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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:11

Couverture et quatrième de couverture de mon témoignage (biographie de ma mère)

Couverture et quatrième de couverture de mon témoignage (biographie de ma mère)

Je reproduis ci-dessous un extrait (fin de l'ouvrage) :

"...[...] Moi, je viens d'avoir 91 ans et je suis toujours là. Heureusement que je vous ai, vous : mes enfants et vos familles !"

 

Avec l'allongement de la vie, combien de personnes âgées doivent ressentir la même chose que ma mère, a fortiori quand les familles sont de plus en plus réduites : de l'enfant unique à deux enfants par couple ! Certes, les amitiés durables et réussies peuvent pallier l'absence de frères et soeurs, et de cousins et cousines. Souvent d'ailleurs les relations sont meilleures car il n'y a pas ou peu de conflits d'intérêts. D'où l'importance de nouer des relations privilégiées avec autrui quand les affinités sont souvent plus réelles qu'avec certains membres de sa famille, comme par exemple une passion commune dans quelque domaine que ce soit.

 

Avec le développement aussi des associations, nous pouvons connaître une vie sociale pour peu que nous soyons en bonne santé et de nature sociable, que nous sachions cultiver des relations sincères, saines et sans rivalité. Certaines personnes s'accommodent ou semblent s'accommoder de la solitude. Est-elle réellement voulue ? Je pense que si des périodes de solitude peuvent être nécessaires parfois, elles ne sont pas en principe souhaitables en permanence pour l'équilibre psychologique des êtres humains, quel que soit leur âge. Nous sommes des êtres de communication !

 

Personnellement j'apprécie d'avoir des moments à moi, pour la simple raison que j'ai beaucoup d'occupations par ailleurs.

 

Pour en terminer avec Thérèse qui apprécie sa vie dans cette résidence pour personnes âgées, où elle dispose de son logement, de ses affaires (mobilier, vaisselle, souvenirs etc.), mais surtout de ses habitudes et d'une forme de liberté, elle est bien partie pour devenir centenaire. L'avenir nous le dira, sachant que la doyenne de la résidence vient de fêter ses 105 ans.

 

J'en ai terminé avec l'histoire de ma mère. Je souhaite à toutes les personnes qui ont encore leurs parents, ou l'un deux, d'en profiter le plus longtemps possible dans les meilleures conditions. Nos parents représentent le lien avec notre enfance et notre adolescence, avec les relations de cousinage aussi quand les soeurs et frères ont la possibilité de se rencontrer régulièrement. D'ailleurs, cette forme de retrouvailles - "les cousinades" - remportent un grand succès. C'est bien le signe que les familles ont besoin de connaître leurs origines communes, leurs racines, particulièrement avec la mobilité géographique nécessitée par les carrières professionnelles.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 16:11

     Il s'agit du corrigé d'un devoir de philo de l'année 1994/1995 (classe de mes filles). Comme j'ai toujours été intéressée par les écrits, le langage (oral et scriptural), la linguistique, les idées et les pensées, j'avais conservé ce corrigé que je reproduis ci-après.

 

Peut-on avoir peur des mots ?

 

Introduction :

     Il faut faire apparaître la difficulté de répondre à la question telle qu'elle est formulée. Elle comporte des incertitudes dans sa formulation, des sous-entendus qui demandent à être mis au jour. Le sujet réunit le verbe "avoir", indice de passivité, et le verbe "pouvoir", indice d'activité. Autre incertitude : le "on", sujet indéterminé ; s'agit-il des auditeurs, des locuteurs ? Faut-il avoir peur des mots "en général" ?

 

     Toute réponse positive à la question posée suppose un pouvoir des mots de faire peur ; un pouvoir des mots en général. Quelle est la nature de ce pouvoir que l'on constate en maintes situations : en politique, justice, religion etc.... et relations affectives ? Ce pouvoir ne repose-t-il que sur des artifices ou sur la crédulité des auditeurs ? Alors que le pouvoir des armes ou de l'argent s'impose avec une évidence brutale, une irrésistible séduction, celui des mots est plus mystérieux : provient-il des mots eux-mêmes ou de ce qu'ils représentent ? Mais les mots représentent-ils toujours quelque chose ?

 

     Il faut répondre à la question : à quoi tient le pouvoir des mots ?

 

Les mots détiennent en eux-mêmes un pouvoir.

     Ils sont le médiateur de nos relations aux autres ; relations intellectuelles mais aussi pratiques : relations de besoin, relations de désir. Ils sont pour nous le monde. La représentation du monde que nous avons est fabriquée par les mots. Les sociétés humaines ont semble-t-il, au départ, donné aux mots une valeur magique : pouvoir de transformer la réalité et l'être humain.

    Les mots sont liés avec une expérience religieuse du monde. Dans la Bible, il est dit : "Au commencement était le Verbe...", le Verbe est posé comme créateur du monde. Ce pouvoir des mots demeure : on parle pour agir, et souvent parler c'est agir. Toute parole est un énoncé : je dis quelque chose au sujet de quelque chose ; je la dis à quelqu'un avec l'intention de le voir réagir par un autre énoncé ou par un acte. Parfois j'agis directement, j'ordonne, je promets, je remercie.

    Des sophistes grecs aux communicateurs modernes, il y a une parenté de croyance à la toute puissance du discours, à sa capacité à déclencher une émotion (l'émotion est un comportement ébauché). Ces chantres de la démocratie et de la liberté sont toujours, au fond, alliés des puissants qui les rémunèrent à leur profit.

 

Ce pouvoir vient d'ailleurs.

