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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 12:44

Je vais publier ci-après un texte qui n'est pas de moi, mais de mon amie Aïcha VESIN CHERIF, auteure et conteuse pour les enfants, membre de l'Union des Écrivains de la Région Auvergne Rhône-Alpes - tout comme moi -, et responsable de la Librairie des auteurs UERA.

En ce dimanche 8 mai 2016 jour de la tenue du Premier Salon du Livre à VALPRIVAS, commune rurale située au-dessus de BAS-EN-BASSET, Salon destiné, pour cette première fois, à la jeunesse, Aïcha représentait notre président de l'UERA : Jacques BRUYAS.

Marie GARNIER, auteure, et déléguée régionale de l'AFSR (Association Française du Syndrome de Rett) en a été la marraine et a pu s'exprimer sur cette maladie génétique peu courante qui fait l'objet de recherches très poussées pour en découvrir l'origine et trouver un traitement qui améliorerait le sort de tous les malades.

Et maintenant place au très beau texte de Aïcha :

"Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les auteurs, chère Lucile et chère Marie, mesdames et messieurs.

C'est avec un grand plaisir que je viens ici, au nom de l'UERA, Union des écrivains de la région Rhône-Alpes, Auvergne, lancer le premier salon du livre jeunesse de Valprivas.

J'aimerais tout d'abord vous transmettre les amitiés de notre Président Jacques Bruyas qui s'associe à nous par la pensée en ce jour. Je suis pour ma part administrateur et gestionnaire de la librairie des écrivains UERA où je crée des animations autour de nos auteurs.

Je voudrais remercier la municipalité de Valprivas et l'association Val'Anim d'avoir accepté et encouragé la mise en place de ce salon, face à l'initiative, au courage et à la ténacité de notre auteure Lucile Gauchers qui s'est lancée dans cette aventure. Elle a souhaité voir flotter loin nos couleurs UERA, et cette initiative doit être saluée, car face aux jeux vidéo, au tout électronique, aux tablettes, téléphones et gadgets, le livre tient bon la barre et le monde de l'écrit résiste bien pour tous âges.

Son intérêt ? le contact du papier, les pages que l'on tourne, les histoires que l'on s'approprie, les illustrations qui nourrissent l'imaginaire personnalisent le livre. Il est toujours disponible, sans problème de connexion ou de recharge de batterie.

La jeunesse ne s'y trompe pas, qui rêve encore devant les histoires des albums, les contes, les romans jeunesse qui se sont adaptés (Harry Potter est passé par là et a donné un nouveau souffle), et même une certaine poésie gagne les adolescents. J'en veux pour preuve les élèves de lycée et même de SEGPA avec lesquels j'ai travaillé et travaille encore.

Lorsque j'étais enseignante pour élèves en difficulté scolaire, les contes étaient mon support (création ou travail autour de ces derniers), le conte est en effet reconnu désormais comme une thérapie, car au fil du livre l'enfant va lire, relire, s'arrêter sur ce qui le touche le plus, réfléchir, passera les épreuves avec les personnages et constatera que la vie est ainsi faite de bonheurs, de surprises, mais aussi d'épreuves, et que ces dernières peuvent être surmontées.

Il va, au fil de ses lectures, se créer un monde, rêver, mais aussi nourrir et façonner son identité, alors qu'avec les films et jeux vidéo, visionnés sans contrôle, il reçoit les messages sans aucun recul, le cerveau les fixant comme des réalités, nourrissant peurs et angoisses.

La jeunesse est notre avenir, un cadeau précieux qui reçoit tout comme un cadeau, même empoisonné, comme la pomme de Blanche Neige, pensant que tout lui est dû, sans aucune frustration. La lecture, que vous pouvez accompagner, ou que vous pouvez même raconter... va aider l'enfant, l'adolescent à se construire, mais elle va le nourrir de mots, d'expressions qui le soutiendront dans sa vie scolaire pour façonner son esprit, et même son esprit critique et qu'il conservera à l'âge adulte comme un sésame pour communiquer. Le livre est donc un fabuleux trésor que nous devons entretenir. Il est aussi la mémoire de notre culture, et un patrimoine à partager.

Le regain des soirées contes, des balades contées pour tous âges, en est la preuve. Vous avez ici à Valprivas des paysages extraordinaires, des sentiers de randonnée qui pourraient s'y prêter, avec une vue sur le Mont Pilat, les Cévennes, le Grésivaudan, les volcans d'Auvergne et autres chemins aux légendes fabuleuses et mystérieuses. Il est facile aussi de glisser un livre dans son sac et de faire une pause lecture, à l'ombre, La randonneuse que je suis l'a souvent pratiqué, et même les auteurs présents aujourd'hui pourraient se nourrir de si belles contrées, mais aussi de votre patrimoine.

En effet, votre village fut le fief d'Antoine Verd du Verdier, au XVI° siècle, né à Montbrison, magistrat lyonnais ami des poètes de la Pléiade, qui fit aménager dans le style Renaissance le château familial. Il fut aussi auteur de la Bibliothèque Françoise. Érudit, il se constitua une magnifique bibliothèque dont il communiquait volontiers les livres et les manuscrits. Il fut un grand bibliographe, comme Lacroix du Maine avec lequel il fut associé dans des éditions futures. Il est l'auteur de quelques libelles sous son propre nom ainsi que sous son pseudonyme de Pierre (de) (La) Coignée.

Ainsi, avec votre patrimoine géographique et historique, ce premier salon de la jeunesse à Valprivas s'inscrit tout à fait dans l'héritage à transmettre à la jeunesse, mais aussi participe à nourrir l'imaginaire et les esprits afin que les adultes de demain puissent un jour prendre le relai et faire fructifier ce legs.

Rhône-Alpes s'est unie à l'Auvergne, et ensemble nous pouvons construire cet avenir.

J'aimerais aussi, en ce jour, rendre hommage à la marraine de ce salon Marie Garnier. C'est une femme remarquable, tant par son talent d'écrivaine pour enfants, que par sa mobilisation autour du monde du handicap, notamment concernant le syndrome de Rett. Très humaine et gardant toujours le sourire, comme vous pourrez le constater, elle fait rêver les enfants tout en portant son message.

Il est vrai qu'à l'UERA nos auteurs ont aussi un grand cœur et s'investissent bénévolement pour écrire des livres soutenant des associations s'occupant d'enfants malades ou de recherches pour des maladies orphelines (3 ouvrages ainsi réalisés en 7 mois).

