADO, le parrain du Salon de Brindas. Mon stand.Sur les deux premières photos : mon stand à Beauvallon. Les deux autres : en photo avec l'acteur-humoriste Éric COLLADO, le parrain du Salon de Brindas. Mon stand.

Sur les deux premières photos : mon stand à Beauvallon. Les deux autres : en photo avec l'acteur-humoriste Éric COLLADO, le parrain du Salon de Brindas. Mon stand.

Les prochaines rencontres littéraires de 2017 auxquelles je me suis inscrite sont pour l'instant :

- En Juin : Maclas (Ardèche) et Roisey (Loire)

- En Septembre  : Valprivas (Haute-Loire) et Heyrieux (Isère)

- En Octobre : Morières lès Avignon (Vaucluse) et Attignat (Ain)

- En Novembre : Sainte-Foy lès Lyon (Rhône)

 

Le Grand Marché de Vichy m'a sollicitée pour cette année encore. Je ne sais pas si je vais m'y rendre, car en juillet 2016 il n'y a pas eu foule, la clientèle venant faire leurs courses. Comme nous étions situés à l'étage sur la mezzanine avec d'autres commerçants, il fallait qu'ils montent spécialement pour eux et.. pour nous ! Donc... à suivre.

 

J'ai commencé mon deuxième recueil de nouvelles. J'ai en cours d'écriture un autre roman que je reprends de temps à autre. Le tome 1 (sur 4) de l'album jeunesse "Les découvertes de Colin et de Coline", dont les textes placés à gauche sont achevés, attend ses dessins à insérer à droite et à colorier par les enfants ou... les adultes. D'autres projets en dehors des tomes 2 à 4 de l'album jeunesse, mûrissent, comme un roman historique qui se déroulerait à Valprivas, dans le château. De quoi occuper une retraite déjà bien entamée !

 

Pour celles et ceux qui me suivent, merci d'inviter vos amis(es) à lire mon blog.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:21

Mon témoignage "La dernière à rester" commence à voyager : Haute-Loire, région lyonnaise, région de la Drôme du nord, Sisteron, et même l'Italie avec Madame le Maire du village natal de ma maman de 91 ans, rencontrée lors d'une soirée festive à Limonest (commune à côté de Lyon). Il descendra également dans le Sud.

 

Bientôt, il sera présenté au salon de Beauvallon, dans la Drôme (après Etoile sur Rhône) le samedi 4 mars, puis à Brindas, à l'ouest de Lyon le dimanche 12 mars, accompagné par mon récit "Piégé" que je dois recevoir demain ou mercredi. Pour ce dernier, il s'agit de la suite inventée du film d'Alfred Hitchcock "Sueurs froides" (Vertigo), dont la chute laisse entrevoir une ouverture au gré du spectateur. Elle m'est venue à l'esprit aussitôt après avoir regardé à nouveau ce film.

 

La photo pour la couverture a été acquise auprès du site CanStockPhoto et représente la salle d'audience du Tribunal de Portland dans l'Oregon (USA). Vous pourrez la voir sur ma PAGE Facebook : Lucile Gauchers Ecriture.

 

J"ai commencé un deuxième recueil de nouvelles, ce qui portera à huit mes productions littéraires avec celles de 2017. Le huitième ouvrage concerne le tome 1 (sur 4) d'un album pour enfants : Les découvertes de Colin et de Coline, avec textes à gauche, et dessins à colorier à droite (croquis en cours de réalisation). D'autres projets ont déjà été évoqués, qui m'occuperont pendant l'année 2018.

 

Rappel de ma bibliographie :

- À la lumière du pardon (roman 2011)

- Destins - au-delà des apparences (roman 2012)

- Aimer à en perdre la raison (roman 2015)

- Souffles de vies (nouvelles 2016)

- La dernière à rester (témoignage Janvier 2017)

- Piégé (récit-nouvelle Février 2017)

- Déviances (nouvelles, en cours)

- Les découvertes de Colin et de Coline (album jeunesse à colorier, en cours)

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:11

Couverture et quatrième de couverture de mon témoignage (biographie de ma mère)

Couverture et quatrième de couverture de mon témoignage (biographie de ma mère)

Je reproduis ci-dessous un extrait (fin de l'ouvrage) :

"...[...] Moi, je viens d'avoir 91 ans et je suis toujours là. Heureusement que je vous ai, vous : mes enfants et vos familles !"