     L'époque moderne a remplacé le discours religieux par le discours politique. Les mots n'expriment pas autre chose que les situations de pouvoir qui existent dans la société. Ils servent à légitimer ces situations de pouvoir. On va craindre et donner raison à celui qui commande ! P. Bourdieu écrit : "L'efficacité symbolique des mots ne s'exerce jamais que dans la mesure où celui qui la subit reconnaît celui qui l'exerce comme fondé à l'exercer." Le pouvoir des mots ne réside pas dans les mots. Il provient des conditions sociales qui lui confèrent légitimité et autorité ; pouvoir à la fois oppresseur et justificateur des institutions sociales.

     Au pouvoir "magico-religieux" succède le pouvoir moral. Au service du pouvoir le langage peut atteindre des excès que l'histoire du XXème siècle illustre abondamment :

- Hitler électrisait des foules énormes ; le mot pour le désigner est celui de "dictateur", celui qui dicte, prescrit, impose.

- Autre exemple : Staline.

- Plus récemment Khomeini mélange la légitimité religieuse et l'ambition politique.

 

     Le pouvoir des mots est le pouvoir que lui confère celui qui croit d'une foi irraisonnée.

 

Ni tout puissants ni simples instruments.

     À ces exemples, on voit que les mots servent aussi à inspirer le désir de révolte, et au-delà la volonté de lucidité. Les mots expriment et constituent la pensée humaine pour atteindre une vérité. Aux sophistes qui niaient que la vérité fut autre chose que sensation et opinion, qui pensaient que l'idée ne vaut que ce que nous éprouvons, en somme qu'on peut tout dire ; aux dictateurs qui érigent en vérité un point de vue particulier, les poètes, les hommes de lettres, les philosophes montrent que la richesse du langage lui permet d'échapper à toute emprise.

     Garcia Lorca mis à mort par Franco, Salman Rushdie menacé par Khomeini n'ont commis d'autre faute que de dire dans leur oeuvre la complexité de la réalité contre toute "normalisation". C'est ce que montre la psychanalyse au plan individuel : les mots manifestent une vérité dérangeante. Un pouvoir de censure s'exerce contre eux et contre le message inconscient dont ils sont porteurs : la vie sexuelle et sa complexité, la haine qui se mêle à l'amour...

 

     La réponse à la question posée au départ : peut-on avoir peur des mots est donc affirmative, à condition d'ajouter que ce qui fait peur en eux, c'est leur capacité à révéler beaucoup plus que ce qui se dit, à générer ainsi le malentendu non par insuffisance de sens mais par trop de sens. Tel est le pouvoir créateur du langage. Les mots recèlent le pouvoir de surprendre, de déconcerter et de relancer sans cesse la quête du sens qui anime les hommes.

*****

 

     Pour ma part, j'ajouterai que des mots bien choisis détiennent une autre forme de pouvoir : la force de soulager des maux tels que mots de consolation, mots de motivation, mots de compliments et de félicitations, mots d'encouragement etc.

     D'aucuns affirment "que toute vérité n'est pas bonne à dire". Je nuance la signification de cet adage : dire "une vérité" dans le but de nuire et de faire du mal, c'est indubitable. Mais, si la vérité est utile pour reprendre, prévenir, conseiller, éviter à l'autre de commettre une bévue etc., si le mobile est bon, en choisissant bien les termes, nous pouvons être d'un grand secours.

     J'ai donc transformé cet adage en affirmant que "toute vérité est DIFFICILE à entendre" ! Et pourtant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:05

Le suicide

 

La vie est précieuse car elle a un sens. Elle entraîne toutes les autres valeurs, comme une locomotive.

Mais lorsqu'un individu est désespéré, il pense que sa vie n'a plus de sens. Il se dit : "Ma vie m'appartient, je peux en disposer et j'ai ou je prends le droit de me supprimer".

 

Je vais déborder ci-dessous des notes prises dans mon cours de philo et aborder une réflexion qui m'est personnelle :

 

D'abord, quelques mots de vocabulaire :

- homicide : terme général qui désigne la suppression de la vie d'un autre être humain que soi 

- parricide : qui a tué ses parents (matricide pour la mère, terme plus rare)

- infanticide : qui a tué son enfant

- fratricide : qui a tué son frère ou sa soeur (le premier fratricide est celui de Caïn qui tue son frère Abel dans la Bible)

- régicide : qui a tué le roi

- génocide : extermination d'un groupe social ou racial (exemple : le génocide arménien)

 

Tous les êtres humains ne sont pas et ne seront jamais des meurtriers. Cependant, pour des raisons diverses et peu louables (avec circonstances atténuantes ou aggravantes),  dès lors qu'un autre être humain porte atteinte volontairement à la vie de ses semblables, il devient un danger pour la société, pour l'humanité. 

Toutefois, il convient  d'écarter la légitime défense dûment prouvée  : "c'est lui ou moi". Il n'en demeure pas moins que c'est ôter la vie à quelqu'un d'autre pour sauver la sienne. Les circonstances atténuantes sont fondées et peuvent justifier d'un acquittement. La victime qui aura recours à ce "moyen de défense" peut en garder un traumatisme qui est déjà une "punition" en soi. Sa morale personnelle entre en jeu.

Par ailleurs, il faut distinguer le meurtre légalisé par les guerres décidées par les gouvernements qui en appellent à leurs soldats et même à leurs civils. À part le crime de guerre qui est en principe puni par des tribunaux spéciaux, les homicides légalisés ne sont pas sanctionnés par la société. La seule "sanction" ne peut qu'être personnelle : en effet, qui en ressort indemne dans son âme et conscience ?

Nous vivons une période où les attentats se multiplient dans le monde. Aucun terme nommé ci-dessus ne convient vraiment, car les attentats visent tout le monde indifféremment et aveuglément. Mais certains peuvent cibler des personnes particulières (homicide déguisé) en faisant de nombreuses victimes collatérales innocentes.

