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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 14:58

Deuxième roman publié chez EDILIVRE.

Résumé :

Philippe est âgé de près de quatre-vingts ans lorsqu'il est brutalement victime d'un accident vasculaire cérébral. De lourdes séquelles vont le rendre très dépendant.

Cependant, son état a priori terrible va en fait le libérer d'un joug moral et social qui lui a pesé sa vie durant. En effet, son inactivité physique va lui permettre de se repasser le film de sa vie en se plongeant dans ses souvenirs en toute liberté et en faisant revivre par la pensée une grande histoire d'amour.

Ce roman foisonne de regards sur la société au travers des souvenirs et des pensées de Philippe et relate, dans la première partie, l'histoire d'un homme profondément humain - avec ses qualités et ses défauts - face à son destin et à des choix plus subis que voulus. Elle est porteuse d'espérance, car Philippe, au lieu de se lamenter sur son sort, nous emmène dans son voyage intérieur.

Dans la deuxième partie, Adeline et Laure, les deux femmes de la vie de Philippe - qui ne se connaissent pas -, nous livrent leur propre ressenti face à des évènements communs. Malgré des situations dramatiques, elles sont toutes les deux attachantes, chacune à sa manière.

Si vous voulez en savoir davantage, commandez-le directement sur le site d'Edilvre ou auprès d'Amazon.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 20:57

Ce roman intimiste se présente sous la forme d'une correspondance à sens unique, mais quelques éléments de réponse sont indiqués en rappel ou citation. Je n'ai pas créé de personnages (certains lieux et les prénoms/noms sont désignés par initiales ou lien), ni de situations fictives, sauf quelques-unes pour la cohérence.

Je suis partie de notes prises entre 1981 et 1985 (jusqu'à mon départ pour Avignon), et l'histoire d'amour développée m'a permis d'exprimer des pensées liées aux situations et d'utiliser quelques citations appropriées, connues ou non.

Je devrais écrire des scenarii : à force de lire et relire pour tout vérifier (chronologie, cohérence, orthographe etc.), j'avais vraiment l'impression de "dérouler un film". J'ai versé quelques larmes aussi, car pas mal de personnes (non nommées) sont DCD entre 1987 et 2011. Mon éditeur Edilivre m'avait proposé deux classements : roman psychologique ou roman de société. J'ai préféré psychologique, car c'est l'aspect que je mets le plus en évidence même si j'utilise des faits de société (du siècle dernier - années 80). Finalement, paru le 30 octobre 2015, mon ouvrage a été classé à "roman sentimental". Vous connaissez beaucoup de situations sans la présence de sentiments et d'émotions ?

Les lecteurs qui connaissent : "Destins - au-delà des apparences", verront une corrélation psychologique entre les deux romans. À croire que le personnage principal de "Destins..." me poursuit, comme un rôle peut "poursuivre" un acteur ou une actrice !

Mais ne dit-on pas que les auteurs puisent dans leur vécu, dans leur mémoire, dans leurs ressentis propres l'inspiration pour écrire une histoire ? Par association d'idées, nous utilisons des faits qui se rappellent à nous et qui s'adaptent à nos personnages.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 21:32

Parmi tous les amateurs de pêche, les pêcheurs à la mouche seraient les plus passionnés. Ils sont capables de consentir de gros sacrifices pour assouvir leur passion, comme par exemple, faire plusieurs centaines de kilomètres pour pêcher dans une bonne rivière pendant seulement quelques heures ou pour se mesurer à un poisson particulier tel que l'ombre commun.

Quand le poisson saisit les insectes à la surface de l'eau, on dit qu'il gobe. Le pêcheur propose au poisson qui se nourrit d'insectes la mouche artificielle flottante appelée "mouche sèche" par opposition à la "mouche noyée".

Pêcher à la mouche, c'est par excellence pêcher sportivement : il faut se déplacer et observer ; le matériel est fin et léger, et son usage demande habitude et précision. Il s'agit donc d'une activité complète en même temps que ludique, une "chasse aux poissons" qu'il faut comprendre comme un jeu, puisque, en dernier ressort, le but du pêcheur à la mouche consiste à tromper le poisson au moyen d'un assemblage de plumes et de poils - la mouche artificielle - qu'il faut leur faire accepter comme si elle était une véritable mouche naturelle. C'est là que réside tout l'art du pêcheur à la mouche !

La pêche à la mouche est très ancienne. En effet, le premier usage connu des mouches artificielles remonte au tout début de l'ère chrétienne, loin d'être apparu il y a seulement quelques décennies.

Raison de plus aux amateurs de pêche pour s'y mettre et découvrir ainsi des joies et une passion qu'aucune autre pêche ne peut offrir avec autant de force ! Mais attention, une fois qu'on y a goûté, il paraît que l'on ne peut plus s'en passer tant elle est source de plaisir.

Le matériel nécessaire à la pratique de la pêche à la mouche est le suivant : la canne, le moulinet, du fil de soie et les mouches artificielles.