 

Avec l'allongement de la vie, combien de personnes âgées doivent ressentir la même chose que ma mère, a fortiori quand les familles sont de plus en plus réduites : de l'enfant unique à deux enfants par couple ! Certes, les amitiés durables et réussies peuvent pallier l'absence de frères et soeurs, et de cousins et cousines. Souvent d'ailleurs les relations sont meilleures car il n'y a pas ou peu de conflits d'intérêts. D'où l'importance de nouer des relations privilégiées avec autrui quand les affinités sont souvent plus réelles qu'avec certains membres de sa famille, comme par exemple une passion commune dans quelque domaine que ce soit.

 

Avec le développement aussi des associations, nous pouvons connaître une vie sociale pour peu que nous soyons en bonne santé et de nature sociable, que nous sachions cultiver des relations sincères, saines et sans rivalité. Certaines personnes s'accommodent ou semblent s'accommoder de la solitude. Est-elle réellement voulue ? Je pense que si des périodes de solitude peuvent être nécessaires parfois, elles ne sont pas en principe souhaitables en permanence pour l'équilibre psychologique des êtres humains, quel que soit leur âge. Nous sommes des êtres de communication !

 

Personnellement j'apprécie d'avoir des moments à moi, pour la simple raison que j'ai beaucoup d'occupations par ailleurs.

 

Pour en terminer avec Thérèse qui apprécie sa vie dans cette résidence pour personnes âgées, où elle dispose de son logement, de ses affaires (mobilier, vaisselle, souvenirs etc.), mais surtout de ses habitudes et d'une forme de liberté, elle est bien partie pour devenir centenaire. L'avenir nous le dira, sachant que la doyenne de la résidence vient de fêter ses 105 ans.

 

J'en ai terminé avec l'histoire de ma mère. Je souhaite à toutes les personnes qui ont encore leurs parents, ou l'un deux, d'en profiter le plus longtemps possible dans les meilleures conditions. Nos parents représentent le lien avec notre enfance et notre adolescence, avec les relations de cousinage aussi quand les soeurs et frères ont la possibilité de se rencontrer régulièrement. D'ailleurs, cette forme de retrouvailles - "les cousinades" - remportent un grand succès. C'est bien le signe que les familles ont besoin de connaître leurs origines communes, leurs racines, particulièrement avec la mobilité géographique nécessitée par les carrières professionnelles.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 16:11

     Il s'agit du corrigé d'un devoir de philo de l'année 1994/1995 (classe de mes filles). Comme j'ai toujours été intéressée par les écrits, le langage (oral et scriptural), la linguistique, les idées et les pensées, j'avais conservé ce corrigé que je reproduis ci-après.

 

Peut-on avoir peur des mots ?

 

Introduction :

     Il faut faire apparaître la difficulté de répondre à la question telle qu'elle est formulée. Elle comporte des incertitudes dans sa formulation, des sous-entendus qui demandent à être mis au jour. Le sujet réunit le verbe "avoir", indice de passivité, et le verbe "pouvoir", indice d'activité. Autre incertitude : le "on", sujet indéterminé ; s'agit-il des auditeurs, des locuteurs ? Faut-il avoir peur des mots "en général" ?

 

     Toute réponse positive à la question posée suppose un pouvoir des mots de faire peur ; un pouvoir des mots en général. Quelle est la nature de ce pouvoir que l'on constate en maintes situations : en politique, justice, religion etc.... et relations affectives ? Ce pouvoir ne repose-t-il que sur des artifices ou sur la crédulité des auditeurs ? Alors que le pouvoir des armes ou de l'argent s'impose avec une évidence brutale, une irrésistible séduction, celui des mots est plus mystérieux : provient-il des mots eux-mêmes ou de ce qu'ils représentent ? Mais les mots représentent-ils toujours quelque chose ?

 

     Il faut répondre à la question : à quoi tient le pouvoir des mots ?

 

Les mots détiennent en eux-mêmes un pouvoir.

     Ils sont le médiateur de nos relations aux autres ; relations intellectuelles mais aussi pratiques : relations de besoin, relations de désir. Ils sont pour nous le monde. La représentation du monde que nous avons est fabriquée par les mots. Les sociétés humaines ont semble-t-il, au départ, donné aux mots une valeur magique : pouvoir de transformer la réalité et l'être humain.

    Les mots sont liés avec une expérience religieuse du monde. Dans la Bible, il est dit : "Au commencement était le Verbe...", le Verbe est posé comme créateur du monde. Ce pouvoir des mots demeure : on parle pour agir, et souvent parler c'est agir. Toute parole est un énoncé : je dis quelque chose au sujet de quelque chose ; je la dis à quelqu'un avec l'intention de le voir réagir par un autre énoncé ou par un acte. Parfois j'agis directement, j'ordonne, je promets, je remercie.