Il est temps maintenant de laisser la place à la jeunesse autour de nos auteurs. Je vous souhaite de bonnes découvertes, de bonnes lectures, et même si un premier salon est toujours une aventure, je rêve pour ce jour, comme le disait François Mauriac dans un article du Figaro littéraire, que la "La lecture" soit "une porte ouverte sur un monde enchanté", et Dieu sait qu'en ce moment ce monde est loin d'être une image d'Épinal.

Et c'est de circonstance, bon vent au premier salon jeunesse de Valprivas, et merci à tous."

Et je peux ajouter pour ma part que le vent a été de la partie ce jour-là comme la veille ! Chacune et chacun a contribué à la bonne ambiance et des relations amicales se sont nouées entre auteurs qui ne s'étaient pas encore rencontrés, ou qui s'étaient tout juste croisés dans des salons plus importants.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 17:10

Ce matin je suis allée à la bibliothèque du village pour donner des livres.

Ce sont surtout des personnes de ma génération, et aussi des plus âgées et plus jeunes que moi qui empruntent régulièrement des ouvrages.

J'ai remarqué que les jeunes, quand ils lisaient, s'intéressaient à un autre type de lecture, leur choix se portant le plus souvent sur des récits fantastiques peuplés de personnages issus de légendes, de mythes, ou tout simplement inventés.

De plus en plus de jeunes, et même jeunes adultes (des "adulescents" qui ont du mal à "mûrir") sont envahis par la virtualité : les jeux vidéo sur différents supports électroniques, les films fantastiques avec des super-héros et des super-héroïnes, les mangas, les livres "fantasy" etc...


Bref, les réalités de la vie doivent tellement les faire "déprimer", du moins ne pas leur donner d'espoir pour l'avenir, qu'ils ressentent le besoin de s'échapper du monde réel pour se réfugier dans un univers où tout est permis, tout est possible, tout est génial etc. où les méchants (car il y en a) sont battus par les super-gentils courageux, ingénieux, solidaires, généreux, en super forme..., un univers qu'ils idéalisent ayant pour nom UTOPIE.

Parfois, malgré les horreurs qui sévissent sur la terre auxquelles ils ne sont pas vraiment confrontés, mais dont ils prennent connaissance par les reportages et les informations, ces lecteurs préfèrent les univers encore plus sombres et effrayants où des créatures hideuses, cruelles et violentes s'attaquent à des êtres plus vulnérables. Soigner le mal par le mal en se disant qu'il y a pire ailleurs ? Accepter les réalités de leur monde avec leurs déviances en créant un univers parallèle encore plus insupportable ? Allez savoir...


Pendant ce temps, la Terre, "la belle planète bleue", leur véritable domaine avec ses océans, ses mers, ses lacs, ses fleuves, ses rivières, ses fjords, ses criques, ses baies, ses anses, ses calanques..., ses montagnes, ses collines, ses plateaux, ses falaises..., ses forêts, ses bois, ses champs, ses prés, ses vergers, ses potagers, ses jardins fleuris... est abandonnée aux mains de beaux parleurs, de profiteurs, de manipulateurs, de spéculateurs, de menteurs, de destructeurs, de tueurs..., qui font de l'argent leur dieu maudit, prônant le mercantilisme à outrance (lobbies et actionnaires rentiers), la vouant ainsi à la pollution, sous prétexte de rendement conduisant au gaspillage pendant que d'autres êtres meurent de faim.


La majorité des terriens subissent les inconséquences de l'état d'esprit déplorable de décideurs incompétents, ces soi-disant dirigeants et leurs complices remplis d'arrogance, usant et abusant du pouvoir qui leur a été concédé, véritables fauteurs de troubles conduisant aux atrocités et violences en tout genre : génocides, guerres bactériologiques, famines, viols, tortures, attentats, représailles injustifiées..., aux compromissions et à l'injustice dans tous les domaines, se vautrant dans la luxure en asservissant femmes et enfants, étant adeptes du culte du corps et du sexe au détriment des véritables sentiments amoureux, en bafouant les valeurs morales communes à tous les peuples.


La terre et ses habitants sont en danger : jeunes à qui l'avenir appartient, que vos héros et héroïnes sortent de votre univers virtuel pour sauver votre monde, bien réel, lui !

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 17:36

Je reviens au thème principal de mon roman : "DESTINS - au-delà des apparences", d'abord paru aux éditions Baudelaire, puis revu et édité par Édilivre. Il s'agit d'une histoire d'amour brutalement interrompue qui revit dans l'esprit de mon personnage principal lorsqu'il est victime d'un grave problème de santé.

Thèmes secondaires :

Dans ce roman, j'ai abordé en fait plusieurs problèmes de société des années 1980 qui se révèlent au fil de la lecture en s'entrelaçant dans le présent et des retours en arrière.

Je suis partie de l'accident de santé de mon personnage principal pour étayer mon histoire, dont le résumé suit : Philippe est âgé de près de 80 ans lorsqu'il est brutalement victime d'un accident vasculaire cérébral. De lourdes séquelles vont le rendre très dépendant.
Cependant, son état a priori terrible va en fait le libérer d'un joug moral et social très pesant.

En effet, son inactivité physique va lui permettre de se replonger dans ses souvenirs en toute liberté et de revivre par la pensée une grande histoire d'amour.

Le voyage intérieur d'un homme profondément humain face à son destin et à des choix plus subis que voulus, ou comment continuer à aimer la vie malgré son handicap.

Problématique d'un fait de société plus ou moins fréquent :

J'ai analysé dans ce roman les racines d'un manquement "au devoir de fidélité" et les réactions d'un couple face à la découverte de la TRAHISON de l'un deux. Je n'aborde pas la simple aventure accidentelle résultant par exemple du sentiment de solitude dû à l'absence de l'autre ou d'un état d'ébriété, mais j'évoque la double vie de l'un à l'insu de l'autre. Dans le roman, il s'agit de l'époux, mais il pourrait tout aussi bien s'agir de la femme.

Si l'une des deux personnes est irréprochable sur ce plan (il en existe), que l'autre n'avoue rien comme cela peut être le cas quand il ne s'agit que d'un accident de parcours et qu'il ou elle parvient à l'occulter, que croyez-vous que sera la réaction du conjoint (ou partenaire) trompé lorsqu'il s'agit d'une liaison pour pallier par exemple l'échec d'un mariage ou d'une union ? Il est certain, qu'en fonction de leur tempérament, de leur personnalité ou de leurs croyances, les conséquences seront totalement différentes (vengeance, crime passionnel, divorce, etc.).