  1. La canne : pièce maîtresse de l'équipement des pêcheurs à la mouche, elle doit faire l'objet de tous leurs soins, tout autant lors de son choix que plus tard, pendant la pêche, ou lors de son rangement, car elle est très fragile. Faite généralement en fibre de verre, elle doit être flexible et légère.
  2. Le moulinet : s'il est une pièce maîtresse de l'équipement de la pêche au lancer, le moulinet est davantage un accessoire pour la pêche à la mouche, non pas qu'il soit facultatif - il est bien sûr indispensable -, mais son choix est libre. Il en existe plusieurs sortes ; le moulinet peut être manuel, semi-automatique ou automatique.
  3. les touches : Les pêcheurs à la mouche n'utilisent pas les insectes - trop fragiles - et leur préfèrent les mouches artificielles composées de matériaux tels que fils, plumes, poils, matières synthétiques, qui imitent parfaitement les mouches naturelles. Il en existe trois sortes :
  • les mouches dites noyées, plus lourdes, qui se déplacent entre deux eaux
  • les mouches appelées "nymphes", qui émergent à la surface de l'eau
  • enfin, les mouches sèches, les plus légères, qui flottent à la surface de l'eau.

Le pêcheur à la mouche est très écologique : il respecte la nature et s'efforce de protéger l'environnement. Il ne pêche pas toujours dans le but de rapporter ses prises. Pour lui, ce type de pêche est un sport qu'il pratique avec passion, une lutte contre le poisson qu'il aura leurré avec ses mouches artificielles. Souvent, lorsqu'il aura enfin réussi à l'attraper, il le relâchera en retirant délicatement l'hameçon.

BONNE PÊCHE...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:33

Je reprends les termes de ma newsletter de Juin 2013, pour une plus grande diffusion. J'espère que mes lecteurs et lectrices éventuels seront suffisamment ouverts pour en appréhender la teneur. Cet article ne constitue qu'une piste de réflexion. Chacun en fera ou non l'usage qu'il veut ! Ce n'est qu'un constat personnel même si à la fin je fais connaître ma position qui n'engage que moi.

 

-o-o-o-o-

 

Je ne me souviens pas qu'un projet de loi ait autant dévié sur une polémique d'une telle ampleur entre les mouvements POUR et les mouvements CONTRE - polémique qui a malheureusement conduit à d'autres déviances sous la forme d'affrontements physiques d'une rare violence sur un sujet qui concernait somme toute une "forme d'amour". Comme quoi le fanatisme peut se manifester en tout et pour n'importe quoi !

 

Je suis de nature tolérante et compréhensive. Mais, en l'occurrence, le bon sens devrait l'emporter sur "la folie collective" qui se développe de plus en plus (et pour n'importe quoi) parmi le genre humain. En effet, force est de constater et d'affirmer que "l'homme ne sera jamais femme, et la femme ne sera jamais homme" : une évidence des plus basiques, n'est-ce pas, presque une lapalissade ! Le genre humain ne pourra se renouveler que par l'accouplement d'hommes et de femmes, les techniques de procréation assistée restant, tout bien considéré, plutôt restreintes eu égard au nombre de terriens qui évoluent sur notre planète !

 

Ce qui peut se passer dans une chambre relève de l'intimité la plus élémentaire, chacun faisant ce qu'il veut avec qui il veut ; là n'est pas le problème. Cependant, pourquoi légiférer sur des comportements intimes - de surcroît qui concernent une minorité -, en rendant officielles, par les liens du mariage, des relations entre personnes du même sexe ? Je me pose encore la question ! Quels en sont les véritables enjeux et dans quels domaines ? À mon humble avis, certainement pas ceux derrière lesquels les défenseurs du "mariage pour tous" se sont retranchés ! En effet, pour ce qui relevait de la protection juridique et sociale de ces couples marginaux, un grand pas avait été accompli par l'adoption du PACS. Tant et si bien que même des couples hétérosexuels l'ont préféré à l'union devant monsieur ou madame le Maire ! Si des lacunes ont été relevées, il suffisait de réviser les clauses dudit PACS pour le compléter en fonction de "l'évolution de la société", une sorte de mise à jour régulière en somme !

 

Il n'est pas du tout question de tomber dans "l'homophobie", car nul n'a le droit de juger autrui sur ses orientations religieuses, politiques ou sexuelles. Tout être humain doit aimer son prochain, quelle que soit sa situation, son état, sa personnalité.

 

Cependant, pour quelles raisons les personnes qui s'érigent avec force arguments valables contre cette loi, devraient-elles être qualifiées "d'homophobes" par ceux-là-mêmes qui n'ont pas hésité - pour "justifier" leur position - à utiliser des tragédies familiales vécues par des enfants subissant ou ayant subi des maltraitances diverses (incestes, brimades psychologiques et sévices corporels graves etc...) de la part de leurs deux parents (père et mère) ? De quel droit les défenseurs du "mariage pour tous" se sont-ils permis d'utiliser ce type d'arguments pour manipuler des masses, mais surtout nos dirigeants, nos législateurs ? N'en avaient-ils donc pas d'autres plus percutants ou fondés ?

 

Un mal : les sévices perpétrés par un papa et une maman sur leurs enfants, ne peut justifier un autre mal : les carences qui seront immanquablement infligées aux enfants vivant avec deux "pères" ou deux "mères". Nier cette évidence, c'est aussi ne pas reconnaître que, dans la plupart des familles traditionnelles, les abus restent une minorité, alors que dans les autres couples "deux hommes/deux femmes", les carences que connaîtront les enfants seront plus ou moins généralisées ; c'est aussi ne pas se poser la question suivante : comment l'enfant élevé par deux hommes ou par deux femmes pourra-t-il développer son identité sexuelle puisque c'est en s'identifiant à son parent du même sexe qu'il peut construire sereinement sa personnalité. Le priver de ce contexte familial, c'est lui interdire un développement biologique et psychologique harmonieux avec le risque de créer en lui des carences profondes et irréversibles.