    Des sophistes grecs aux communicateurs modernes, il y a une parenté de croyance à la toute puissance du discours, à sa capacité à déclencher une émotion (l'émotion est un comportement ébauché). Ces chantres de la démocratie et de la liberté sont toujours, au fond, alliés des puissants qui les rémunèrent à leur profit.

 

Ce pouvoir vient d'ailleurs.

     L'époque moderne a remplacé le discours religieux par le discours politique. Les mots n'expriment pas autre chose que les situations de pouvoir qui existent dans la société. Ils servent à légitimer ces situations de pouvoir. On va craindre et donner raison à celui qui commande ! P. Bourdieu écrit : "L'efficacité symbolique des mots ne s'exerce jamais que dans la mesure où celui qui la subit reconnaît celui qui l'exerce comme fondé à l'exercer." Le pouvoir des mots ne réside pas dans les mots. Il provient des conditions sociales qui lui confèrent légitimité et autorité ; pouvoir à la fois oppresseur et justificateur des institutions sociales.

     Au pouvoir "magico-religieux" succède le pouvoir moral. Au service du pouvoir le langage peut atteindre des excès que l'histoire du XXème siècle illustre abondamment :

- Hitler électrisait des foules énormes ; le mot pour le désigner est celui de "dictateur", celui qui dicte, prescrit, impose.

- Autre exemple : Staline.

- Plus récemment Khomeini mélange la légitimité religieuse et l'ambition politique.

 

     Le pouvoir des mots est le pouvoir que lui confère celui qui croit d'une foi irraisonnée.

 

Ni tout puissants ni simples instruments.

     À ces exemples, on voit que les mots servent aussi à inspirer le désir de révolte, et au-delà la volonté de lucidité. Les mots expriment et constituent la pensée humaine pour atteindre une vérité. Aux sophistes qui niaient que la vérité fut autre chose que sensation et opinion, qui pensaient que l'idée ne vaut que ce que nous éprouvons, en somme qu'on peut tout dire ; aux dictateurs qui érigent en vérité un point de vue particulier, les poètes, les hommes de lettres, les philosophes montrent que la richesse du langage lui permet d'échapper à toute emprise.

     Garcia Lorca mis à mort par Franco, Salman Rushdie menacé par Khomeini n'ont commis d'autre faute que de dire dans leur oeuvre la complexité de la réalité contre toute "normalisation". C'est ce que montre la psychanalyse au plan individuel : les mots manifestent une vérité dérangeante. Un pouvoir de censure s'exerce contre eux et contre le message inconscient dont ils sont porteurs : la vie sexuelle et sa complexité, la haine qui se mêle à l'amour...

 

     La réponse à la question posée au départ : peut-on avoir peur des mots est donc affirmative, à condition d'ajouter que ce qui fait peur en eux, c'est leur capacité à révéler beaucoup plus que ce qui se dit, à générer ainsi le malentendu non par insuffisance de sens mais par trop de sens. Tel est le pouvoir créateur du langage. Les mots recèlent le pouvoir de surprendre, de déconcerter et de relancer sans cesse la quête du sens qui anime les hommes.

*****

 

     Pour ma part, j'ajouterai que des mots bien choisis détiennent une autre forme de pouvoir : la force de soulager des maux tels que mots de consolation, mots de motivation, mots de compliments et de félicitations, mots d'encouragement etc.

     D'aucuns affirment "que toute vérité n'est pas bonne à dire". Je nuance la signification de cet adage : dire "une vérité" dans le but de nuire et de faire du mal, c'est indubitable. Mais, si la vérité est utile pour reprendre, prévenir, conseiller, éviter à l'autre de commettre une bévue etc., si le mobile est bon, en choisissant bien les termes, nous pouvons être d'un grand secours.

     J'ai donc transformé cet adage en affirmant que "toute vérité est DIFFICILE à entendre" ! Et pourtant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:05

Le suicide

 

La vie est précieuse car elle a un sens. Elle entraîne toutes les autres valeurs, comme une locomotive.

Mais lorsqu'un individu est désespéré, il pense que sa vie n'a plus de sens. Il se dit : "Ma vie m'appartient, je peux en disposer et j'ai ou je prends le droit de me supprimer".