Cependant, il convient de voir au-delà des apparences, de comprendre les tenants et les aboutissants, d'analyser l'état d'esprit des protagonistes qui décident de réagir ou de ne pas réagir à un sentiment de culpabilité ou de se cacher derrière un sentiment de "supériorité" (ou de mauvaise foi) conduisant à un chantage affectif innommable etc.

Dans la première partie du roman, j'ai exposé l'histoire d'un homme en me glissant dans son esprit, et j'ai, en deuxième partie, repris une partie de son récit mais VUE et RESSENTIE par les deux femmes de sa vie : l'une (l'amante) connaissant l'existence de l'autre, et l'épouse la découvrant brutalement. Leur vision sur des faits identiques est forcément divergente par le type-même de relation : la relation officielle avec des bases non solides et fausses - du moins pour lui - et la relation amoureuse hors mariage avec des bases solides car fondées sur un véritable partage, une véritable entente sur tous les plans comme peuvent les connaître des âmes soeurs.

Cela vous donne-t-il envie de découvrir ce roman ?
À bon entendeur...

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 07:42

Invitation

Depuis plusieurs années, je recevais régulièrement une invitation à participer à ce Salon du Livre que je déclinais en raison d'empêchements divers. Cette année j'ai répondu aussitôt à la réception du courriel en renvoyant mon coupon-réponse et ma bibliographie.

Date et lieu

Ce cinquième Salon s'est déroulé le Samedi 2 avril 2016 de 9 h à 18 h au foyer rural, avenue Général Leclerc. J'y ai retrouvé quelques auteurs connus (plusieurs de l'UERA - Union des Écrivains de la Région Auvergne Rhône-Alpes) et j'ai pu faire la connaissance d'autres auteurs.

Si le public a été peu nombreux et ne s'est surtout déplacé qu'en fin d'après-midi, j'ai eu ma toute première visite en début de matinée en la personne d'Évelyne, vivant dans une localité très proche de Heyrieux. Elle est la soeur de Marie GARNIER une amie-auteure, membre de l'UERA et déléguée du Rhône de l'AFSR - Association Française du Syndrome de Rett. Une très bonne ambiance a marqué cette rencontre.

Nouveau projet

La principale organisatrice, consciente de la fréquentation réduite de ce Salon, à chaque édition, va proposer les 16 et 17 septembre 2016 la tenue d'une double-manifestation pour donner le goût de la lecture aux visiteurs, à savoir :

à l'occasion du vingtième anniversaire de l'exposition annuelle de peinture, elle aimerait organiser un second Salon du Livre en 2016 qui pourrait se décliner par une installation originale en alternant un peintre-exposant et un auteur. Je connais quelques peintres dans la région lyonnaise. Gageons que j'en rencontrerai certains, du moins je l'espère ! Donc; il est certain que je souhaite vivement que ce projet aboutisse.

Évelyne et Lucile, Barbara Bret-Morel, Ali Mebtouche, Christian Rollat, Carol Arcange, Carol et Maria Angelle, David Dupont, Hervé Rigot-Muller, Cyril Morel éditeur, M. et Mme André Laboirie, M. et Mme Robert Goubet, Monique-Reine Avry (photo en double sans pouvoir la supprimer), Auteur humanitaire avec Isabelle Ginko au profit des enfants réfugiés du Tibet, mon stand, et enfin l'équipe du Salon.
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:14

Thème :

Ce roman qui présente la genèse et l'aboutissement d'un amour hors du commun est rédigé sous la forme d'une correspondance à sens unique, mais quelques éléments de réponse sont mentionnés en rappel ou citations. Il montre l'évolution de la relation amoureuse de l'auteure de cette "correspondance", et sa lente et douloureuse prise de conscience sur une réalité pas si rare que cela, hélas. L'essentiel du travail rédactionnel, outre la saisie, a été le respect de la chronologie et de l'enchainement des faits, de leur cohérence, de l'évolution du drame et de sa conclusion.

Méthode :

Je n'ai pas créé de personnages : par discrétion, les noms et prénoms sont désignés par initiales ou liens, ni de lieux. Certaines situations sont fictives pour la cohérence de l'intrigue. Cependant, les évènements - lieux de vacances, faits professionnels, séjour en maison de convalescence etc. et les personnes évoquées dont beaucoup sont parties aujourd'hui (d'où mes larmes en le rédigeant), sont réels car je me suis basé sur des notes que je prenais quasiment au jour le jour (faits, lectures, sentiments, pensées, réactions etc. comme dans un journal intime tenu par une adolescente). Même une histoire d'amour a existé et j'ai aussi écouté et retenu des confidences. Je m'en suis servi pour bâtir ce drame et exprimer ce que je ressens sur les fausses situations, les amours impossibles, les rivalités, le qu'en dira-t-on, l'hypocrisie sociale, les médisances et calomnies, toutes ces apparences trompeuses dans un sens comme dans l'autre.

Sources :

Entre 1981 et 1985, je vivais à la Part-Dieu à Lyon avant de descendre dans le sud (Avignon) par mutation, donc j'allais souvent - notamment le weekend où mes enfants étaient chez leur papa -, faire des tours de vélo au parc de la Tête d'Or ou courir sur la piste prévue à cet effet, souvent avec ma soeur et ma belle-soeur. Quand j'avais le blues, je prenais ma voiture (c'était surtout le mardi soir car je les accompagnais chez leur mamie paternelle chaque semaine jusqu'au mercredi soir. Le retour était souvent difficile le mardi quand je n'allais pas bien, car je me sentais amputée de quelque chose en les laissant. Il m'est arrivé quelque fois de vouloir viser un platane et d'être victime d'un accident, et puis, au dernier moment, je visualisais mes enfants devant l'arbre et cet "électrochoc virtuel" me calmait aussitôt. Je rentrais ensuite chez moi apaisée pour écouter de la musique (Santi Latora, Mireille Mathieu, Francis Lai, Michel Legrand, Richard Clayderman, musiques d'orgue électronique - je ne les ai pas toutes citées dans le roman).

L'écoute de la musique avait ce pouvoir de me faire pleurer : je lavais ainsi tous mes chagrins, mes déceptions, mes angoisses sur l'avenir, et cette "lessive" me permettait de profiter d'un sommeil réparateur. Le lendemain, habillée et maquillée avec soin, je me rendais à mon travail comme si je n'avais été victime que d'un orage, devenu un mauvais souvenir. Et puis j'étais contente le soir même en quittant le bureau d'aller chercher mes enfants chez leur grand-mère paternelle. Si je devais écrire un roman autobiographique, il me faudrait des années et il comporterait plusieurs tomes !