 

Certes, il existera toujours des déviances sexuelles et sentimentales chez l'adulte, qui auront certainement - ou peut-être - pris racine dans son enfance. Que l'adulte puisse décider - en son âme et conscience - de sa vie privée et intime, c'est un droit qu'il faut lui reconnaître. En revanche, l'enfant n'a pas à subir les choix de l'adulte.

 

Posons-nous chacun et chacune les bonnes questions : suis-je POUR "Le mariage pour tous" par intime conviction ou bien pour suivre le mouvement collectif et être "dans le vent", dans "Le vivre avec son temps" ? Est-ce que ma tolérance ne concerne que les autres, tant que ma propre famille n'est pas concernée ? Si nous pouvons répondre très honnêtement à ces questions, sans doute pourrons-nous être plus enclins à comprendre les personnes qui sont CONTRE "Le mariage pour tous".

 

J'ai le courage de le dire ici : je suis contre sans être homophobe, car je respecte les convictions d'autrui comme j'aimerais que l'on respecte mes choix. Et je suis également contre les manifestations qui ont dégénéré en mouvements de violence. La violence n'a jamais rien résolu et ne résoudra jamais rien ! Mon seul souhait : que la polémique cesse enfin et que les esprits "échauffés" se calment...

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:33

Ne dit-on pas communément que "l'argent ne FAIT pas le bonheur mais y contribue" ? Cependant beaucoup craignent d'être volés, spoliés, avant même de craindre pour leur vie. Pour eux, la vie aurait-elle moins de valeur que l'argent ? Ceux qui ne possèdent rien ne craignent que pour leur vie, leur santé. Mais comment réagiraient-ils si, subitement, ils se trouvaient à la tête d'une fortune ?

 

Dans Jésus, ce célèbre inconnu, ouvrage de Joël CHEDRU, Pasteur, des réponses sont apportées. D'abord pourquoi "célèbre" et "inconnu", deux termes apparemment opposés ? Joël CHEDRU écrit : "Vous croyez que connaître le nom de quelqu'un, c'est vraiment le connaître ? Bien sûr que non." Et encore (toujours en parlant de Jésus) : "C'est vrai que son nom est célèbre, il est très connu, et il est connu dans le monde entier. Son passage sur la terre, [...], a tellement marqué l'histoire de notre humanité que nos historiens ont cru bon de compter nos années à partir de la naissance de Jésus-Christ." Il y a avant J.-C. et après J.-C. Mais connaît-on vraiment QUI est Jésus, sa personnalité, ce qu'il a accompli et pourquoi ? Ou reste-t-il une "entité vague" ?

 

À propos de l'argent (biens précieux sous toutes leurs formes, tout ce qui a une valeur marchande et financière), la Bible - l'ouvrage le plus traduit et lu au monde - donne des indications très claires : "Ne vous livrez pas à l'amour de l'argent" (Hébreux chapitre 13, verset 5) "Car l'amour de l'argent est la racine de toutes sortes de maux" (Timothée chapitre 6, verset 10). Ce n'est pas la possession en soi qui est en cause, mais "l'amour" de l'argent, passion extrême qui peut conduire à bien des débordements et même à des atrocités (délations, crimes, trafics en tous genres etc...).

 

Joël CHEDRU développe en indiquant : "Avec de l'argent, vous pouvez acheter un beau lit et un bon matelas, mais pas le sommeil ; une excellente nourriture, mais pas l'appétit ; de magnifiques bijoux, mais pas la beauté ; les meilleurs médicaments, mais pas la santé ; des tranquillisants, mais pas la paix intérieure ; de nombreux livres, mais pas l'intelligence ; un excellent confort, mais pas le bonheur ; une assurance sur la vie, mais pas sur la mort ; une place au soleil ou au cimetière, mais pas dans le ciel."

 

Joël CHEDRU ajoute que l'argent peut aussi être un bienfait : "Certes, l'argent peut nous procurer un certain confort et une certaine sécurité, à condition qu'il soit pour nous, comme l'a dit quelqu'un : un bon serviteur et non un mauvais maître."  Bon serviteur par L'USAGE qu'on en fera ; mauvais maître par L'ESCLAVAGE induit par l'amour de l'argent. Il complète en écrivant : "Ce n'est pas un péché d'avoir de l'argent, voire beaucoup d'argent, s'il a été gagné honnêtement ; mais sous prétexte que l'argent n'a pas d'odeur, faire argent de tout en usant de malhonnêteté conduira tôt ou tard ceux qui s'y livrent dans bien des tourments."

 

On entend bien souvent l'expression "bien mal acquis ne profite jamais". L'avez-vous constaté autour de vous, ou même expérimenté ?