 

Ici, il est question du suicide : la suppression par soi-même de sa propre vie. D'aucuns diront que tant qu'il ou elle ne s'attaque pas à la vie des autres, c'est son problème. Est-ce bien certain ? Car, il convient de connaître les raisons qui pourraient pousser un autre être humain à se donner la mort (cas différent du sacrifice).

 

Je reprends ci-après les notes de mon cours que je développe plus précisément. Le suicide  présente deux aspects :

- Un problème théorique : une réflexion morale personnelle sur "avoir le droit ou ne pas avoir le droit" de me supprimer s'il devait m'arriver à moi un grand malheur et que ma vie n'ait plus de sens pour moi.

- Un second problème : quand je suis confrontée à une personne qui s'est suicidée, quelles réactions avoir ? Quelles sont les raisons qui l'ont poussée à cet acte ? Dois-je l'approuver ou non ?

Quand on parle de suicide, on confond souvent les deux problèmes.

Devant ce cas particulier, il faut nous taire.

- Nous avons le droit de nous taire : il faut résister à la tentation de dire ce que nous aurions fait à sa place, car nous ne pouvons jamais nous mettre à la place d'un autre être humain ; connaître des malheurs similaires, oui ; mais comment nous allons réagir, non ? Nous ne le savons pas à l'avance.

- Nous ne devons pas juger non plus : suicide par lâcheté ? Ou suicide courageux ? Justifié ou injustifié ? Puéril, immature ou acte mûri ?  etc.

Une différence fondamentale existe entre la lâcheté et la faiblesse. Sous le poids écrasant du désespoir, le suicide peut révéler un état de faiblesse.

D'autres sont des suicides d'honneur (faillite du banquier, dettes de jeu d'un officier). Le poids du déshonneur à venir peut être ressenti comme écrasant, insupportable.

Dans certains actes, outre le sentiment de désespoir, il peut y avoir aussi une connotation de sacrifice, comme pour l'officier de marine qui fait naufrage et reste sur son navire par honneur ou le résistant qui préfère mourir que trahir (suicide et sacrifice).

 

L'être humain qui se suicide est seul, et c'est de sa solitude qu'il meurt.

Je fais la différence entre la solitude physique et la solitude mentale, car nous pouvons être entourés physiquement d'une multitude de gens comme d'un nombre restreint, en famille par exemple, ou même en duo avec un compagnon ou une compagne, et, devant les aléas de la vie (mauvaise santé, problèmes d'argent, dettes, déception sentimentale, chômage, harcèlement etc.) se sentir affreusement seul(e), abandonné(e), délaissé(e) et surtout incompris(e) à tort ou à raison, mais là n'est pas le problème. C'est le ressenti qui est terrible, c'est cette solitude-là qui est mortelle.

Nous pouvons seulement nous demander dans quelle mesure nous lui avons manqué. Il faut penser qu'il y a là un acte profondément contraire à la nature et il faut bien que le suicidé se soit trouvé dans une situation, dans une condition qu'il a ressenties comme inhumaine.

 

Nous qui ne sommes pas dans le malheur, dans le désespoir, nous qui avons le loisir de réfléchir, nous pouvons nous poser le problème de droit.

 

Le suicide, c'est l'acte par lequel on désespère de soi et des autres, de sa propre vie et de celle des autres. En ce sens, la MORALE ne peut pas approuver cet acte fatal puisqu'elle est espérance. Il est contradictoire que la conscience morale puisse approuver la destruction d'une conscience morale (Kant)

Le désespoir consenti, c'est l'attitude "immorale" par excellence, car la Tristesse, si elle est un sentiment humain, est immorale. Dans la mesure où l'être humain est lucide, le malheureux qui souffre désespère de son courage de demain, désespère de la volonté, du courage des autres à le consoler.

Le remords est une attitude qui montre que l'on désespère de son propre pardon et de celui des autres. Quand on éprouve des remords, on refuse aussi le pardon, il y a volonté de se séparer des autres.

 

Un autre aspect se dégage quand nous faisons le parallèle entre le suicide et le sacrifice :

- Le sacrifice donne une valeur à la mort : la mort devant laquelle nous sommes passifs d'ordinaire puisque nous la subissons, devient dans le sacrifice un acte voulu qui lui donne toute sa valeur.

- Dans le suicide, même si l'acte est "décidé" (passer à l'acte), la mort n'a pas la même valeur, car elle est "subie par désespoir".

 

La mort c'est ce qui permet de mesurer le prix de la vie. C'est pourquoi nous devons RESPECTER LA VIE. En lien avec le respect de la vie, nous rencontrons deux autres problèmes : celui de l'euthanasie et celui de l'avortement sur lesquels je ne m'exprimerai pas, les enjeux étant trop personnels et relevant d'une     conscience morale trop intime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:27

Vaste sujet que voilà, surtout en ce qui concerne chaque individu si l'on tient compte de la personnalité, de l'éducation, des coutumes et traditions, du "moi profond".

 

Quelle attitude ai-je à avoir vis-à-vis de moi-même ? La vie vaut-elle d'être vécue ? Dans quelles conditions puis-je disposer de ma vie ?

 

Toutes ces questions soulèvent aussi les problèmes suivants : Le sacrifice et le suicide.

 

 

Valeur de la vie humaine

La vie humaine revêt une valeur particulière car elle est la condition la plus importante (sine qua non) de tout autre problème.

 

La vie est plus importante que la santé, la richesse, le plaisir etc. La vie serait donc la PREMIÈRE valeur qui fonderait toutes les autres. Pour les pacifistes : il vaut mieux VIVRE que se faire tuer en héros. Mais il y a aussi une contradiction car nous admirons également celui qui SE SACRIFIE.