 

Je vais déborder ci-dessous des notes prises dans mon cours de philo et aborder une réflexion qui m'est personnelle :

 

D'abord, quelques mots de vocabulaire :

- homicide : terme général qui désigne la suppression de la vie d'un autre être humain que soi 

- parricide : qui a tué ses parents (matricide pour la mère, terme plus rare)

- infanticide : qui a tué son enfant

- fratricide : qui a tué son frère ou sa soeur (le premier fratricide est celui de Caïn qui tue son frère Abel dans la Bible)

- régicide : qui a tué le roi

- génocide : extermination d'un groupe social ou racial (exemple : le génocide arménien)

 

Tous les êtres humains ne sont pas et ne seront jamais des meurtriers. Cependant, pour des raisons diverses et peu louables (avec circonstances atténuantes ou aggravantes),  dès lors qu'un autre être humain porte atteinte volontairement à la vie de ses semblables, il devient un danger pour la société, pour l'humanité. 

Toutefois, il convient  d'écarter la légitime défense dûment prouvée  : "c'est lui ou moi". Il n'en demeure pas moins que c'est ôter la vie à quelqu'un d'autre pour sauver la sienne. Les circonstances atténuantes sont fondées et peuvent justifier d'un acquittement. La victime qui aura recours à ce "moyen de défense" peut en garder un traumatisme qui est déjà une "punition" en soi. Sa morale personnelle entre en jeu.

Par ailleurs, il faut distinguer le meurtre légalisé par les guerres décidées par les gouvernements qui en appellent à leurs soldats et même à leurs civils. À part le crime de guerre qui est en principe puni par des tribunaux spéciaux, les homicides légalisés ne sont pas sanctionnés par la société. La seule "sanction" ne peut qu'être personnelle : en effet, qui en ressort indemne dans son âme et conscience ?

Nous vivons une période où les attentats se multiplient dans le monde. Aucun terme nommé ci-dessus ne convient vraiment, car les attentats visent tout le monde indifféremment et aveuglément. Mais certains peuvent cibler des personnes particulières (homicide déguisé) en faisant de nombreuses victimes collatérales innocentes.

 

Ici, il est question du suicide : la suppression par soi-même de sa propre vie. D'aucuns diront que tant qu'il ou elle ne s'attaque pas à la vie des autres, c'est son problème. Est-ce bien certain ? Car, il convient de connaître les raisons qui pourraient pousser un autre être humain à se donner la mort (cas différent du sacrifice).

 

Je reprends ci-après les notes de mon cours que je développe plus précisément. Le suicide  présente deux aspects :

- Un problème théorique : une réflexion morale personnelle sur "avoir le droit ou ne pas avoir le droit" de me supprimer s'il devait m'arriver à moi un grand malheur et que ma vie n'ait plus de sens pour moi.

- Un second problème : quand je suis confrontée à une personne qui s'est suicidée, quelles réactions avoir ? Quelles sont les raisons qui l'ont poussée à cet acte ? Dois-je l'approuver ou non ?

Quand on parle de suicide, on confond souvent les deux problèmes.

Devant ce cas particulier, il faut nous taire.

- Nous avons le droit de nous taire : il faut résister à la tentation de dire ce que nous aurions fait à sa place, car nous ne pouvons jamais nous mettre à la place d'un autre être humain ; connaître des malheurs similaires, oui ; mais comment nous allons réagir, non ? Nous ne le savons pas à l'avance.

- Nous ne devons pas juger non plus : suicide par lâcheté ? Ou suicide courageux ? Justifié ou injustifié ? Puéril, immature ou acte mûri ?  etc.

Une différence fondamentale existe entre la lâcheté et la faiblesse. Sous le poids écrasant du désespoir, le suicide peut révéler un état de faiblesse.

D'autres sont des suicides d'honneur (faillite du banquier, dettes de jeu d'un officier). Le poids du déshonneur à venir peut être ressenti comme écrasant, insupportable.

Dans certains actes, outre le sentiment de désespoir, il peut y avoir aussi une connotation de sacrifice, comme pour l'officier de marine qui fait naufrage et reste sur son navire par honneur ou le résistant qui préfère mourir que trahir (suicide et sacrifice).

 

L'être humain qui se suicide est seul, et c'est de sa solitude qu'il meurt.

Je fais la différence entre la solitude physique et la solitude mentale, car nous pouvons être entourés physiquement d'une multitude de gens comme d'un nombre restreint, en famille par exemple, ou même en duo avec un compagnon ou une compagne, et, devant les aléas de la vie (mauvaise santé, problèmes d'argent, dettes, déception sentimentale, chômage, harcèlement etc.) se sentir affreusement seul(e), abandonné(e), délaissé(e) et surtout incompris(e) à tort ou à raison, mais là n'est pas le problème. C'est le ressenti qui est terrible, c'est cette solitude-là qui est mortelle.

Nous pouvons seulement nous demander dans quelle mesure nous lui avons manqué. Il faut penser qu'il y a là un acte profondément contraire à la nature et il faut bien que le suicidé se soit trouvé dans une situation, dans une condition qu'il a ressenties comme inhumaine.