 

Alors, pour vous-même, quel est votre rapport avec l'argent ? Êtes-vous plus heureux pour autant en en possédant ? Chacun d'entre nous a sa réponse à ces questions, car elle est intime et dépend de nos dispositions naturelles ou acquises à BIEN SAVOIR UTILISER notre argent, nos possessions. Êtes-vous plutôt un "Harpagon" ou un "Picsou" avec un comportement compulsif d'amasser toujours et encore plus, sous l'emprise aussi de la crainte omniprésente d'être volé ? Ou êtes-vous plutôt un mécène, un sponsor, un soutien par l'aide que vous apportez à votre proche entourage, ou à autrui par le biais d'associations par exemple ?

 

La véritable richesse est dans notre coeur et peut se manifester par diverses actions : bénévolat par la mise à disposition de compétences, de temps, d'écoute et de soutien moral, d'altruisme sous toutes ses formes, et bien sûr par l'aide matérielle et financière quand nous faisons bon usage de notre argent et de nos possessions.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:35

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Avec Marie Garnier (à gauche), au salon du livre de Brindas (69) en février 2011. Nous sommes membres de l'UERA - Union des écrivains de Rhône-Alpes, une association élargie depuis fin novembre 2012 grâce à l'implication d'un nouveau Président Jacques Bruyas à découvrir, au dévouement des deux secrétaires, également auteurs, Clémentine Lafon et Norlane Deliz  : deux blogs, une newsletter trimestrielle, une revue littéraire, sur Facebook : la Vitrine de l'UERA. Une visite s'impose : il y en a pour tous les goûts.

 

 

 

Je ne sais pas trop promouvoir mon activité d'auteur, de très "jeune auteur". Pourtant, j'ai envie de vous rappeler les titres des deux romans publiés aux éditions EDILIVRE (Paris) que vous pouvez trouver sur les librairies en ligne et chez mon éditeur :

 

À la lumière du pardon : Nous sommes en 1960. Tout sourit à Camille, jeune adolescente de 14 ans, jusqu'au jour où sa vie bascule brutalement à la suite d'une sauvage agression. Violée et abandonnée dans les bois, elle va affronter sa situation avec courage alors même que l'impact de ce drame rejaillit sur tout son entourage. Un enfant va naître à la suite de ce viol. Comment, à cette époque, son grand-père paternel, notable dans une bourgade provinciale, va-t-il tout faire pour sauver les apparences, en faisant fi des conséquences et des sentiments d'une mère et de son enfant ? Comment une jeune mère trouvera-t-elle la force de surmonter ses épreuves pour retrouver une vie normale ? Un long voyage de l'innocence au pardon, servi par une écriture simple et authentique. (Roman classé par Edilivre dans le "roman sentimental")

 

Destins - au-delà des apparences : Philippe est âgé de près de 80 ans lorsqu'il est brutalement victime d'un accident vasculaire cérébral. De lourdes séquelles vont le rendre très dépendant. Cependant son état, a priori terrible, va en fait le libérer d'un joug moral et social très pesant. En effet, son inactivité physique va lui permettre de se replonger dans ses souvenirs en toute liberté, de revivre une grande histoire d'amour et de laisser libre cours à ses pensées. L'histoire d'un homme profondément humain - avec ses qualités et ses défauts - face à son destin et à des choix plus subis que voulus. (Roman classé par Edilivre dans le "roman psychologique")

 

J'essaie de me spécialiser dans les romans intimistes dans lesquels je dépeins, par leurs ressentis et leurs pensées, des personnages confrontés à des situations très personnelles, en somme "les choses de la vie" qui peuvent survenir à chacun d'entre nous. La vie est ainsi jalonnée d'épreuves en tous genres, pas forcément les mêmes et pas au même moment. À mon sens, tout réside dans la manière de les affronter : de les surmonter ou non, de les dépasser ou non.

 

Un cadeau à faire qui pourrait "intéresser" l'un de vos proches ? Tant d'occasions de faire plaisir se présentent : anniversaire, Fête des Mères, cadeau de Noël, visite à l'hôpital, récompense, aide psychologique selon le thème, etc...) ou tout simplement pour VOUS, pour votre bibliothèque familiale. Je sais, le choix est vaste parmi les milliers d'auteurs, et surtout parmi les écrivains connus, très connus, propulsés par des sponsors puissants. Mais chacun a son propre lectorat ; il suffit d'être déniché et repéré d'une manière ou d'une autre, notamment par le bouche à oreille, dans les salons - surtout les salons locaux. J'ai pu me rendre le samedi 23 mars 2013 au Salon du Livre de Paris, au stand d'Edilivre : beaucoup d'heures de trajet (aller et retour) pour à peine deux heures et demie de séance de dédicaces. J'en garde néanmoins un merveilleux souvenir, même si mon créneau horaire du matin n'était pas le plus propice à la rencontre, même si les "grands noms" ont fait de l'ombre aux autres participants.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:41

Je regarde peu la télévision. Cependant cette semaine - dimanche 14 avril précisément - France 2 diffusait l'adaptation d'un ouvrage de Tatiana de Rosnay. Je ne l'ai pas encore lu, mais maintenant j'ai hâte d'en prendre connaissance.

 

Voici l'article de Télémagazine (semaine du 13 au 19 avril 2013) figurant à la page 26 :

 

"Elle s'appelait Sarah. Captivante, tel est le maître mot de cette histoire, dans laquelle nous entraîne avec brio Kristin Scott Thomas, à la recherche de la vérité.

Drame de Gilles Paquet-Brenner (2009, 1h51). Avec Kristin Scott Thomas, Niels Arestrup, Mélusine Mayance.