Dans le présent roman, j'ai utilisé toutes mes notes prises entre 1981 (séparation) et 1985 (mutation) pour que mon récit soit cohérent. On peut dire que je suis le personnage-clé qui a écrit toutes ces lettres en passant, à plusieurs reprises, de l'affection et la tendresse à l'amertume et la colère, de la joie au chagrin, de l'espoir au désespoir, de l'humour au sarcasme.

Conclusion :

Je crois que beaucoup de personnes peuvent se reconnaître dans les états d'âme de mon héroïne. Le roman peut choquer des "femmes vertueuses" ou qui croient l'être (!), des femmes maladivement jalouses, et peut-être aussi des hommes qui seraient capables de penser que jamais ils n'auraient adopté ce comportement, celui du personnage qui reçoit les courriers : l'amoureux TRANSI ET INDÉCIS... Il faut avoir vécu la situation ou avoir soutenu une personne (homme ou femme) qui l'aurait vécue pour pouvoir s'identifier aux deux amants qui s'aiment à la folie. Je n'en dis pas plus, sinon il n'y aurait plus de mystère.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 13:48

Un long silence depuis mon dernier article qui s'explique par plusieurs facteurs :

- Bronchite en février et trachéite en mars (prise de sang, radio et tout le toutim)

- Séances chez le kiné (rééducation cervico-brachiale)

- Présence accrue auprès de mes petits-enfants

- Finalisation de mon recueil de nouvelles

- Préparation du Salon du Livre pour la Jeunesse

 

En somme je suis une retraitée très très occupée... qui met plus de temps à faire les choses et qui met plus longtemps à récupérer. Ah ! jeunesse, où es-tu ? Loin derrière moi... même si je suis encore considérée comme une "jeune sénior" !

 

Pour l'état de santé (maux de l'hiver), tout est rentré dans l'ordre. Quant aux séances chez le kiné, elles commencent tout juste à être bénéfiques. Encore quatre, et ensuite, si cela s'impose, une nouvelle série après entente préalable auprès de la CPAM. Même pour cela, il existe un barème : selon la prescription médicale détaillée, un forfait correspond à chaque "affection". Ensuite, l'auxiliaire médical est seul juge pour savoir si une prolongation des soins est nécessaire. Dans ce cas, il transmet au moins deux séances avant le terme, un imprimé spécial "entente préalable" pour la poursuite de ses prestations.

 

Ma fille, qui suit depuis novembre 2015 une formation en gestion de paie par internet, effectue un remplacement depuis le 7 mars sur un poste à temps partiel (cinq heures d'affilée) et j'ai donc repris du service auprès de ses deux enfants. Nous n'habitons pas loin l'une de l'autre, fort heureusement !

 

J'ai pu terminer mon recueil de nouvelles et je l'ai soumis la semaine dernière à une nouvelle maison d'édition locale (à St Étienne) gérée par une association à but non lucratif. Les "excédents" sont reversés à d'autres associations sociales. J'attends leur verdict pour la publication. Comme celle-ci publie à compte d'éditeur, mon seul engagement est l'acquisition initiale d'une trentaine d'exemplaires. J'ai rencontré le responsable de l'association au Salon du Livre Karine Bouvard à BRINDAS le dimanche 6 mars 2016. J'ai apprécié les ouvrages présentés par les auteurs de cette maison d'édition.

Finalement, j'ai modifié le titre du recueil : il est passé de "Les choses de la vie" à "Souffles de vies". En effet, le premier rappelait trop le titre d'un film. Après moult tergiversations, j'ai choisi le titre proposé par l'une de mes amies Marie-Hélène qui m'a convaincue avec ses arguments. Ce dernier titre met en évidence l'élan, le désir de vivre, l'optimisme après les épreuves.

 

Enfin je termine avec le premier SALON DU LIVRE POUR LA JEUNESSE que j'organise sous la bannière de l'Union des écrivains de la Région Auvergne Rhône-Alpes (UERA), association littéraire à laquelle je suis adhérente. Habitante du village, j'ai demandé en début d'année à monsieur le maire de la commune l'autorisation de tenir ce premier salon. Il aura donc lieu :

le dimanche 8 Mai 2016 de 10 h à 18 h sur la place de l'Église de VALPRIVAS (Haute-Loire)

 

Affiche et flyers prévus pour annoncer cette manifestation

Affiche et flyers prévus pour annoncer cette manifestation

Dans mon prochain article, je vous parlerai du Salon de HEYRIEUX qui s'est déroulé le samedi 2 avril 2016. Contrairement au 6 mars pour celui de BRINDAS, je n'avais pas oublié mon appareil photo et je pourrai ainsi les publier.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:17

Mon recueil : "Dix nouvelles - Les choses de la vie"

J'ai terminé ma nouvelle pour le recueil. Plus que deux à rédiger et je l'envoie le faire paraître ! Au début, quand je commence un nouveau texte, je n'ai qu'une idée, un fil conducteur qui surgit le plus souvent pendant que je conduis. Je n'ai pas la radio dans ma vieille Twingo. Je suis à moi seule "la radio muette qui se met en marche dans ma tête" !
Au fur et à mesure que je saisis sur mon clavier les mots et les phrases, que je les corrige en supprimant, en ajoutant ou en déplaçant, l'intrigue naît, se transforme et prend forme, les personnages deviennent vivants et parfois veulent échapper au destin que je leur ai prévu en me soufflant d'autres idées, d'autres pensées.
Et, à la relecture finale, émerveillée, je me demande où j'ai pêché tout ce que j'ai écrit. Amalgame de mes lectures, des films que je vois, des confidences que l'on me fait, de mon imagination, de mon propre vécu ? Je n'en sais rien... Peu importe d'ailleurs.
Si je ne suis pas douée pour les polars et la science-fiction (que j'aime pourtant lire), je puise mon inspiration dans les choses de la vie, dans la psychologie à portée de tout le monde, dans la nature humaine, plutôt bonne que mauvaise, même si ce dernier aspect est loin d'être absent. Je tente d'analyser les évènements au travers des sentiments, des ressentis, des mobiles, des pensées etc. pour en faire comprendre l'évolution, les tenants et les aboutissants... et laisser une sorte de message, comme un témoignage même s'il est fictif.

Mes prochains salons

Dimanche 6 mars 2016 à BRINDAS-69 (dans l'ouest lyonnais).

Samedi 2 avril 2016 à HEYRIEUX-38 (dans l'est lyonnais).