 

Nous qui ne sommes pas dans le malheur, dans le désespoir, nous qui avons le loisir de réfléchir, nous pouvons nous poser le problème de droit.

 

Le suicide, c'est l'acte par lequel on désespère de soi et des autres, de sa propre vie et de celle des autres. En ce sens, la MORALE ne peut pas approuver cet acte fatal puisqu'elle est espérance. Il est contradictoire que la conscience morale puisse approuver la destruction d'une conscience morale (Kant)

Le désespoir consenti, c'est l'attitude "immorale" par excellence, car la Tristesse, si elle est un sentiment humain, est immorale. Dans la mesure où l'être humain est lucide, le malheureux qui souffre désespère de son courage de demain, désespère de la volonté, du courage des autres à le consoler.

Le remords est une attitude qui montre que l'on désespère de son propre pardon et de celui des autres. Quand on éprouve des remords, on refuse aussi le pardon, il y a volonté de se séparer des autres.

 

Un autre aspect se dégage quand nous faisons le parallèle entre le suicide et le sacrifice :

- Le sacrifice donne une valeur à la mort : la mort devant laquelle nous sommes passifs d'ordinaire puisque nous la subissons, devient dans le sacrifice un acte voulu qui lui donne toute sa valeur.

- Dans le suicide, même si l'acte est "décidé" (passer à l'acte), la mort n'a pas la même valeur, car elle est "subie par désespoir".

 

La mort c'est ce qui permet de mesurer le prix de la vie. C'est pourquoi nous devons RESPECTER LA VIE. En lien avec le respect de la vie, nous rencontrons deux autres problèmes : celui de l'euthanasie et celui de l'avortement sur lesquels je ne m'exprimerai pas, les enjeux étant trop personnels et relevant d'une     conscience morale trop intime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:27

Vaste sujet que voilà, surtout en ce qui concerne chaque individu si l'on tient compte de la personnalité, de l'éducation, des coutumes et traditions, du "moi profond".

 

Quelle attitude ai-je à avoir vis-à-vis de moi-même ? La vie vaut-elle d'être vécue ? Dans quelles conditions puis-je disposer de ma vie ?

 

Toutes ces questions soulèvent aussi les problèmes suivants : Le sacrifice et le suicide.

 

 

Valeur de la vie humaine

La vie humaine revêt une valeur particulière car elle est la condition la plus importante (sine qua non) de tout autre problème.

 

La vie est plus importante que la santé, la richesse, le plaisir etc. La vie serait donc la PREMIÈRE valeur qui fonderait toutes les autres. Pour les pacifistes : il vaut mieux VIVRE que se faire tuer en héros. Mais il y a aussi une contradiction car nous admirons également celui qui SE SACRIFIE.

 

Cette contradiction soulève un raisonnement particulier :

 

Si la vie est la première valeur qui conditionne les autres valeurs, alors il faut la sauver, mais conserve-t-elle sa valeur interne si les autres valeurs sont détruites ?  La réponse est NON puisqu'elle est "au service" des autres valeurs. Donc pour sauver SA vie (physique, matérielle etc.), on perd la véritable valeur de LA vie. Il convient de distinguer  deux niveaux :

- Vie animale : biologique, physique

- Vie humaine : conscience (sous toutes ses formes), appel à un dépassement de l'animal, la vie humaine refusant la vie animale.

 

Cette dernière juge la vie biologique, mais c'est la conscience morale qui donne de la valeur à la vie physique. Si la vie humaine est détruite, elle n'a plus de sens, plus de valeur.

 

La vie a une très grande valeur : elle ne doit pas être "gaspillée" car elle conditionne l'humanité, le dépassement. Cependant, elle n'est pas LA valeur suprême. Ce qui lui donne sa véritable valeur, c'est le fait qu'elle puisse être donnée, sacrifiée.

 

C'est quand l'homme est "capable" de sacrifice, de donner SA vie (pas prendre celle des autres !) que la vie trouve sa valeur parfaite, qu'elle trouve son accomplissement, qu'elle est rendue "sacrée".

 

On parle de vie "consacrée" quand on est "mort" pour autre chose : une vie consacrée à cette tâche par exemple et pas à une autre. [le sacré : "sacer" comme dans sacerdoce, ce qui est mis à part, réservé à Dieu - valeur absolue - "tabou"]

 

Le sacrifice est justifié par l'espérance fondamentale dans une valeur qui dépasse l'homme.