Dans cette adaptation du livre éponyme de Tatiana de Rosnay, Kristin Scott Thomas incarne Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français. En préparant un article sur la rafle du Vel'd'Hiv', celle-ci va remonter le fil de la vie de Sarah, une fillette de 10 ans. Les émotions que le personnage nous procure sont intenses et c'est précisément pour être au plus près de ce que ressent Julia que la comédienne n'a pas souhaité se documenter excessivement sur cette période complexe. "J'ai volontairement choisi de faire le même parcours que Julia face à ces évènements, dit-elle. Je n'étais jamais allée au Mémorial de la Shoah, par exemple, et je n'ai pas voulu m'y rendre avant le tournage. Je voulais partir de zéro en quelque sorte."  Au final, ça sonne tellement vrai qu'on en ressort bouleversé. Kristin Scott Thomas ne changera pas d'époque pour le tournage de Suite française, une série d'histoires ayant pour cadre la France occupée des années 1940. Transformation physique en revanche dans son dernier film Only God forgives (sortie en Mai prochain). L'actrice se fait blonde pour jouer la mère de Ryan Gosling, qui est aussi une figure de la pègre. Nul doute que l'actrice va encore nous surprendre."

 

Que vous dire : pour une fois je ne me suis pas endormie devant mon poste de télé ! J'ai été littéralement "scotchée" sur la banquette en suivant avec une farouche attention l'époque présente (soixante ans après la rafle du Vel'd'Hiv') entrecoupée par les retours en arrière (été 1942) relatant l'histoire de Sarah. Je n'ai pu m'empêcher de laisser échapper des larmes d'émotion, tant par l'histoire de cette petite fille et de sa famille que par celle de Julia, la journaliste en quête de vérité qu'elle parviendra à trouver. La scène la plus intense du film (du moins pour moi) est celle de la découverte du petit frère que Sarah avait pris soin, de son propre chef, de cacher afin de le protéger de la rafle. La fillette - toujours en possession de la clé du placard dissimulé dans une cloison murale de l'appartement parisien -, a réussi à s'échapper pour aller "délivrer" son petit frère. J'ai pensé naïvement (ou bien mon esprit a voulu censurer l'inacceptable) que quelqu'un l'avait "déjà" trouvé et que le placard était vide. Les secondes m'ont paru excessivement longues avant l'explosion de surprise horrifiée : le regard et le cri de Sarah m'ont glacé le sang ! Nul besoin de voir par soi-même la découverte macabre de la petite fille, image cauchemardesque qui la poursuivra jusqu'à sa mort. Je ne n'en dévoile pas plus.

 

Prestation exceptionnelle de Mélusine Mayance dans le rôle de Sarah enfant, et de Kristin Scott Thomas dans celui de Julia.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 22:50

C'était le sujet de la dissertation à rendre pour le 12 juin 1967 (en classe de première), avec "Commentez cette phrase". Vous la trouverez ci-dessous :

 

 

Victor Hugo, poète du dix-neuvième siècle, a été le plus populaire des poètes de son temps et il reste le plus populaire des poètes français. Même André Gide répondit à un enquêteur qui lui demandait le nom du plus grand poète français : "Hugo, hélas !". Pourquoi victor Hugo est-il le plus grand poète français ? Et pourquoi ce hélas !" ?

 

 

Victor Hugo manifeste dans son oeuvre certaines vertus incontestables. Tout d'abord, il faut considérer le volume de son oeuvre, sa fécondité qui est, chez lui, "l'aptitude à tirer de soi-même des formes toujours différentes de création". Sa poésie est la seule grande poésie, qui, en France, se soit déployée dans l'étendue avec aisance et faste. Ici la quantité fait déjà fonction de qualité.


La diversité est aussi une vertu incontestable de son oeuvre : Victor Hugo a fini par dépasser le mouvement littéraire de son temps pour suivre sa propre évolution. La diversité de son oeuvre est fonction de la liberté qu'il conçoit pour le poète : contrairement aux interdits classiques (qu'il récuse) et aux interdits modernes (qu'il ignore), V. Hugo voit dans "la poésie, un vaste jardin où il n'y a pas de fruit défendu" (Préface des Orientales). Pour lui "le domaine de la poésie est illimité" (Préface des Odes et ballades). Aussi aborde-t-il tous les thèmes, tous les tons : avec La légende des siècles, Victor Hugo donne à la France un exemple d'épopée ; avec les Châtiments, un exemple de satire politique ; avec certains poèmes dont La tristesse d'Olympio, un exemple de poésie lyrique ; avec Hernani ou Ruy Blas, un exemple de drame théâtral etc...

 

Le style hugolien est aussi un atout majeur. La richesse de son vocabulaire lui permet d'aborder tous les thèmes sans manquer de termes exacts. L'éclat des images, les métaphores, les antithèses (ex. : l'ombre appelle la lumière ; le crime appelle l'innocence ; le sublime appelle le grotesque comme Don César, grotesque devient sublime etc...) créent dans son oeuvre un réalisme poussé parfois jusqu'au morbide (ex. : Cromwell signant l'arrêt de mort de Charles I et barbouillant en même temps d'encre le visage d'un secrétaire. C'est la coexistence de comique et de tragique mais cela montre aussi le cynisme de Cromwell). V. Hugo acquiert progressivement "une sorte de souveraineté technique qui prend forme non plus d'une virtuosité mais d'une identité absolue du mouvement intérieur du langage".