Dimanche 8 mai 2016 à VALPRIVAS-43 (à l'ouest de Firminy-42, au-dessus de BAS-EN-BASSET) "spécial Jeunesse".

À la lumière du pardon :

Nous sommes en 1960. Tout sourit à Camille, jeune adolescente de 14 ans, jusqu'au jour où sa vie bascule brutalement à la suite d'une sauvage agression. Violée et abandonnée dans les bois, elle va affronter sa situation avec courage, alors même que l'impact de ce drame rejaillit sur tout son entourage. Un enfant va naître à la suite de ce viol.
Comment, à cette époque, son grand-père paternel, notable dans une bourgade provinciale, va-t-il tout faire pour sauver les apparences, en faisant fi des conséquences et des sentiments d'une mère et de son enfant.
Comment une jeune mère trouvera-t-elle la force de surmonter ses épreuves pour retrouver une vie normale.
Un long voyage de l'innocence au pardon, servi par une écriture simple et authentique.

Destins – Au-delà des apparences :

Philippe est âgé de près de 80 ans lorsqu'il est brutalement victime d'un accident vasculaire cérébral. De lourdes séquelles vont le rendre très dépendant.
Cependant, son état a priori terrible va en fait le libérer d'un joug moral et social très pesant. En effet, son inactivité physique va lui permettre de se replonger dans ses souvenirs en toute liberté et de revivre par la pensée une grande histoire d'amour.
Le voyage intérieur d'un homme profondément humain face à son destin et à des choix plus subis que voulus, ou comment continuer à aimer la vie malgré son handicap.

Porteur d'espoir avec de l'amour, de l'humour, des évènements somme toute tirés de la vie.

Aimer à en perdre la raison :

Ce roman présente la genèse d'un amour hors du commun, et son aboutissement après une lente et douloureuse prise de conscience. Il est rédigé sous la forme d'une correspondance à sens unique, mais quelques éléments de réponse sont indiqués en rappel ou citations. L'auteur n'a pas créé de personnages – certains lieux et prénoms ou noms sont désignés par initiales ou lien, par discrétion -, ni de situations fictives sauf quelques-unes pour la cohérence de l'intrigue. Des notes prises entre 1981 et 1985 sur des évènements propres à l'auteur ont été utilisées pour construire une histoire d'amour dans laquelle l'aspect psychologique est omniprésent. Le drame va crescendo pour se terminer brutalement par une situation inattendue. L'essentiel du travail rédactionnel, outre la saisie, a été le respect de la chronologie et de l'enchainement des faits, de leur cohérence, de l'évolution de l'histoire et de son aboutissement.

L'auteure, Lucile Gauchers :
Née en 1950, elle occupe sa retraite par l'écriture de romans et autres écrits. Après avoir travaillé près de 25 ans en Provence. elle s'est d'abord installée à Tassin la Demi-Lune pour ensuite rejoindre ses filles et ses petits-enfants dans un agréable village de la Haute-Loire où il fait bon vivre. Elle est également membre de l'Union des écrivains de Rhône-Alpes/Auvergne (UERA) depuis Juin 2010 et s'intéresse plus particulièrement aux romans de société, aux thrillers psychologiques et à la psychologie générale.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:38

En ces temps moroses, nous avons grandement besoin de cultiver la joie afin de nous armer pour être : "mieux dans sa vie, mieux dans sa tête".

Alexia Bohm (A. B.) a recueilli les propos du philosophe Frédéric LENOIR (F. L.) qui nous parle de son dernier livre : "La Puissance de la joie".

D'après lui, nous pouvons tous libérer de la joie en nous : elle serait accessible à tous, à portée de main. Il nous explique dans son livre comment y parvenir et répond aux questions d'Alexia Bohm.

A. B. : La joie, c'est quoi au juste ?

F. L : "C'est une expérience qui s'apparente au plaisir, mais qui est plus profonde et plus complète que le plaisir". D'après lui, la joie toucherait "notre coeur, notre esprit, notre âme et notre corps". En somme, la joie serait une excellente thérapie pour l'Être dans sa globalité, dirais-je !

F. Lenoir différencie la joie du bonheur.

Pour lui, le bonheur serait fait "de stabilité, de sérénité, de paix", alors que la joie serait une énergie du moment, de l'instant. Il donne comme exemple les enfants chez qui la joie les envahit en totalité. Les enfants lorsqu'ils jouent sont entièrement dans la joie du jeu.

F. Lenoir affirme qu'il faut "supprimer les obstacles" qui font "barrage", et pour ce faire "les identifier" afin de libérer la joie qui est en chacun d'entre nous.

A. B. : Qu'est-ce qui provoque cette joie ?

F. Lenoir a identifié deux "grandes voies" qui procureraient de la joie.

- L'une d'elle est personnelle, intimement liée à l'individu, comme il le dit : "être et se sentir pleinement soi-même en se mettant à l'écoute de ses vrais désirs".

- L'autre est externe à nous : "être en lien avec ceux que nous aimons, avec la nature [...], et avec le monde qui nous entoure [...]", que ce monde soit éloigné de nous ou tout proche (comme "le bureau juste à côté").

D'après F. Lenoir, "quand on se sent relié, en communion avec les autres ou avec le monde, alors la joie est là".

J'en conclus que la solitude, volontaire ou non, fait barrage à la joie : première identification !

A. B. : Le monde est en crise et pourtant vous célébrez la joie...

F. L. : "La joie peut être présente dans presque toutes les conditions de vie". Il donne comme exemple l'Inde où il a travaillé dans des léproseries et des bidonvilles. Honnêtement, vous vous sentiriez joyeux, vous, dans de telles conditions ? Eh bien, lui, a constaté que les gens qu'il a rencontrés là-bas, vivant dans le dénuement, "étaient vraiment joyeux, rayonnants". D'après lui, "la joie est là dès que l'on accepte la vie comme elle est". Donc, les éternels insatisfaits sont par nature des personnes incapables de ressentir de la joie et de la donner aux autres, car ils veulent toujours plus et ne savent pas (ou ne peuvent pas) apprécier ce qu'ils ont.

F. Lenoir précise que lorsque l'on a la faculté d'accepter la vie comme elle vient, "cela ne veut pas dire se résigner". Il entend que "dès lors que l'on n'a pas le pouvoir de changer la donne, il faut lâcher prise et se tourner vers ce que l'on peut vivre de meilleur". Pour parvenir à ce "meilleur", il préconise de s'investir "davantage auprès des autres", d'écouter réellement les autres, d'apporter de l'aide quand on le peut, de savourer "les petits plaisir simples de la vie", d'être "attentif à la beauté qui nous entoure". Pour lui "Tout cela est gratuit et à notre portée : là réside la puissance de la joie". C'est ce qu'il a voulu démontrer dans son livre : que s'il fallait ne plus avoir de soucis pour être joyeux, nous pouvions attendre longtemps ! Même dans un monde en crise, il affirme que la joie est accessible à tous. Deuxième identification : se contenter de ce que l'on a quand on ne peut faire autrement.