 

La vie n'est pas LA seule valeur, mais comme elle est la condition des autres, elle représente une grande valeur qu'il ne faut pas gaspiller ni risquer, avec laquelle il ne faut pas "jouer", et par conséquent finir par risquer la vie d'autrui qui vient au secours de l'étourderie par exemple, car à un certain degré, l'étourderie deviendrait coupable (alpinisme).

 

Nous sommes tous menacés par l'étourderie, par la "bêtise humaine" qui conduisent à risquer la vie (la nôtre et celle des autres). La vie est fragile, et nous n'avons pas le droit de la mettre en danger avec légèreté. Il convient d'être attentif, car l'oubli, l'étourderie peuvent être "impardonnables" dans le sens : lourds de conséquences.

 

 

Le suicide

Puisque la vie est porteuse de valeur, elle doit garder une certaine dignité. Ce sera l'objet du prochain article, en partie 2.

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:58

Dans les années 1960, on enregistrait 3 à 4 exécutions par an en France et en Espagne. Dès lors que la peine de mort a existé légalement, il a été impossible qu'elle ne fût pas appliquée à l'acte suprêmement répréhensible, puisqu'elle était elle-même la peine suprême.

 

Le problème soulevé pose la question suivante : la peine de mort est-elle NÉCESSAIRE ou NON ?

 

Arguments POUR :

- Vertu d'intimidation et de dissuasion : elle peut retenir les "malfaisants" et sauverait assez souvent la vie des victimes potentielles.

- La peur seule peut empêcher des gens "normaux" de commettre des crimes.

Pourtant, dans les pays où la peine de mort a été abolie, il n'y a pas eu de recrudescence de crimes alors que l'on aurait pu s'y attendre ou penser le contraire.

Pourquoi ? Car il a été constaté que de nombreux criminels sont souvent des gens déséquilibrés (constitution physique, le milieu, l'époque) qui ne redoutent pas la peine de mort.

D'autres étaient fascinés : jusqu'en 1934, la peine de mort était publique et certains spectateurs étaient "admiratifs". L'accusé condamné devenait un court instant "un héros" ! Ensuite les exécutions devinrent "privées".

- Dans beaucoup de cas, les crimes sont passionnels (sans grande préméditation) et la peur de la guillotine est inexistante ou secondaire, comme pour un alcoolique jaloux ou un malade par exemple. En revanche, elle est réelle chez un être "froid", qui sait pertinemment ce qu'il va faire et en prend le risque.

Alors peut-on condamner à mort un malade, même mental ?

 

Arguments CONTRE :

- Condamner à mort, c'est reconnaître qu'un être humain est devenu irrécupérable : dans ce cas, il y a démission de la société, ce qui rend la peine de mort injuste eu égard à l'exigence de la MORALE, car le criminel est responsable de son acte et doit être rééduqué. Sa mort punition suprême n'effacera pas sa faute... Il s'agit d'un être humain qu'il faut essayer de "sauver".

- Condamner à mort, c'est reconnaître aussi que l'homme désespère de l'homme. Or un être humain n'est pas à 100% mauvais (circonstances "atténuantes" : conditions de vie, influences etc.)

Comment peut-on punir de la peine ABSOLUE un être RELATIVEMENT responsable ?

- Réprobation de la société qui n'admet pas que l'on prenne la vie d'un être humain, or en appliquant la peine capitale, elle se contredit.  Quand une société prend la vie d'un être humain, elle se prend pour DIEU or ce n'est pas ACCEPTABLE pour une société qui se dit LAÏQUE.

- La peine de mort n'a pas de fondement réel, pas d'efficacité prouvée. Elle ne subsiste que par l'existence d'un esprit de VENGEANCE. Elle rend "absolue" l'erreur judiciaire.

 

Qui doit punir ?

ou QUI N'A PAS LE DROIT de punir ?

On ne peut pas à la fois être juge et partie dans un procès, car on ne serait pas capable d'apprécier.

Ce doit être le groupe social tout entier qui définisse les crimes et les délits ainsi que les sanctions correspondantes.

Un crime est une faute très grave, alors qu'un délit est une faute "mineure" (avec des degrés toutefois). La société a le devoir de définir ce qui est grave de ce qui l'est moins, de définir les degrés de réprobation et la fréquence des actes.

Finalement, c'est la société tout entière qui punit, mais pour faire appliquer les lois, elle a besoin d'une institution : le pouvoir judiciaire.

 

Mais pour que ces institutions fonctionnent conformément à l'exigence morale, plusieurs conditions sont requises :

- indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir politique par la séparation des pouvoirs que l'État doit garantir en organisant ces institutions et en payant leur fonctionnement dans le respect de l'autonomie du pouvoir judiciaire constitué du ministre de la justice, du garde des sceaux et de la magistrature.