Thibaudet écrit : "La royauté des mots, nul ennemi ne la lui conteste". Mallarmé dit de lui qu'il "fut le vers personnellement". Il faut donc compter comme vertu, sa connaissance approfondie et cultivée de la langue française : syntaxe et vocabulaire, ainsi que son immense imagination d'où résultent les métaphores, les images.

 

 

Pourquoi ce "hélas !" ?

Je crois qu'il s'agit surtout de son style ; malgré sa royauté sur les mots, certains disent qu'il est le moins verbal de tous à cause de son éloquence vide, sa déclamation insupportable. Certains voient en lui "le type de poète égaré dans les directions funestes de l'anecdote, du didactisme, de l'éloquence : on lui reproche d'avoir ignoré la rigueur, l'ambiguité, la pureté". Ex. : "un seul vers de Nerval, dit-on, pèse plus lourd que les dix mille vers des Contemplations ; les deux cent cinquante pages des Fleurs du mal l'emportent sur les dix mille pages de son oeuvre poétique".

 

Maître souverain des mots, il les manie avec une négligence déconcertante, entassant les répétitions, accumulant les mêmes épithètes, retrouvant les mêmes rimes, en un mouvement de "redite". Est-ce de l'inconscience d'un génie élémentaire, un manque de goût, un procédé de facilité et de paresse ?

 

Victor Hugo écrit dans William Shakespeare : "Tout dans le génie a sa raison d'être". On doit donc comprendre que cette monotonie, cette redite, ne sont ici ni une faiblesse ni une ruse du style mais qu'elles en sont l'une "des raisons d'être".

 

M. Raymond a signalé "son génie du grotesque" qui ne doit pas être confondu avec celui de la satire politique ou morale. Ce grotesque est révélé par son théâtre et on dit de lui "Un Hugo rabelaisien et "espagnol" s'y ébrout sous les haillons d'un picaro, dans un monde irrégulier, au milieu d'une nature déchiquetée, baroque, toute en excroissances et en tumeurs".

 

Enfin, malgré quelques défauts de Victor Hugo, entre autre son orgueil - personne n'est parfait en aucune matière -, Hugo reste le plus grand poète français. Le poète L.-P. Fargue dit de lui "Ce Hugo, c'était l'honneur de notre profession". Gautier voit en lui "un arbre immense", Sainte-Beuve le considère comme "un homme qui a des facultés extraordinaires et disproportionnées", Leconte de Lisle le compare à l'Himalaya, autant d'images qui concordent pour suggérer l'idée de la puissance et d'une démesure étrangère à ce que l'on est convenu d'appeler le génie français. Enfin Th. Maulnier voit en définitive en lui "la parfaite réalisation du mythe de l'homme des lettres" : "Une fois au moins dans l'histoire des lettres, une oeuvre a été consacrée à faire passer dans la légende humaine, non ses créatures, mais son créateur".

 

 

J'ai obtenu une note très honorable à mon devoir.

Appréciation de ma prof : "Un devoir bien composé, des idées exactes. Mais utilisation trop passive des appréciations des critiques : on aimerait trouver des citations, une étude précise des qualités de tel ou tel passage d'un poème !"

 

Pas facile de se mettre dans la tête d'un prof et de savoir exactement ce qu'il souhaite trouver dans nos copies. J'imagine que les prof de lettres et de philosophie doivent avoir la tête "farcie" à la lecture de toutes ces copies d'élèves. Un sacré travail quand même de leur part  : préparer chaque cours, le présenter en classe et corriger donc lire un tas de dissertations. Chapeau bas !

 

 



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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 22:00

Encore une dissertation faite en première A (littéraire) pour le 10 avril 1967, dont le sujet était le suivant :

 

"Chateaubriand a été surnommé "L'enchanteur" par ses contemporains. Trouvez-vous que c'était justifié à son époque et vous apparaît-il encore ainsi aujourd'hui ?"  (en 1967 je le rappelle, mais je pense que c'est encore valable en 2013 !)

 

 

C'est en 1801 que Chateaubriand fit paraître son premier roman Atala, lequel remporta un succès éclatant. Il fut encouragé par ce succès et publia Le Génie du Christianisme dont devait faire partie Atala et René. C'est à cette époque qu'il fut surnommé "L'enchanteur" par ses contemporains grâce à Atala qui produisit justement un "effet d'enchantement".

 

 

C'est à son style que Chateaubriand doit son surnom. Comme il existe des artistes peintres, des artistes musiciens, il existe aussi des artistes poètes ou écrivains. En effet, on peut considérer Chateaubriand comme un artiste qui essaie de transcrire la beauté et la majesté de la nature ou bien d'analyser les sentiments humains. Pour cela, il se sert des armes d'un écrivain : son style et sa plume, comme un peintre se sert d'un pinceau et d'une palette, et comme un musicien utilise un instrument de musique.

 

Un tableau, une symphonie peuvent enchanter ; de même une belle page, un beau roman peuvent émouvoir et enchanter. En effet, ce que l'on admire le plus chez Chateaubriand, ce n'est pas l'originalité de ses sujets - qui tiennent tout de même une certaine place - mais surtout la description de paysages magnifiques, compositions d'art pleines de majesté et organisées comme de véritables tableaux ayant un pouvoir presque magique de suggestion.

