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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 13:19

Bernadette Puijalon fut, à son époque, l'une des rares étudiantes à s'intéresser au problème de la vieillesse chez l'homme. Trente ans avant la canicule de l'été 2003, elle rédigeait sa thèse d'anthropologie sur l'avancée en âge et la dépendance.

 

Née en 1951, Bernadette Puijalon est donc de ma génération. Pourtant, pendant qu'au même âge, mon intérêt se tournait vers le développement de l'enfant et l'enseignement primaire, elle se penchait sur l'adulte vieillissant. Elle fut une élève de Louis-Vincent Thomas - né le 2o mai 1922 et mort le 22 janvier 1994 -, anthropologue, spécialiste de l'Afrique, et fondateur de la Société française de thanatologie (1).

 

Dès 1977, elle est anthropologue à l'université Paris-Est-Créteil, et donne encore aujourd'hui un cours sur "l'âge". Elle dirige un master pour les professionnels de la gérontologie.

 

Comment Bernadette Puijalon est-elle passée de l'anthropologie au roman ?

 

Elle a tiré ses matériaux des récits recueillis auprès de ses parents et d'amis âgés, dans les maisons de retraite, ainsi qu'au cours de veillées dans sa campagne natale - car Bernadette est issue d'une lignée de paysans auvergnats. Chaque histoire de vie ainsi écoutée est venue alimenter ses polars. Oui, vous avez bien lu ! Bernadette Puijalon écrit aussi des romans policiers. Son principal héros est un vieillard de la fin du XIXème siècle, plein de bon sens, qui résout avec son ami - un jeune paysan venu du Limousin -, des meurtres perpétrés en Auvergne. Elle en profite pour dénoncer l'idée que les vieux étaient mieux traités avant : "C'est faux ! Il y avait cohabitation, mais pas spontanément harmonieuse. Les relations privées et publiques entre les générations ont toujours été conflictuelles."

 

Pour Bernadette Puijalon, "Vieillir, c'est devenir moins étranger à soi-même." Elle affirme d'ailleurs : "En racontant la façon dont ils ont traversé l'existence, les gens donnent eux-mêmes du sens à leur vie et avancent en intériorité. [...]"

 

Bernadette Puijalon n'aime pas l'expression bien vieillir. Pour elle, "Bien vieillir, c'est ne pas vieillir ! Et ceux qui ne vieillissent pas bien, qu'est-ce qu'on en fait ?"

 

Quand elle rencontre Edgar Morin (2), ce dernier a alors soixante-dix ans. Il lui a dit une très belle chose : que "chacun porte en soi l'ensemble de tous les âges : le meilleur du petit garçon qu'on a été, du jeune homme, du père de famille, puis du vieillard qu'on est devenu." Cette définition a marqué Bernadette Puijalon au point de la faire adhérer à cette pensée : "J'aime cette idée d'un dialogue entre nos personnages intérieurs, l'enfant, l'adulte, et le vieux que nous serons un jour."

 

Pour moi, je pense que la peur de vieillir - qu'elle soit consciente ou non -, est ancrée en chacun de nous. Sachons l'apprivoiser... pour pouvoir profiter pleinement du moment présent, quel que soit notre âge !

 

Article de Lucile Gauchers d'après les propos recueillis par Dominique Fonlupt pour l'hebdomadaire chrétien d'actualité La Vie [n° 3448 du 29/09 au 05/10/2011]

 

(1) Thanatologie : science de la mort par l'étude des signes, des conditions, des causes et de la nature de la mort. De Thanatos (myth. gr.) Dieu de la Mort, fils de la nuit (Nyx) et frère d'Hypnos.

(2) De son vrai nom Edgar Nahoum né à Paris le 8 juillet 1921, sociologue et philosophe français.

 

Bibliographie de Bernadette Puijalon :

Un essai Le droit de vieillir écrit avec Jacqueline Trincaz, anthropologue et sociologue.

[éditions Fayard - Février 2000]

Un autre essai à venir La vie et je suis vieux.