 

Cette contradiction soulève un raisonnement particulier :

 

Si la vie est la première valeur qui conditionne les autres valeurs, alors il faut la sauver, mais conserve-t-elle sa valeur interne si les autres valeurs sont détruites ?  La réponse est NON puisqu'elle est "au service" des autres valeurs. Donc pour sauver SA vie (physique, matérielle etc.), on perd la véritable valeur de LA vie. Il convient de distinguer  deux niveaux :

- Vie animale : biologique, physique

- Vie humaine : conscience (sous toutes ses formes), appel à un dépassement de l'animal, la vie humaine refusant la vie animale.

 

Cette dernière juge la vie biologique, mais c'est la conscience morale qui donne de la valeur à la vie physique. Si la vie humaine est détruite, elle n'a plus de sens, plus de valeur.

 

La vie a une très grande valeur : elle ne doit pas être "gaspillée" car elle conditionne l'humanité, le dépassement. Cependant, elle n'est pas LA valeur suprême. Ce qui lui donne sa véritable valeur, c'est le fait qu'elle puisse être donnée, sacrifiée.

 

C'est quand l'homme est "capable" de sacrifice, de donner SA vie (pas prendre celle des autres !) que la vie trouve sa valeur parfaite, qu'elle trouve son accomplissement, qu'elle est rendue "sacrée".

 

On parle de vie "consacrée" quand on est "mort" pour autre chose : une vie consacrée à cette tâche par exemple et pas à une autre. [le sacré : "sacer" comme dans sacerdoce, ce qui est mis à part, réservé à Dieu - valeur absolue - "tabou"]

 

Le sacrifice est justifié par l'espérance fondamentale dans une valeur qui dépasse l'homme.

 

La vie n'est pas LA seule valeur, mais comme elle est la condition des autres, elle représente une grande valeur qu'il ne faut pas gaspiller ni risquer, avec laquelle il ne faut pas "jouer", et par conséquent finir par risquer la vie d'autrui qui vient au secours de l'étourderie par exemple, car à un certain degré, l'étourderie deviendrait coupable (alpinisme).

 

Nous sommes tous menacés par l'étourderie, par la "bêtise humaine" qui conduisent à risquer la vie (la nôtre et celle des autres). La vie est fragile, et nous n'avons pas le droit de la mettre en danger avec légèreté. Il convient d'être attentif, car l'oubli, l'étourderie peuvent être "impardonnables" dans le sens : lourds de conséquences.

 

 

Le suicide

Puisque la vie est porteuse de valeur, elle doit garder une certaine dignité. Ce sera l'objet du prochain article, en partie 2.

 

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 21:58

Dans les années 1960, on enregistrait 3 à 4 exécutions par an en France et en Espagne. Dès lors que la peine de mort a existé légalement, il a été impossible qu'elle ne fût pas appliquée à l'acte suprêmement répréhensible, puisqu'elle était elle-même la peine suprême.

 

Le problème soulevé pose la question suivante : la peine de mort est-elle NÉCESSAIRE ou NON ?

 

Arguments POUR :

- Vertu d'intimidation et de dissuasion : elle peut retenir les "malfaisants" et sauverait assez souvent la vie des victimes potentielles.

- La peur seule peut empêcher des gens "normaux" de commettre des crimes.

Pourtant, dans les pays où la peine de mort a été abolie, il n'y a pas eu de recrudescence de crimes alors que l'on aurait pu s'y attendre ou penser le contraire.

Pourquoi ? Car il a été constaté que de nombreux criminels sont souvent des gens déséquilibrés (constitution physique, le milieu, l'époque) qui ne redoutent pas la peine de mort.

D'autres étaient fascinés : jusqu'en 1934, la peine de mort était publique et certains spectateurs étaient "admiratifs". L'accusé condamné devenait un court instant "un héros" ! Ensuite les exécutions devinrent "privées".

- Dans beaucoup de cas, les crimes sont passionnels (sans grande préméditation) et la peur de la guillotine est inexistante ou secondaire, comme pour un alcoolique jaloux ou un malade par exemple. En revanche, elle est réelle chez un être "froid", qui sait pertinemment ce qu'il va faire et en prend le risque.

Alors peut-on condamner à mort un malade, même mental ?

 

Arguments CONTRE :

- Condamner à mort, c'est reconnaître qu'un être humain est devenu irrécupérable : dans ce cas, il y a démission de la société, ce qui rend la peine de mort injuste eu égard à l'exigence de la MORALE, car le criminel est responsable de son acte et doit être rééduqué. Sa mort punition suprême n'effacera pas sa faute... Il s'agit d'un être humain qu'il faut essayer de "sauver".

- Condamner à mort, c'est reconnaître aussi que l'homme désespère de l'homme. Or un être humain n'est pas à 100% mauvais (circonstances "atténuantes" : conditions de vie, influences etc.)

Comment peut-on punir de la peine ABSOLUE un être RELATIVEMENT responsable ?

- Réprobation de la société qui n'admet pas que l'on prenne la vie d'un être humain, or en appliquant la peine capitale, elle se contredit.  Quand une société prend la vie d'un être humain, elle se prend pour DIEU or ce n'est pas ACCEPTABLE pour une société qui se dit LAÏQUE.

- La peine de mort n'a pas de fondement réel, pas d'efficacité prouvée. Elle ne subsiste que par l'existence d'un esprit de VENGEANCE. Elle rend "absolue" l'erreur judiciaire.

 

Qui doit punir ?

ou QUI N'A PAS LE DROIT de punir ?

On ne peut pas à la fois être juge et partie dans un procès, car on ne serait pas capable d'apprécier.

Ce doit être le groupe social tout entier qui définisse les crimes et les délits ainsi que les sanctions correspondantes.