A. B. : Quelle place occupe l'argent dans la notion de joie ?

Pour F. Lenoir, "l'aisance matérielle [...] n'est pas, en soi, un facteur de joie durable." Il donne comme exemple les conclusions d'une étude effectuée par des chercheurs américains sur cent gagnants du loto : la joie est réelle et très grande pendant environ six mois, chaque gagnant retrouvant par la suite leur niveau de bonheur antérieur au gain. Pour lui, même si le gain inattendu "facilite la vie, ôte des poids du quotidien, accroît le sentiment de sécurité, offre plus de liberté", il n'est pas un critère inhérent de la joie à moyen et long terme. Troisième identification : le matérialisme n'est pas synonyme de bonheur et de joie.

A. B. : Expliquez-nous comment la cultiver au quotidien.

F. Lenoir part d'une réponse très personnelle en relatant sa "journée type". Il déclare qu'en se réveillant le matin :

1/ Il remercie d'être en bonne santé. Il pense que pour les personnes malades, c'est peut-être d'abord un sentiment de gratitude qui les anime, soit envers les soignants et/ou envers leur propre corps qui lutte au mieux. Pour lui "L'esprit de gratitude favorise la joie."

2/ Il médite un moment : "travail d'intériorisation pour mieux se connaître [...], pour prendre du recul et apaiser les émotions."

Puis, tout au long de la journée :

1/ Il se rend attentif au moment présent en appréciant tous les petits plaisirs de la journée.

2/ Il essaie de se remémorer; chaque soir, cinq moments positifs de sa journée.

En conclusion, pour lui, "il ne s'agit pas de courir après le bonheur, mais plutôt de porter son attention sur ce qui nous fait nous sentir joyeux et vivants."

A. B. : Selon vous, qu'est-ce qui, dans nos comportements ou nos habitudes, nous barre l'accès à la joie ?

F. Lenoir voit deux obstacles majeurs :

1/ "Les pensées et croyances négatives ou limitantes". Pour lui, tout ce qui est réducteur est construit "sur la peur et le manque d'estime de soi."

2/ "L'égocentrisme" prôné dans le monde occidental pour l'égo, le confort, ne pas être dérangé, la peur de l'autre etc., au final tout ce qui, en fait, nous rend malheureux à notre insu.

Il affirme que "Toutes les études montrent que l'altruisme (le contraire de l'égocentrisme) est l'une des principales sources de bonheur et de joie, avec la gratitude."

Altruisme et gratitude, qualités bien rares aujourd'hui et pourtant si précieuses, pour les autres comme pour soi. Mais, F. Lenoir nuance en disant qu' "il ne s'agit pas de se faire passer derrière les autres ou de se sacrifier pour eux, mais de sortir de l'obsession de soi. [...] essayer de se mettre plus souvent à la place de l'autre, être curieux de la différence, se soucier davantage du bien-être d'autrui, faire preuve de gratitude, proposer de l'aide..." Ce serait avec toutes ces choses que nous pouvons tous "libérer la source de joie qui est en nous."

A.B. : Certains semblent avoir du mal à accueillir la joie. Pourquoi ?

D'après F. Lenoir, la culture familiale ou le parcours personnel de certaines personnes peuvent faire barrage à la joie, qui la rendrait "suspecte" à leurs yeux, voire même "effrayante".

Dans certaines familles, le positif serait à peine remarqué, car de l'ordre du normal, alors que les évènements négatifs seraient amplifiés en donnant l'occasion de se plaindre. Certes, dans la culture occidentale, les maladies graves, les deuils, les gros ennuis financiers par exemple constituent des obstacles aux émotions positives et empêchent de croire possibles la joie et le bonheur.

F. Lenoir évoque aussi une autre catégorie de personnes qui "pensent qu'être joyeux, c'est être inconscient, superficiel, ou que c'est le signe que l'on manque de rigueur intellectuelle". Pour lui, elles se trompent et se gâchent la vie ! Il les exhorte à effectuer un travail sur elles-mêmes afin d' "identifier ce qui les empêche d'accueillir la joie [...]."

A. B. : À l'inverse, certaines personnes semblent naturellement joyeuses. À quoi cela tient-il ?

Pour F. Lenoir, ce serait une question de "tempérament et sans doute de patrimoine génétique". Il a constaté qu'il existait "des familles joyeuses et des familles tristes". Mais il nuance en affirmant que la plasticité du cerveau pouvait inverser la donne de départ et la reprogrammer de manière positive pour peu qu'on le veuille vraiment et qu'on s'en donne les moyens : "on peut s'entraîner à la joie, décider de porter son attention et d'investir son énergie dans ce qui est positif, dans ce qui nous fait du bien." Pour lui, "les résultats obtenus sont tellement gratifiants que se crée rapidement un cercle vertueux." Il ajoute même qu' "il n'y a pas de déterminisme, pas de fatalité. Être joyeux, cela peut se décider."

A. B. : Est-on plus facilement joyeux à certains âges ?

F.L. : "Oui sans hésiter". La joie est quasi-permanente dans l'enfance - enfance normale bien entendu, au cours de laquelle la curiosité naturelle et les découvertes "produisent de l'émerveillement", et la capacité à inventer et à jouer renouvelle les plaisirs." Il a été constaté aussi que la joie enfantine pouvait rayonner dans l'entourage en procurant de la joie aux autres. Les enfants en grande souffrance ne peuvent pas ressentir ce sentiment de joie, hélas.

Une autre période est propice à la joie : celle de la vieillesse "lorsqu'elle est acceptée, qu'elle n'est pas parasitée par l'amertume et qu'elle n'est pas vécue dans l'isolement." Les personnes âgées prennent plaisir à savourer les bons moments à leur juste valeur : une visite, un sourire, une parole douce, des confiseries, une promenade, un bon petit plat etc. Le secret de la longévité des personnes âgées, encore bien portantes, réside sans doute dans leur capacité à être joyeuses.

A. B. : À quoi reconnaissez-vous les gens qui ont de la joie en eux ?

F. L. : "Je les reconnais à leurs visages. Leurs yeux sont pétillants, ils sourient. [...] c'est de l'ordre du rayonnement."