 

Grâce à ce style, à ce don de suggestion qui émanent de ses oeuvres, il se sert harmonieusement du décor pour l'accorder avec art à la situation et aux sentiments des personnages : en effet, la nature ne tient pas seulement le rôle de décor mais elle sert de miroir à l'analyse psychologique des sentiments :

"Un jour, je m'étais amusé à effeuiller une branche de saule sur un ruisseau, et à attacher une idée à chaque feuille que le courant entrainait...  Et encore est-il vrai que bien des hommes attachent leur destinée à des choses d'aussi peu de valeur que mes feuilles de saule ?"

"Les sons que rendent les passions dans le vide d'un coeur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert".

"Qu'il fallait peu de choses à ma rêverie ! Une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait dans la cime dépouillée des arbres..., souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent."

"... Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie !"... "Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enfammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté et comme possédé par le démon de mon coeur..."

 

La nature lui sert de source intarissable de comparaisons, de symboles. C'est surtout le roman Atala qui produisit un "effet d'enchantement" car ce fut une nouveauté : ses oeuvres étaient une "sorte de production d'un genre inconnu" qui marquait "l'aube de la littérature romantique". L'exotisme américain qui se dégage d'Atala était un genre tout à fait nouveau bien que d'autres aient publié leurs impressions d'Amérique. De ce roman, on devine l'âme de Chateaubriand lui-même avec les mêmes sentiments : solitude, mélancolie... la peinture de paysages extraordinaires, l'amour de deux êtres à demi-sauvages, et en pleine nature. C'est pourquoi les contemporains de Chateaubriand le surnommèrent "L'enchanteur", et ceci à juste raison.


 

Qu'en est-il aujourd'hui ? Chateaubriand est lu, surtout Les Mémoires d'outre-tombe, car en se racontant lui-même, Chateaubriand raconte son siècle tout entier ; cette autobiographie devient une oeuvre d'histoire dont on retrouve certains passages comme documentation dans les livres d'Histoire : la prise de la Bastille, l'entrée à Moscou, la retraite de Russie, et tant d'autres.

 

On ne recherche pas le côté enchanteur de son oeuvre, tout du moins je ne crois pas. Certes on admire son style ; on peut justifier le surnom d' "enchanteur", mais quoique l'on dise, je ne pense pas qu'Atala  produise encore "un effet d'enchantement". On est sensible à son charme mais pas enchanté. On admire l'aisance de son style qui fait de ses oeuvres de véritables poèmes en prose - il définissait lui-même son oeuvre comme "une sorte de poème moitié descriptif, moitié dramatique". On envie le don de suggestion, l'harmonie de ses phrases, la magie de ses mots ; on envie son imagination débordante, mais on n'est pas enchanté. Pourquoi ? À notre époque, cet exotisme américain n'est plus une nouveauté ; on préfère peut-être à Chateaubriand d'autres poètes ; ou bien le mal du siècle de Chateaubriand ne nous atteignant pas, nous nous enthousiasmons moins à ses oeuvres, donc il n'y a pas "d'effet  d'enchantement".

 

Chateaubriand apparaît-il encore un "enchanteur" à notre époque ? La réponse est tout à fait personnelle : on peut se sentir enchanté à la lecture d'un roman de Chateaubriand ou on peut être sensible - ce que mérite Chateaubriand -, on peut aussi détester Chateaubriand , lui trouver tous les défauts ; moi j'aime Chateaubriand dans la juste mesure : je suis sensible à certains passages mais je ne suis pas enchantée par son oeuvre.

 

 

À notre époque, nous louons dans Chateaubriand, moins le rêveur que le peintre, moins le sentiment et la fantaisie que la couleur. Sa gloire c'est d'avoir compris, aimé, reproduit les magnificences de la nature et la poésie de la lumière et de la matière. Chateaubriand est un peintre ayant utilisé la plume et son style au lieu du pinceau et de la palette.

 

 

 

Appréciation de ma prof. de français : "Idées et exemples présentés avec ordre et netteté" et la mention A.B. (assez bien). J'ai dû écrire déjà qu'elle mettait rarement des mentions.

Alors, vous ai-je donné envie de lire - ou relire - les oeuvres de Chateaubriand ? Que c'est loin tout cela pour moi aujourd'hui ! Je leur préfère les thrillers psychologiques, les romans de société dans lesquels se mêlent intrigues et psychologie, actions et sentiments !

Bonne lecture.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 16:14

Comme remède aux grands troubles de l'âme, Montesquieu recommandait la lecture. Lamartine au contraire disait : "Mais la nature est là, qui t'invite et qui t'aime." Quel est celui de ces remèdes que vous choisiriez et pourquoi ? (Sujet de dissertation de français pour le 6 mars 1967, en première)

 

Montesquieu pense que la lecture est un excellent remède aux troubles de l'âme tandis que Lamartine dit :"Mais la nature est là, qui t'invite et qui t'aime." Quel est le meilleur remède ? La nature ou la lecture ?