Un crime est une faute très grave, alors qu'un délit est une faute "mineure" (avec des degrés toutefois). La société a le devoir de définir ce qui est grave de ce qui l'est moins, de définir les degrés de réprobation et la fréquence des actes.

Finalement, c'est la société tout entière qui punit, mais pour faire appliquer les lois, elle a besoin d'une institution : le pouvoir judiciaire.

 

Mais pour que ces institutions fonctionnent conformément à l'exigence morale, plusieurs conditions sont requises :

- indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir politique par la séparation des pouvoirs que l'État doit garantir en organisant ces institutions et en payant leur fonctionnement dans le respect de l'autonomie du pouvoir judiciaire constitué du ministre de la justice, du garde des sceaux et de la magistrature.

La magistrature est un ordre comme il existe l'ordre des médecins, des architectes, des avocats.

- impartialité  de chaque magistrat dans l'exercice de ses fonctions qui s'engage à l'être ou à s'efforcer de l'être.

Cependant, l'impartialité parfaite n'est pas humaine. La justice parfaite est un idéal. La responsabilité du magistrat est pesante.

 

Dans la société, nous avons besoin de signes bien que nous sachions que tout signe est "équivoque". Ainsi, la sanction est aussi "un signe équivoque" : c'est le signe de l'aspiration à la justice qui doit revêtir un caractère grandiose et transcendant. Il ne faut donc pas se réduire "aux signes". Il faut toujours les dépasser.

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:59

Je vais évoquer maintenant le problème des erreurs judiciaires.

 

Comme vous le savez : l'erreur est humaine, les apparences sont souvent trompeuses et les convictions solidement ancrées, même à tort...

 

L'erreur judiciaire est un PRÉJUDICE très grave si l'accusé est INNOCENT. Les personnels judiciaires qui prononcent une condamnation n'en sont pas à l'abri, hélas.

 

La définition de la responsabilité d'un coupable est très difficile à énoncer. La sanction ne peut pas vraiment frapper une personne, elle doit frapper des actes, condamner des actes. D'où, nous pouvons dire qu'il est difficile d'appliquer une sanction "juste".

 

Il faut évidemment condamner les actes commis, mais avons-nous le droit de condamner "des personnes" ? Sont-elles à 100% responsables ? Cette réflexion va rendre encore plus nécessaire de réfléchir sur le caractère de la RÉÉDUCATION de la sanction, car avant tout, il faut faire ce qu'il faut pour rééduquer le coupable. Comment ? Par qui ?

 

Une autre attitude serait préjudiciable : celle de la VENGEANCE. Les réactions inspirées par un esprit de vengeance sont dangereuses. L'esprit de vengeance est-il acceptable ? La réponse est NON, car cette attitude serait dictée par la passion. Or, tout sentiment passionnel peut conduire à des situations délictuelles. Nous ne pouvons donc pas mettre la vengeance au service de la justice.

 

On peut comprendre les sentiments d'indignation, une réaction de "révolte", un vertige de colère, que l'on peut excuser dans certains cas. Mais la vengeance est un signe d'impuissance car on ne peut pas "refaire" un bien qui a été détruit en faisant un "autre mal". Le pardon serait de dire, par exemple : "Je souffre, mais tu ne m'as pas fait "de mal" en me rendant méchant", car rendre quelqu'un "méchant", c'est lui faire du mal, c'est de détruire sa véritable nature.

 

Il est inacceptable de se faire justice soi-même. La vendetta, la vengeance, c'est la survivance d'une mentalité, d'une ancienne morale où la notion de devoir s'appliquait à de petits groupes, à des clans, avec un code d'honneur. Chaque groupe devait faire sa propre justice qui n'était pas livrée à la passion, qui était une exigence de justice, un devoir. La vendetta n'est pas l'esprit de vengeance pur car elle est codifiée, réglée (notions de race, de culpabilité collective). Par la suite, la responsabilité est devenue PERSONNELLE, mais auparavant le membre d'une famille, d'un clan, d'une tribu, qui commettait une faute faisait PUNIR tout le groupe (responsabilité collective), ce qui explique la forme de vendetta : se venger contre N'IMPORTE QUEL membre de la famille ennemie par exemple, acte non dicté par l'esprit de vengeance mais par une obligation MORALE en pensant à tort que c'est JUSTE. 

 

Heureusement, la MORALE a évolué et doit permettre de résister à l'esprit de vengeance : nul n'a le droit de se faire justice tout seul. En effet, la victime n'est pas la seule lésée : le mal a atteint la société aussi, et même le coupable qui s'est fait du tort en se comportant mal. Le coupable doit être considéré comme un être humain qui a donc un embryon de conscience et qui doit être déclaré responsable. Il doit réparer le mal commis, et pour cela, il doit être éduqué. Il convient d'éduquer sa conscience en lui permettant d'être puni "dignement" dans son quotidien (dormir, manger etc.).

 

En fait, la véritable et la plus terrible des punitions est LA PRIVATION DE LIBERTÉ. Elle ne doit pas donner le droit d'humilier d'une quelconque manière, car la privation de liberté est déjà une "grande humiliation".

 

Dans le prochain article, j'évoquerai le problème de la peine de mort.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 15:05

Il s'agit de la suite de l'article précédent.

 

1) Protéger l'honnêteté contre le vice :

On ne peut pas, sans légèreté, croire que tous les hommes seront "sages, moraux, honnêtes etc." par eux-mêmes, tout seuls, malgré la différence de niveau de conscience morale. Il faut obtenir, par nécessité, une protection des "honnêtes gens" contre ceux qui ne le sont pas, car il ne serait pas juste que les honnêtes gens soient des victimes.

Les gens malhonnêtes doivent pouvoir redouter une peine, risquer une punition, une sanction.