Pour F. Lenoir, ces personnes rayonnent de la joie de vivre, ce qui les rend attirantes. Les autres se sentent bien en leur compagnie. Il émane d'elles une "énergie vitale contagieuse", et la joie qui irradie autour d'elles contaminent les personnes qui les entourent.

Conclusion : 7 façons de se procurer de la joie.

1/ Le sentiment de communier avec la nature : contemplation, marche, jardinage.

2/ Le dépassement de soi, la réalisation d'un objectif : remporter un défi personnel.

3/ L'échange et le partage avec les autres : sortir de l'isolement.

4/ Les plaisirs sensoriels : savourer une glace, un bon petit plat, des chocolats ; prendre le soleil.

5/ La mise en pratique d'un idéal (courage, altruisme, justice) : faire des dons (temps, argent...)

6/ La pratique d'une activité qui plaît, qui procure du plaisir et qui a un sens à nos yeux.

7/ La réception d'un cadeau inattendu de la vie tel qu'un sourire, un compliment, un mot gentil.

Alors, êtes-vous convaincu(e) que la JOIE peut changer votre vie ? Que sa puissance est bien réelle ?

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 14:18

En introduction, je vous dirai simplement que je partage ci-après le témoignage d'un membre de ma famille, situation à laquelle j'ai plus ou moins assisté, mais surtout pour laquelle j'ai apporté mon soutien moral tant j'étais et suis toujours habitée par le sentiment d'injustice. Moi-même, après avoir été pendant de longues années responsable du service des ressources humaines : du recrutement au départ à la retraite, en passant par la gestion des carrières ; des absences (congés payés, congé de maladie ordinaire, de longue maladie ou de longue durée, congé de maternité et de paternité, arrêt pour accidents de travail et de trajet) ; de la gestion de la paie ; des déclarations sociales mensuelles et des DADS annuelles ; de l'évaluation des personnels etc.), j'ai été très choquée et indignée par le comportement de ce "chef d'établissement". Vous en jugerez par vous-même.

D'abord le bonheur d'être enfin maman

Le couple a attendu trois ans avant que le désir conjoint d'avoir un enfant se concrétise. Pour cette jeune femme, c'était selon ses dires, la seule chose qui manquait encore à son bonheur.

Et puis un jour, elle apprend qu'elle porte la vie depuis cinq semaines déjà... Elle avait tout : un mari, un appartement dans lequel elle se sentait bien, des amis, un travail qu'elle adorait et où elle se rendait le matin avec envie.

La grossesse se passe bien malgré un premier trimestre qu'elle trouve interminable tant elle avait peur de perdre le bébé. Avec deux semaines d'avance, elle met au monde, en urgence et par césarienne, un magnifique petit garçon.

Pour elle, sa naissance est le plus beau jour de sa vie et lui permet d'être la plus heureuse des mamans !

Penser à reprendre le travail après cet intermède heureux

Elle obtient assez rapidement une place en crèche pour son fils en prévision de sa reprise. Au bout de trois mois et demi, qu'elle a vécus comme dans un rêve - ses mots "où j'étais sur mon petit nuage" -, le jour J arrive : elle s'y était préparée et elle avait vraiment envie de reprendre ses activités professionnelles et le rythme quotidien du monde du travail malgré sa fatigue.

Pourtant, sa gynécologue lui trouvant mauvaise mine avec une tension trop basse deux jours avant la date de reprise, veut prolonger d'un mois son congé postnatal. Elle refuse en prétextant qu'elle est sous contrat, qu'elle ne peut pas se permettre de manquer davantage et qu'elle se sent prête à repartir au travail même si elle ressent un peu d'appréhension à la pensée d'être séparée de son bébé. Toutes les mamans doivent connaître cette inquiétude, n'est-ce pas !

Désillusion totale

"Si j'avais su ce qui m'attendait, j'aurais écouté ma gynéco" !

En effet, elle comprend très vite qu'elle a "perdu sa place". Pour avoir été absente quelques mois, pour le bonheur d'avoir enfin un enfant, on a profité du moment le plus important de sa vie pour l'évincer afin de "placer" une personne de connaissance, quelqu'un embauché définitivement après quelques semaines de présence alors qu'elle-même était sous contrat depuis un an et demi !

Pourtant, on ne s'était jamais plaint de son travail ! Au contraire, on avait plutôt l'air content d'elle, de son comportement discret, de son assiduité et du travail rendu. Elle avait de bonnes appréciations ; elle était toujours prête à rendre service et accomplissait consciencieusement les tâches confiées, et avec dévouement.

Le jour de sa reprise, elle "atterrit" dans un nouveau service où elle doit tout apprendre, elle qui n'a pas de formation commerciale pour la réception de la clientèle. Elle travaille dans de mauvaises conditions ne disposant pas même d'un poste de travail qui lui soit propre. Quel changement avec ce qu'elle faisait auparavant !

Au fil des semaines, elle va de plus en plus mal

Elle développe ce que les médecins nomment "la dépression du post-partum" (ou dépression postnatale) alors que cette souffrance psychologique n'a rien à voir avec sa grossesse, son accouchement ou sa maternité. Non ! Son état dépressif est une conséquence directe de la façon dont elle a été traitée à son retour de congé de maternité sans avoir été prévenue ni préparée au préalable, mise devant le fait accompli le jour de sa reprise, aggravée de surcroît par le changement de poste, la méconnaissance et les mauvaises conditions de travail.

Elle est envahie d'un profond sentiment d'injustice et d'une colère bouillonnante, mais elle ne peut rien dire, rien faire. Elle se sent piégée et impuissante, son contrat devant être renouvelé prochainement.

Pas d'autre choix

Elle se fait soigner et s'adapte tant bien que mal à son nouveau poste. Mais quelle différence avec avant : elle n'a plus du tout envie d'aller travailler le matin ; elle se force, se fait violence ; c'est très dur. Elle regrette en permanence son ancien poste et rien que de penser à lui ou d'en parler, elle en a les larmes aux yeux.

Elle ne parvient plus à faire la coupure entre le travail et la maison comme auparavant quand le lendemain était une nouvelle journée et qu'elle partait avec joie au travail. Ne dit-on pas que l'on doit laisser ses soucis personnels au vestiaire lorsque l'on est au travail ? Eh bien, là, c'est le contraire : sa déception est tellement envahissante qu'elle ne parvient pas "à laisser de côté son travail" pour ne se consacrer qu'à sa vie familiale d'épouse et de maman.