La magistrature est un ordre comme il existe l'ordre des médecins, des architectes, des avocats.

- impartialité  de chaque magistrat dans l'exercice de ses fonctions qui s'engage à l'être ou à s'efforcer de l'être.

Cependant, l'impartialité parfaite n'est pas humaine. La justice parfaite est un idéal. La responsabilité du magistrat est pesante.

 

Dans la société, nous avons besoin de signes bien que nous sachions que tout signe est "équivoque". Ainsi, la sanction est aussi "un signe équivoque" : c'est le signe de l'aspiration à la justice qui doit revêtir un caractère grandiose et transcendant. Il ne faut donc pas se réduire "aux signes". Il faut toujours les dépasser.

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:59

Je vais évoquer maintenant le problème des erreurs judiciaires.

 

Comme vous le savez : l'erreur est humaine, les apparences sont souvent trompeuses et les convictions solidement ancrées, même à tort...

 

L'erreur judiciaire est un PRÉJUDICE très grave si l'accusé est INNOCENT. Les personnels judiciaires qui prononcent une condamnation n'en sont pas à l'abri, hélas.

 

La définition de la responsabilité d'un coupable est très difficile à énoncer. La sanction ne peut pas vraiment frapper une personne, elle doit frapper des actes, condamner des actes. D'où, nous pouvons dire qu'il est difficile d'appliquer une sanction "juste".

 

Il faut évidemment condamner les actes commis, mais avons-nous le droit de condamner "des personnes" ? Sont-elles à 100% responsables ? Cette réflexion va rendre encore plus nécessaire de réfléchir sur le caractère de la RÉÉDUCATION de la sanction, car avant tout, il faut faire ce qu'il faut pour rééduquer le coupable. Comment ? Par qui ?

 

Une autre attitude serait préjudiciable : celle de la VENGEANCE. Les réactions inspirées par un esprit de vengeance sont dangereuses. L'esprit de vengeance est-il acceptable ? La réponse est NON, car cette attitude serait dictée par la passion. Or, tout sentiment passionnel peut conduire à des situations délictuelles. Nous ne pouvons donc pas mettre la vengeance au service de la justice.

 

On peut comprendre les sentiments d'indignation, une réaction de "révolte", un vertige de colère, que l'on peut excuser dans certains cas. Mais la vengeance est un signe d'impuissance car on ne peut pas "refaire" un bien qui a été détruit en faisant un "autre mal". Le pardon serait de dire, par exemple : "Je souffre, mais tu ne m'as pas fait "de mal" en me rendant méchant", car rendre quelqu'un "méchant", c'est lui faire du mal, c'est de détruire sa véritable nature.

 

Il est inacceptable de se faire justice soi-même. La vendetta, la vengeance, c'est la survivance d'une mentalité, d'une ancienne morale où la notion de devoir s'appliquait à de petits groupes, à des clans, avec un code d'honneur. Chaque groupe devait faire sa propre justice qui n'était pas livrée à la passion, qui était une exigence de justice, un devoir. La vendetta n'est pas l'esprit de vengeance pur car elle est codifiée, réglée (notions de race, de culpabilité collective). Par la suite, la responsabilité est devenue PERSONNELLE, mais auparavant le membre d'une famille, d'un clan, d'une tribu, qui commettait une faute faisait PUNIR tout le groupe (responsabilité collective), ce qui explique la forme de vendetta : se venger contre N'IMPORTE QUEL membre de la famille ennemie par exemple, acte non dicté par l'esprit de vengeance mais par une obligation MORALE en pensant à tort que c'est JUSTE. 

 

Heureusement, la MORALE a évolué et doit permettre de résister à l'esprit de vengeance : nul n'a le droit de se faire justice tout seul. En effet, la victime n'est pas la seule lésée : le mal a atteint la société aussi, et même le coupable qui s'est fait du tort en se comportant mal. Le coupable doit être considéré comme un être humain qui a donc un embryon de conscience et qui doit être déclaré responsable. Il doit réparer le mal commis, et pour cela, il doit être éduqué. Il convient d'éduquer sa conscience en lui permettant d'être puni "dignement" dans son quotidien (dormir, manger etc.).

 

En fait, la véritable et la plus terrible des punitions est LA PRIVATION DE LIBERTÉ. Elle ne doit pas donner le droit d'humilier d'une quelconque manière, car la privation de liberté est déjà une "grande humiliation".

 

Dans le prochain article, j'évoquerai le problème de la peine de mort.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 15:05

Il s'agit de la suite de l'article précédent.