La répression des actes mauvais est nécessaire afin de libérer les honnêtes gens de l'injustice. Cependant la répression ne suffit pas.

 

2) Éduquer le citoyen :

- par l'avertissement avant la réprobation sociale qui amène l'individu à réfléchir

Du moment que c'est défendu, c'est que ce n'est pas bien. Je vais donc réfléchir.

- si déjà coupable : la sanction infligée doit l'éduquer. En effet, à condition qu'il n'ait pas perdu tout son bon sens, le coupable est "récupérable".

- caractère punitif de la sanction : en expiation de la faute commise

Ne pas confondre punition et châtiment, correction.

Châtier vient de chaste, c'est purifier avec une idée de perfectionnement, ce qui rend meilleur.

Punir : sous-entend un équilibre de la peine en fonction de l'acte punissable.

 

Puisque la sanction vise une justice, que doit être la sanction pour qu'elle soit JUSTE ? Et faut-il la sanction ?

 

Malheureusement, nous ne pouvons pas, sans illusion, nous passer de la sanction qui se définit comme une récompense ou une punition. Cependant l'existence de la sanction peut vicier les individus : Kant désapprouvait la sanction car elle peut, selon lui, entraîner des sentiments VOULUS par la personne :

- crainte de la sanction pour subir une punition

- désir de la sanction pour obtenir une récompense

Dans ces deux cas, l'acte de sanction risque de ne pas être purement moral.

Pourtant on ne peut pas se passer de la sanction !

 

Que doit être la sanction pour être juste ?

Une sanction doit réparer  le mal commis :

->> La victime doit être dédommagée autant que possible du tort qui lui a été fait. Cependant, parfois, la réparation, la remise en état est impossible :

*on ne rend pas la vie à un être assassiné

*on ne rend pas la confiance à quelqu'un qui a été dupé par une personne qui inspirait de la confiance.

Il y a quelque chose d'irréparable en l'homme. la justice parfaite ne peut exister.

Toutefois, il existe une autre justice. Le mal n'a pas été seulement subi par la victime, mais aussi par la société car il y a eu :

* désordre désapprouvé par les codes sociaux

* mauvais exemple : incitation à l'imitation par d'autres

La confiance a été ébranlée, tant sur le plan du particulier que sur celui de la société.

Il ne faut pas méconnaître objectivement le mal que le coupable s'est fait à lui-même : il s'est coupé de la société, il s'est rendu aveugle ou sourd des propres exigences de sa propre conscience. Il s'est fait du mal. Une sanction juste doit réparer aussi le mal que l'homme coupable s'est fait à lui-même.

 

->> Une sanction est juste quand elle s'applique au coupable et non à l'innocent. Il est donc indispensable d'établir avec certitude la culpabilité du prévenu.

* Définition de la culpabilité : en terme de responsabilités (coupable ET responsable, ou non responsable mais coupable)

* Problème : définir à quel degré un être est responsable d'un acte, comme dans le cas d'un individu prédisposé à devenir un déséquilibré, ce qui ne supprimerait pas mais atténuerait sa responsabilité.

Un être est en partie ce que la société en a fait, soit en atténuation, soit en exagération.

Il faudra de toute nécessité tenir compte de ces facteurs, car l'acte puni va être livré à l'appréciation humaine. Des exemples d'erreurs  judiciaires très graves ne manquent pas, surtout en ce qui concerne la peine capitale.

 

La seule vraie réparation est LE PARDON ! Ce n'est possible qu'entre particuliers.

La sanction doit remettre de l'ordre dans le société.

Il faut établir la certitude que le coupable a pu être aussi IRRESPONSABLE.

La société ne doit pas prendre le risque non plus de "punir un innocent".

Le travail préliminaire pour établir la culpabilité est effectué par la police ; par les enquêtes menées ; par le juge d'instruction : le magistrat qui instruit l'affaire.

Problème de la garde à vue qui est une question de droit :

"Tout homme est réputé innocent jusqu'à ce que la police ait fait le preuve de sa culpabilité".

 

Dans les deux prochains articles, il sera question :

- de l'erreur judiciaire

- de la peine de mort

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:51

La responsabilité

Elle doit être différenciée de la culpabilité (La FAUTE = culpa, opposée à l'erreur)

 

1) Du point de vue moral : cela consiste à devoir répondre de quelque chose devant quelqu'un. Il faut étudier :

- l'idée de répondre à une question : aucun risque, connaissance.

- la signification de "répondre DE quelque chose DEVANT quelqu'un" : à qui dois-je répondre (avoir la foi, risque) ; Qui a le droit de me demander des comptes ?

Il faut dégager de la responsabilité deux idées :

- l'idée de SOLIDARITÉ  : responsable car solidaire des autres

- l'idée de LIBERTÉ : vraiment responsable que si je suis libre (mais attention à la différence entre liberté et indépendance)

 

2) Du point de vue civil :

La responsabilité de type conventionnel : le responsable est "défini" à l'avance avec prévision des conséquences fâcheuses d'une activité, comme par exemple la construction d'une maison quand il faut indemniser les victimes (notion de solidarité). Il faut que quelqu'un le fasse donc il faut déterminer une personne qui saura qu'elle aura la responsabilité. L'entrepreneur sachant que c'est lui cherchera à éliminer les causes d'anomalies ou de malfaçons. Il devra s'assurer et répartir ce souci en solidarité dans ses prix de vente, et la communauté paiera.

La responsabilité morale et pénale incombe à l'ouvrier qui aura commis une faute et/ou une négligence dans l'exécution du cahier des charges, des consignes etc.

Dans ce cas, l'entrepreneur est responsable civilement, l'ouvrier est responsable pénalement.

 

La sanction

Elle doit être distinguée de la conséquence.