Ses romans policiers :

L'Oeil du vivier [éd. Tisserand Gérard - Décembre 2001]

Le Moulin des retrouvailles [éd. Tisserand Gérard - Octobre 2002] Prix du roman d'Auvergne

Un parfum de gentiane [éd. Tisserand Gérard - Octobre 2004]

L'heure de l'alouette [éd. De Borée - Mai 2006]

Des monts de tempête [éd. De Borée - Octobre 2008]

Le loup d'Orcival [éd. De Borée - Mai 2011]

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:22

Bellevue-La Montagne, le 7 août 2011

 

Dans ce magnifique cadre de la Haute-Loire, je suis allée faire un petit tour au salon du livre reçu dans la salle polyvalente, qui accueillait aussi des peintures, des photographies, des sculptures et un atelier de généalogie. D'autres expositions étaient aussi proposées aux visiteurs : dentelle, tapis à histoires, diaporama de cartes postales.


Des activités diverses avaient été organisées ; à l'école, des ateliers-découvertes : papier à la colle, origami, enluminure et mosaïque, ainsi que deux spectacles au presbytère : "La fileuse de mots" ( le petit théâtre de Danièle Nicolas) et "Mon copain Gargantua" (Conte gigantesque).

 

Cette manifestation culturelle initiée par l'association "Lecture au château" a bénéficié de nombreux partenariats : la commune de Bellevue, l'office de tourisme des Portes d'Auvergne, le conseil général de la Haute-Loire, la bibliothèque départementale de la Haute-Loire, la librairie Nuggets, des éditeurs (éditions Jeanne d'Arc, éditions du Roure), des journaux et magazines : L'éveil de la Haute-Loire, La Montagne, La Tribune, Renouveau, Sortir, Strada La vie d'ici, jusqu'à Radio Craponne et l'association "Lire et Faire Lire".

 

La majorité des écrivains venaient du département de la Haute-Loire, mais quelques uns des Alpes Maritimes, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Seine et Marne et même de Paris. Elise Fischer, quant à elle, venait de Lorraine et était l'invitée d'honneur.

 

J'ai pu revoir Marie Garnier, auteure de Le Nid des papillons  et de Je suis vendeur mais je me soigne (Editions Baudelaire - Lyon). Je tiens à souligner la présence de Pascal Budinek qui illustre par de très beaux dessins, les histoires pour enfants écrites par son épouse : Les mésaventures de Sautenette (sur le thème de la solidarité) et De délicats petits cochons (sur le thème de la différence).

 

Cette fois, j'étais du côté des visiteurs et non des exposants ! Encore des livres acquis - le dernier de Marie Garnier, et ceux de M. et Mme Budinek pour mes petits-enfants.

 


 


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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 15:47
Courrier des éditions Jacques Flament :
"UN TRAIN BONDÉ…
Beau succès pour ce deuxième opus de Leitmotive : 119 textes reçus contre 65 pour l'opus 1. 
C'est dire si la sélection sera de nouveau sévère, seulement 20 textes étant retenus pour le recueil. 
Par avance, nous rappelons à ceux qui n'auront pas été sélectionnés, que tout choix, dans ce genre de concours, est toujours subjectif (même s'il vise à être le plus impartial possible) et ne prétend aucunement être le reflet fidèle de la qualité des textes en concurrence.
Un grand nombre de ces textes traitent de déportation (comme il fallait s'y attendre avec les phrases initiales) mais pas mal d'auteurs ont pris des voies (ferrées !) différentes et parfois totalement inattendues.
Sélection définitive vers le premier août 2011 dont nous vous tiendrons informé au plus tôt, bien évidemment.
Très cordialement.


Et voilà, le résultat du concours de nouvelles est connu depuis hier !

Au lieu de sélectionner vingt textes, les éditions Jacques Flament ont décidé d'en faire paraître vingt-huit : treize sur le thème de la déportation et quinze nouvelles concernant les trains, puisque le thème des deux premières phrases évoquait  un trajet (ou voyage) effectué dans un train bondé.