 

Est-ce que la lecture peut être un remède aux troubles de l'âme ? En ce qui me concerne, tout dépend du livre. D'abord quels seraient ces troubles qui agiteraient notre âme : l'amour, la haine, la mélancolie, le désespoir ? Que sais-je ? D'après mon trouble, je choisirais plus particulièrement tel ou tel livre : le choix de la lecture révèle la personnalité du lecteur. Si je suis amoureuse et que cet amour ne semble pas partagé, j'aurais tendance à lire des romans où tout finit bien, c'est-à-dire par le mariage des amoureux. Si je me sens désespérée, je lirais un livre dans lequel le héros n'a pas de chance et rencontre tous les malheurs possibles. Le sentiment commun de désespoir me lierait à ce personnage, car en lisant toutes les tentatives de se réhausser, de vaincre son désespoir, j'essaierais d'imiter le héros du roman, je tenterais de ne plus être accablée et de m'en sortir.

 

La lecture peut nous révéler les aspects de nous-même. En quoi ? On peut y découvrir ses connaissances, ses sentiments : on peut se voir différent de ce que l'on est réellement ou plutôt de ce que l'on pense être. On peut éprouver de la pitié ou de l'admiration - sentiments presque inconnus auparavant ; on peut découvrir à quel degré on est sensible ou insensible à cause du trouble de son âme. La lecture nous permet aussi de nous identifier au héros comme par exemple l'amoureux incompris qui lit des romans où tout se termine bien : il se met à la place de l'un des personnages et il oublie pour quelque temps son propre chagrin puisqu'il peut se croire aimé de retour ; ou alors, à la suite de sa lecture, il rêve et se voit en personne comblée. Comment le lecteur, dont l'âme est sujette à des troubles, se sent-il s'identifier au héros ? En lisant, il pénètre dans l'atmosphère du livre et arrive à perdre conscience de ce qui l'entoure et de ce qu'il pense ou ressent vraiment, donc il oublie momentanément son trouble, quel que soit le type de lecture : romans, poésie et même pièces de théâtre.

 

La lecture peut donc être parfois un remède à une passion, à un sentiment quelconque qui bouleversent l'âme. L'est-elle toujours ? Pour ma part, elle peut raviver un chagrin ou même l'aggraver en me faisant pleurer, tout dépend de mon état d'esprit du moment. De même, le degré de passion ou de sentiment qui agite l'âme d'un lecteur peut être à un tel point élevé que ce dernier ne s'intéressera plus à rien, comme par exemple il lira quelques lignes et refermera aussitôt le livre (réaction identique devant n'importe quelle autre occupation d'ailleurs). Si malgré tout, le lecteur parvient à poursuivre sa lecture qui l'intéresse, il pourra en dire avec amertume et même dédain que "c'est du roman", que c'est impossible ou que cela ne le lui arrivera jamais. Dans ce cas, la lecture ne peut pas jouer le rôle de remède, elle peut le rendre incrédule, et même accentuer ou déformer son trouble par un sentiment de jalousie car il ira jusqu'à envier le bonheur du héros de son livre.

 

Alors la nature, quel rôle pourrait-elle jouer devant les troubles de l'âme ? Elle pourrait peut-être apporter calme et apaisement par les promenades, le grand air, le soleil, la végétation. Selon les personnes, la nature pourrait être un remède.

 

Pour ma part, quand je ressens par exemple un sentiment de colère (quelle qu'en soit la raison), je sors faire une promenade rapide et même une petite course. Avec l'effort physique et l'essoufflement dans un cadre neutre comme la nature, je parviens bien souvent à me calmer, au moins partiellement. La détente ainsi procurée libère aussi des larmes qui complètent le retour au calme et me fait apprécier mon environnement et même parfois l'inutilité de ma colère. De même, lorsque je me sens triste, j'aime écouter le chant des oiseaux, admirer et sentir les fleurs, regarder l'eau scintiller sous les rayons du soleil, entendre le murmure du feuillage dans les arbres. Je me sens consolée. Oui, comme le dit Lamartine 'la nature est là qui m'invite et qui m'aime'. Mais tout le monde ne peut pas profiter de la nature, en cas d'immobilisation par exemple. Si je suis malade et cloîtrée, si je n'ai pas de livres à lire, que me restera-t-il comme remède aux troubles de l'âme ? Le rêve éveillé, qui, même s'il n'autorise pas de rencontres avec des personnages livresques ou avec la nature, me tiendra lieu de remède en me permettant de me projeter dans l'avenir, de trouver des solutions, de m'imaginer ou de voir les autres autrement.

 

Pour ma part, selon la personnalité et la nature des troubles de l'âme, je trouve trois remèdes aux troubles de l'âme : la lecture, la nature et le rêve. Je n'ai aucune véritable préférence car j'utilise les trois selon "mon trouble".

 

 

Lorsque j'ai relu ce devoir, j'ai souri sur son contenu. Quels troubles majeurs agitent les adolescents, sinon les premiers émois amoureux, le mal être indéfinissable et difficile à exprimer à cet âge-là.

 

Ma note a été honorable, sans plus, avec comme appréciation du prof : "Inégal. Des remarques intéressantes parfois. Mais vous tendez trop à parler pour n'importe qui et pas assez pour votre propre compte"... Effectivement, la question dans le sujet du devoir était : "Quel est celui de ces remèdes que VOUS CHOISIRIEZ et pourquoi ?"

 

Bonne lecture. C'est le cas de le dire (rires !)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


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