"Plus rien n'allait... je ne comprenais pas comment j'en étais arrivée là, comment tout avait pu basculer du jour au lendemain parce qu'une seule personne avait décidé de mon sort !

Par opportunisme, le directeur de l'établissement avait décidé de rendre service à une amie en recrutant sa fille employée dans une entreprise qui était en train de déposer le bilan. "Il a certainement pensé accomplir une bonne action en plaçant l'une de ses connaissances. Mais "déshabiller" l'une pour "habiller" l'autre, je n'appelle pas ça une bonne action, mais de l'abus de pouvoir."

Conclusion

Entre-temps, son contrat est arrivé à terme après avoir été renouvelé. Elle a eu un deuxième enfant dont elle a profité pleinement puisqu'elle était en congé parental par la force des choses. Elle a même changé de région pour suivre son mari qui travaille toujours dans la même entreprise depuis neuf ans.

Elle tient à faire passer le message suivant : "Je voudrais que des personnes qui ont un certain pouvoir au travail arrêtent de "maltraiter" les femmes enceintes et les jeunes mamans. Je ne dis pas que c'est pareil de partout, bien heureusement ! Mais tout le monde sait que les bébés ne naissent pas dans les choux. Qu'ils réfléchissent au fait qu'ils sont eux-mêmes des maris, des pères, des frères, des grands-pères peut-être, et qu'ils trouveraient certainement ça intolérable si on faisait subir à l'une de leurs proches ce qu'eux-mêmes font vivre à d'autres femmes. Alors les futures ou jeunes mamans, défendez-vous ! N'encaissez pas sans rien dire comme je l'ai fait. Battez-vous pour votre place et pour être respectées, pour que plus jamais une femme ne "souffre du bonheur d'être mère" !

Depuis décembre 2004, date à la quelle cet évènement a eu lieu, j'ose espérer que les futures et jeunes mamans sont mieux traitées dans le monde du travail, bien que l'abus de pouvoir puisse revêtir des formes tellement insidieuses qu'il peut être très difficile pour elles de le prouver. Et si de surcroît, c'est pour en subir des représailles par la suite... quel recours pour elles ? Il n'est pas facile de changer les mentalités.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 14:56

Malgré la dénomination de mon blog : "evasion-lecture-roman", je vais aborder ci-après un thème qui me tient particulièrement à coeur.

Certains(es) lecteurs(trices) trouveront peut-être quelques réponses à leurs questionnements éventuels sur la situation des enfants dits précoces ou à haut potentiel (HP). Les points communs des enfants HP sont notamment leur sens aigu de l'injustice et leur hypersensibilité.

Je vais évoquer une étude clinique menée depuis 2014 à LYON par :

- le CERMEP - imagerie du Vivant (Centre d'Explorations et de Recherches Médicales par l'Emission de Positions),

- le CHU de LYON

- l'Université Lyon 2.

But de cette étude :

- Mieux comprendre le fonctionnement cérébral des enfants intellectuellement précoces (EIP) en réalisant une étude par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) sur les connexions du cerveau, son anatomie et son fonctionnement. L' IRM étudie le traitement des informations par le cerveau (phase active) et le fonctionnement du cerveau au repos (sans activité stimulante).

- Favoriser une meilleure prise en charge des enfants EIP ou à HP sur les plans éducatif, psychologique, neuropsychologique et médicamenteux.

- Améliorer l'approche scolaire par le "principe de la neuroéducation" afin d'adapter la pédagogie au profil de ces enfants.

Sélection des enfants pour l'étude :

La sélection de 80 enfants âgés de 8 à 12 ans, a été effectuée par le pédopsychiatre Olivier REVOL et par Fanny NUSBAUM psychologue et chercheuse à l'Université Lyon 2, directrice de PSYRENE (Psychologie, Recherche et Neurosciences).

Les tests de QI (Quotient Intellectuel) ont fait ressortir 4 groupes parmi les 80 enfants :

- Enfants HP à QI normaux dits "contrôles"

- Enfants HP à QI homogènes dits profil laminaire

- Enfants HP à QI hétérogènes dits profil complexe

- Enfants HP à QI avec troubles de l'attention (TDA)

Je vais m'intéresser plus particulièrement aux deux profils des HP pour lesquels certains enfants obtiennent d'excellents résultats scolaires, et d'autres sont en échec scolaire.

Le profil laminaire fait ressortir une distribution homogène des capacités cognitives et un comportement adapté à l'environnement.

Le profil complexe met en évidence des capacités cognitives hétérogènes (dyssynchronie cognitive) : décalage entre la sphère intellectuelle très mature dans certains domaines, et la sphère émotionnelle et relationnelle plus fragile.

Signes de l'enfant précoce :

Les enfants HP (ou EIP) se distinguent par une représentation différente selon leur profil : "du petit savant" à l'enfant instable. De plus, le "haut potentiel" est souvent associé à d'autres troubles.

- Les enfants précoces sont des enfants intelligents et vifs mais très souvent anxieux, repliés sur eux-mêmes et en situation d'échec scolaire (pour le profil complexe notamment).

Ces enfants nécessitent un accompagnement spécifique, mais encore faut-il que le diagnostic soit posé sans tarder, car le "surdon" peut VITE se transformer en HANDICAP.

- Les enfants EIP acquièrent généralement un bon langage verbal très tôt. En revanche, les tâches écrites posent souvent problème : geste crispé et maladroit dû à des difficultés motrices et troubles de l'apprentissage. Sur le plan affectif : hypersensibilité souvent prise à tort pour de l'immaturité.

- Chez ces enfants, les troubles du comportement sont fréquents en raison d'une anxiété permanente et / ou d'une humeur dépressive, conséquences de questionnements existentiels trop précoces que l'enfant ne peut assumer.

Comportement à adopter par les adultes :

- en règle générale : bienveillance et aussi fermeté ; stabilité, cohérence et clarté de la part de l'adulte,

- en plus, à l'école : indulgence sur les points faibles (travail écrit et orthographe) et sollicitation des capacités intellectuelles selon le profil de l'enfant.

Conclusion :

Lorsque le "surdon" initial (ou la précocité) est malheureusement tombé dans la "pathologie", il est très difficile, voire impossible de poser le diagnostic d'enfant intellectuellement précoce. Comme les problèmes sont bien réels, d'autres étiquettes vont être collées sur l'enfant avec des conséquences plus ou moins différentes. Avec de la chance, la prise en charge sera adaptée et efficace. Hélas, bien souvent, elle peut être un facteur aggravant. Cependant, plus l'enfant est jeune, plus il aura de chance d'évoluer dans le bon sens.

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