 

Mon texte que j'ai intitulé Un voyage mouvementé - donc qui ne traitait pas de la déportation -, n'a pas été classé dans les quinze premières nouvelles. Il est vrai que je l'ai écrite en utilisant un ton humoristique. Quoi qu'il en soit, et au risque de me répéter, participer à des concours est un excellent exercice, le plus important étant de donner le meilleur de soi et de s'améliorer sans cesse. 

 

Je joins un extrait du courriel reçu le 31 juillet :

 

"À sujet exceptionnel, réponse exceptionnelle.
Nous ne nous attendions pas à une telle quantité de textes traitant de la déportation, sujet sensible, douloureux, toujours très présent dans la mémoire collective.
Et même s'il fallut faire un choix très sélectif, nous avons estimé que certains d'entre eux ne pouvaient décidément pas finir dans les archives de JFE.
Ainsi, nous avons décidé que 13 des textes concernant ce seul sujet seraient publiés.
Encore ne fallait-il pas pour autant défavoriser ceux qui avaient choisi d'autres voies !
Et nous avons donc pris le parti de modifier légèrement la règle officieusement définie en publiant 28 textes au lieu des 20 textes prévus initialement, présentés en deux parties distinctes afin d'éviter les amalgames malvenus avec un sujet aussi délicat : 13 textes dans une première partie réservée à la déportation au sens large du terme, 15 textes pour les autres sujets, qui ne sont pas pour autant moins dignes d'intérêt.

.../...


Une nouvelle fois, un choix difficile qui, bien entendu, ravira certains et décevra d'autres, mais c'était la règle du jeu et un peu moins d'un quart des textes envoyés figureront dans le recueil collectif.
Vous trouverez ci-dessous la liste de ces vingt-nouvelles et le nom de leurs auteur(e)s.
Nous contacterons très prochainement, par courrier électronique, les auteur(e)s sélectionnés afin de leur soumettre le bon à tirer de leur texte et le contrat d'édition s'y rapportant, qu'ils devront impérativement nous retourner avant le premier septembre."
.../...


Ci-après ma nouvelle, comme promis :

 

Un voyage mouvementé  

  

  

Fatigués de lutter contre les forces d’inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l’odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l’acier sur les rails étouffait les soupirs. 

  

En rase campagne, le train s’arrêta pour la énième fois, ce qui me tira de ma somnolence. Que se passait-il encore ? Aucune explication, rien. Quelques regards se croisèrent, interrogateurs, mais personne n’avait de réponse. Après un temps qui me parut interminable, le wagon s’ébranla de nouveau, nous laissant perplexes, du moins ceux qui étaient à présent totalement réveillés.  

  

Le long weekend de Noël s’annonçait vraiment mal ! Comment en étions-nous arrivés là... ? 

  

Le train que j’avais pris en fin de matinée était bondé depuis que les voyageurs d’un autre corail, resté en rade en raison d’une panne survenue en fin d’après-midi, avaient grimpé dans le nôtre, avec « armes et bagages », afin de poursuivre leur voyage. L’information nous avait été communiquée directement par ces usagers malchanceux des chemins de fer. En effet, cette vénérable institution qu’est la Société nationale des chemins de fer restait, comme bien souvent, étrangement muette face à nos questions pourtant légitimes. Un arrêt impromptu dans une gare – ce qui me contraria fort, car j’avais veillé à prendre un train direct -, avait alors permis à cette marée humaine d’envahir notre espace roulant, déjà restreint. 

  

Mon voyage, qui s’annonçait si plaisant au départ, avait viré au cauchemar ! Dès la montée de cette horde de voyageurs – pressés, comme la plupart d’entre nous, d’arriver à destination, et à temps, pour passer les fêtes en famille –, toutes les émotions possibles et imaginables s’exprimèrent dans une cacophonie assourdissante. Des pleurs de bébés perturbés ; des chamailleries d’enfants surexcités ; des gronderies de parents excédés ; des jérémiades à n’en plus finir ; des soupirs de résignation ; et parfois, ô miracle, des éclats de rire, rires nerveux néanmoins, car il n’y avait vraiment rien de risible dans leur situation !