La conscience peut reconnaître la conséquence comme une sanction, mais elle n'en est pas une.

La sanction est un acte par lequel un comportement humain a été jugé et condamné :

- La punition pour un comportement condamnable

par opposition à

- La récompense pour un comportement juste.

Sanction -> Sanctus : idée de justice. Le Juste -> le Saint (Cf. Article précédent).

Dans la punition, la sanction, il y a une rupture entre le "sacré" et le "profane".

Dans l'idée de sanction, il y a un changement de "monde" : on passe de la nature et de la conséquence naturelle à la punition, donc à la "conséquence" d'ordre juridique.

La sanction est surajoutée, elle n'est pas forcément nécessaire. Il se peut même qu'elle ne soit pas appliquée !

 

1) Sanction morale

Est-ce que le remords peut constituer une sanction ? Ce serait la sanction morale par excellence : la condamnation que JE porte sur moi-même, et aussi la souffrance liée à cette "sanction" (Les affres du remords).

Mais elle n'est pas nécessaire, car chez certains individus, elle peut ne pas se produire !

 

2) Sanction de type religieux

Comme le "paradis et l'enfer". Le "paradis" serait la récompense pour les "bonnes" actions, et "l'enfer" serait la punition pour les "mauvaises" actions. MAIS cette conception n'a aucune valeur civilement : qui décide des "bonnes" et des "mauvaises" actions ? Quelles sont-elles et pour qui ?

Dans l'aspect religieux" : Le DIEU est celui qui JUGE. Il n'est pas le "grand distributeur" de récompenses ou de punitions.

Pour les croyants, le "paradis" est le prolongement d'une vie éclairée par la Lumière de Dieu, et l'enfer le prolongement d'une vie séparée de la Lumière de Dieu.

Il suffit qu'à la dernière seconde, l'homme mourant soit "éclairé" par la Lumière de Dieu, l'accepte et se repente pour qu'il soit "sauvé" de l'enfer.

Donc au moment de sa mort, une bifurcation en fonction de cette notion de repentir, se présente à l'homme : Mort -> "paradis" ou  -> "enfer".

 

3) Sanction juridique et sociale

Dans toutes les sociétés, il existe un droit, un code qui prévoient des peines pour certains actes commis : le droit pénal et le droit civil qui règlent les rapports de concitoyens lorsqu'ils ont des différends entre eux : cela peut commencer par le civil et se terminer par le pénal après coup.

 

Dans le prochain article, il sera question de LA RAISON D'ÊTRE DES SANCTIONS;

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 00:41

La notion de justice et celle de charité sont deux notions souvent opposées, la première étant de l'ordre de la RAISON, la seconde venant du COEUR, du sentiment.

La justice est rigoureuse et donne une apparence de SÉVÉRITÉ alors que la charité fait appel à des sentiments de pitié, de tendresse et conduit au PARDON.

 

Cette opposition apparente est-elle acceptable ?

À première vue, la charité nous paraît bonne, alors que la justice qui devrait être bonne, nous paraît sévère, comme dans la Justice de Dieu par opposition à Sa miséricorde (par tradition).

 

Notion de Justice :

 

Le Juste, c'est le Saint (au sens très fort). Il s'agit de Dieu dans la Bible. Il est transcendant, il nous dépasse. Ainsi la justice serait-elle un caractère des oeuvres de Dieu, du Tout-Autre.

Dans une société évoluée, il y a ce qui est de l'ordre du SACRÉ et ce qui est de l'ordre du PROFANE. Il faut donc essayer d'élaborer une notion de justice au niveau de la société, des rapports des hommes entre eux qui conduit à l'élaboration du DROIT : le droit positif.

Il convient de se poser la question : qu'est-ce qui est juste ?

Définition du droit romain : la justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. MAIS comment faire pour savoir ce qui est dû à chacun ? Ce qui nous amène à la question suivante : qu'est-ce qui est dû à chacun ?

 

Première hypothèse :

C'est donner à chacun selon SES OEUVRES, comme donner à chacun selon son travail. D'après l'apôtre Paul, celui qui ne travaille pas ne mange pas, mais il n'est pas dit qu'il faille tuer celui qui ne peut pas travailler.

Cette idée est INACCEPTABLE, car il faut tenir compte des inégalités naturelles : des gens plus forts ou en meilleure santé, des gens plus doués, qui risquent "d'ôter le pain de la bouche" des autres, plus faibles. Ce qui nous amène à la

 

Deuxième hypothèse :

Il ne faut donc pas considérer le travail de chacun mais ses besoins.

C'est donner à chacun selon ses BESOINS.

Il s'agit d'une notion subjective humaine qui dépasse l'animalité. Le problème des besoins est réel car ils sont communs à TOUS les êtres humains : dormir, manger, boire, s'habiller, se chauffer, se loger etc. Cependant, on peut aller loin dans le raisonnement : ce qui est besoin pour une famille peut être du superflu pour une autre. Autre exemple : ce qui était du luxe à une époque donnée devient une banalité plus tard (comme le vélo).

 

Une autre question surgit :

Sommes-nous véritablement conscients de nos besoins ?

L'importance et la nature de ces besoins, et la façon dont on peut les satisfaire ne seront jamais ressenties de la même manière selon : la race, la civilisation, le pays, le climat, les moeurs, les us et coutumes, jusqu'à la conscience de chaque individu. Nous aboutissons donc à une impasse : cette définition de la justice n'est pas satisfaisante, elle semble relever d'un rêve.

Prenons le problème autrement.

 

Notion de Charité :

Autrefois, elle a été considérée comme un palliatif : la justice n'existant pas vraiment (trop d'injustices), la charité semblait s'exercer pour adoucir les méfaits de l'application de la justice.