 

1) Protéger l'honnêteté contre le vice :

On ne peut pas, sans légèreté, croire que tous les hommes seront "sages, moraux, honnêtes etc." par eux-mêmes, tout seuls, malgré la différence de niveau de conscience morale. Il faut obtenir, par nécessité, une protection des "honnêtes gens" contre ceux qui ne le sont pas, car il ne serait pas juste que les honnêtes gens soient des victimes.

Les gens malhonnêtes doivent pouvoir redouter une peine, risquer une punition, une sanction.

La répression des actes mauvais est nécessaire afin de libérer les honnêtes gens de l'injustice. Cependant la répression ne suffit pas.

 

2) Éduquer le citoyen :

- par l'avertissement avant la réprobation sociale qui amène l'individu à réfléchir

Du moment que c'est défendu, c'est que ce n'est pas bien. Je vais donc réfléchir.

- si déjà coupable : la sanction infligée doit l'éduquer. En effet, à condition qu'il n'ait pas perdu tout son bon sens, le coupable est "récupérable".

- caractère punitif de la sanction : en expiation de la faute commise

Ne pas confondre punition et châtiment, correction.

Châtier vient de chaste, c'est purifier avec une idée de perfectionnement, ce qui rend meilleur.

Punir : sous-entend un équilibre de la peine en fonction de l'acte punissable.

 

Puisque la sanction vise une justice, que doit être la sanction pour qu'elle soit JUSTE ? Et faut-il la sanction ?

 

Malheureusement, nous ne pouvons pas, sans illusion, nous passer de la sanction qui se définit comme une récompense ou une punition. Cependant l'existence de la sanction peut vicier les individus : Kant désapprouvait la sanction car elle peut, selon lui, entraîner des sentiments VOULUS par la personne :

- crainte de la sanction pour subir une punition

- désir de la sanction pour obtenir une récompense

Dans ces deux cas, l'acte de sanction risque de ne pas être purement moral.

Pourtant on ne peut pas se passer de la sanction !

 

Que doit être la sanction pour être juste ?

Une sanction doit réparer  le mal commis :

->> La victime doit être dédommagée autant que possible du tort qui lui a été fait. Cependant, parfois, la réparation, la remise en état est impossible :

*on ne rend pas la vie à un être assassiné

*on ne rend pas la confiance à quelqu'un qui a été dupé par une personne qui inspirait de la confiance.

Il y a quelque chose d'irréparable en l'homme. la justice parfaite ne peut exister.

Toutefois, il existe une autre justice. Le mal n'a pas été seulement subi par la victime, mais aussi par la société car il y a eu :

* désordre désapprouvé par les codes sociaux

* mauvais exemple : incitation à l'imitation par d'autres

La confiance a été ébranlée, tant sur le plan du particulier que sur celui de la société.

Il ne faut pas méconnaître objectivement le mal que le coupable s'est fait à lui-même : il s'est coupé de la société, il s'est rendu aveugle ou sourd des propres exigences de sa propre conscience. Il s'est fait du mal. Une sanction juste doit réparer aussi le mal que l'homme coupable s'est fait à lui-même.

 

->> Une sanction est juste quand elle s'applique au coupable et non à l'innocent. Il est donc indispensable d'établir avec certitude la culpabilité du prévenu.

* Définition de la culpabilité : en terme de responsabilités (coupable ET responsable, ou non responsable mais coupable)

* Problème : définir à quel degré un être est responsable d'un acte, comme dans le cas d'un individu prédisposé à devenir un déséquilibré, ce qui ne supprimerait pas mais atténuerait sa responsabilité.

Un être est en partie ce que la société en a fait, soit en atténuation, soit en exagération.

Il faudra de toute nécessité tenir compte de ces facteurs, car l'acte puni va être livré à l'appréciation humaine. Des exemples d'erreurs  judiciaires très graves ne manquent pas, surtout en ce qui concerne la peine capitale.

 

La seule vraie réparation est LE PARDON ! Ce n'est possible qu'entre particuliers.

La sanction doit remettre de l'ordre dans le société.

Il faut établir la certitude que le coupable a pu être aussi IRRESPONSABLE.

La société ne doit pas prendre le risque non plus de "punir un innocent".

Le travail préliminaire pour établir la culpabilité est effectué par la police ; par les enquêtes menées ; par le juge d'instruction : le magistrat qui instruit l'affaire.

Problème de la garde à vue qui est une question de droit :

"Tout homme est réputé innocent jusqu'à ce que la police ait fait le preuve de sa culpabilité".

 

Dans les deux prochains articles, il sera question :

- de l'erreur judiciaire

- de la peine de mort

 

 

 

 

 

 

 

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