Toutefois, si la charité n'était que cela, elle serait considérée comme :

- dangereuse car elle pourrait laisser subsister un effet d'injustice,

- mauvaise car un tel comportement serait : 

* dégradant pour celui qui recevrait comme pour celui qui donnerait. En effet, par charité, on pourrait donner à quelqu'un ce qui ne lui est pas dû, alors qu'il préfèrerait recevoir SON DÛ ! Le bénéficiaire, en étant habitué à recevoir, pourrait cultiver cette facilité, donc la "mendicité",

* humiliant pour le donateur aussi, car il aurait conscience d'être particulièrement généreux (certains agissent ainsi pour se donner bonne conscience. Dans ce cas, le  mobile est donc discutable).

Si la charité n'était que cette "pitié humiliante", elle serait inutile et il conviendrait de la faire disparaître. En fait, il ne s'agit que d'une caricature de la charité.

 

Qu'est donc réellement la charité ?

Sa vraie nature, la véritable définition de la charité n'est rien d'autre que l'attention à l'autre, l'ouverture de coeur par laquelle de véritables relations peuvent exister entre des personnes qui ne deviendraient elles-mêmes des individus libres que dans des relations de confiance, d'attention, d'intelligence, de compréhension de l'autre, toutes ces qualités définissant la véritable notion de charité.

Ainsi, n'est-ce pas cela qui est dû à l'homme :

- la possibilité de se réaliser avec dignité en tant qu'être humain

- le sentiment de se sentir aimé et apprécier

- le pouvoir d'aimer en retour les autres ?

 

Il n'y a donc pas d'opposition entre Justice et Charité, car elles poursuivent le même but, en empruntant des chemins différents pour y parvenir. Ce but consiste à ce que l'homme reçoive ce qui lui est DÛ :

- la justice est censée RENDRE à l'homme ce qui lui est dû

- la charité est censée DONNER à l'homme ce qui lui est dû

ces deux notions rencontrant les mêmes limites. En effet, il n'existe pas d'impartialité totale donc parfaite dans la société, car ces deux comportements - celui du juste comme celui de l'être charitable -, sont le fait d'êtres humains ayant également leurs propres limites, pouvant commettre des erreurs ou des maladresses. Là n'est pas le problème, cette analyse n'ayant pour objet que d'appréhender à leur juste valeur les deux notions de Justice et de Charité en faisant le parallèle entre les deux.

 

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 00:45

Depuis mon dernier article, je n'ai pas eu la possibilité d'écrire dans mon blog. Je répare ce soir.

Le samedi 23 juillet, j'ai participé au salon de VICHY (Allier) qui se tenait au GRAND MARCHÉ. Mon éditeur (Recueil de nouvelles SOUFFLES DE VIES) des éditions ABATOS à Saint-Étienne, gérées par l'association "Au bout des mots", était présent également.

Peu de visiteurs hélas, mais une ambiance très sympathique et de belles rencontres. J'ai pu évoquer le syndrome de Rett avec plusieurs lectrices et leur vendre plusieurs opus de la collection "Les humanités de Zavator", coécrits par plusieurs auteurs de l'UERA sous la direction de Jacques BRUYAS. Le titre du troisième ouvrage est "La chanson de Karly". J'ai participé avec d'autres auteurs à ce dernier en rédigeant le chapitre 5. Notre participation est totalement bénévole et les bénéfices sont entièrement reversés aux associations.

Jusqu'à présent, dans la collection "Les humanités de Zavator", vous pouvez trouver sur le site de l'éditeur LGO (LYON) les trois premiers opus :

- "Le rire du clown - Zavator mène l'enquête" au profit de l'association Docteur Clown (enfants hospitalisés)

- "Le blé en verbe" au profit de l'association Le Blé de l'Espérance (enfants malades)

- "La chanson de Karly" au profit de l'Association Française du Syndrome de Rett (AFSR) qui soutient activement la recherche pour cette maladie génétique invalidante qui touche essentiellement les filles dès leur plus jeune âge.

 à droite de mon stand à Morières-lès-Avignon : la couverture du recueil de nouvelles et de l'opus La chanson de Karly

à droite de mon stand à Morières-lès-Avignon : la couverture du recueil de nouvelles et de l'opus La chanson de Karly

Le 1er août, je récupérais mon amie Martine Platarets à la gare de Bollène pour nous rendre au salon de Sisteron qui avait lieu sous chapiteau le lendemain mardi 2 août.

Une très belle organisation. De nombreux visiteurs dont des touristes. Un temps superbe aussi.

Mon stand à Sisteron. Nous deux la veille lors du trajet aller. Mon stand à Sisteron. Nous deux la veille lors du trajet aller.

Mon stand à Sisteron. Nous deux la veille lors du trajet aller.

J'ai enchaîné avec le salon du livre d'Heyrieux (Isère), commune proche de Lyon, en binôme avec le vingtième anniversaire de l'exposition de peintures et de sculptures, manifestation qui s'est déroulée le samedi 17 septembre. Et l'après-midi du 18 j'étais à la résidence Rambaud (Lyon 09) pour proposer mon recueil de nouvelles "Souffles de vies".

Le mois d'octobre s'est caractérisé par deux salons :

- le dimanche 9 octobre à Attignat, commune à 10 kms de Bourg en Bresse (Ain)

- le samedi 15 octobre à Morières-lès-Avignon (Vaucluse).

- le dimanche 13 novembre sera le dernier salon de l'année 2016 pour moi et aura lieu à Sainte-Foy-lès-Lyon (proche de Lyon 09)

Attignat (mon stand) et à Morières avec Jacques Salomé le parrain du salon.Attignat (mon stand) et à Morières avec Jacques Salomé le parrain du salon.

Attignat (mon stand) et à Morières avec Jacques Salomé le parrain du salon.

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