 

Le train avait pris beaucoup de retard, à double titre. Outre le temps nécessaire passé dans la gare pour permettre le transfert des « sinistrés », auquel s’était ajoutée l’attente du nouveau départ, la locomotive avait dû, pour une obscure raison, réduire considérablement sa vitesse. Aussi, au lieu de gagner vers vingt-trois heures notre destination finale, nous allions sûrement passer une bonne partie de la nuit dans ce train. Je n’osais imaginer la réaction de nos proches, qui, le regard rivé sur le tableau des horaires d’arrivée, devaient recevoir l’information avec incrédulité !

 

Quelle ironie ! Moi, qui fut si heureux d’avoir encore pu attraper au vol ce train direct, muni d’un roman policier que je m’étais fait une joie de dévorer pendant le trajet. C’était fichu à présent ! Le polar attendrait...

 

Entassés comme nous l’étions, la promiscuité s’était avérée, au fil des heures, de plus en plus insupportable. Des odeurs corporelles diverses venaient chatouiller désagréablement nos narines : mélange d’eaux de toilette et de lotions après-rasage qui avaient viré ; odeurs d’aisselles en nage, de pieds échappés de leurs chaussures, de couches de bébés souillées, d’haleine fétides ou chargées des relents du dernier repas, sans compter les effluves de victuailles diverses, sorties des sacs en début de soirée. C’était écœurant !

 

Et que dire des conditions physiques ! Le moindre mouvement relevait de l’exploit. Les postérieurs s’ankylosaient, écrasés sur les sièges inconfortables ; des fourmillements s’infiltraient dans nos membres inférieurs ; le plus petit changement de posture dérangeait grandement les voisins les plus proches, qui, eux aussi, tentaient d’adopter une nouvelle position un peu plus confortable, en tirant de leur torpeur ceux qui parvenaient à se résigner. De temps en temps, des quintes de toux venaient s’ajouter aux bruissements des étoffes et des frottements, rompant par moments furtifs le silence pesant qui s’instaurait progressivement.

 

Pendant combien de temps encore allions-nous supporter stoïquement ce cortège d’odeurs nauséabondes, de bruits discordants et d’inconfort physique ?

 

Au tout début, quelques voyageurs avaient pris les choses avec dérision. À un moment donné, j’entendis une voix clamer tout haut : « Les voyages forment la jeunesse ! »  La réponse qui s’ensuivit ne se fit pas attendre : « Alors, je suis en pleine formation ! », et provoqua l’hilarité des passagers les plus proches. Elle émanait d’une jeune étudiante dont l’humour ne s’était pas encore émoussé !

 

D’autres, au contraire, fulminèrent contre la Société des chemins de fer et répétèrent, à qui voulut l’entendre, qu’elle aurait dû s’assurer, en cette période de fin d’année et de forte affluence, du bon fonctionnement de tous ses trains.

 

Les contrôleurs, débordés, n’avaient cessé de se déplacer, tant bien que mal, de voiture en voiture, enjambant les bagages amoncelés ici et là, subissant la mauvaise humeur des uns, les interrogations dubitatives des autres, et devenant rapidement l’exutoire de notre exaspération croissante face à ce désastreux voyage.

 

Un peu de calme mit fin à toute cette agitation, quand, harassés, nous nous étions enfin endormis, certains serrés comme des harengs sur les banquettes, d’autres plus ou moins avachis à même le sol et utilisant leur sac de voyage comme polochon. Pour ma part, je somnolais par intermittence, coincé contre la paroi du wagon, et regrettant amèrement d’avoir voulu faire l’économie d’un billet de première classe, les conditions de voyage devaient y être certainement moins pénibles !

 

Le train roulait dans la nuit, chargé de sa cargaison de corps de tous gabarits.

 

De temps en temps, il déversait sur les quais d’une gare quelques voyageurs parmi ceux qui avaient été débarqués du corail en panne, à la satisfaction générale. Lors de l’annonce du premier arrêt, nous avions été fort surpris, nous, les passagers du train direct, qui pensions naïvement nous rendre tous à la même destination et devoir supporter pendant tout le trajet restant ces déplorables conditions de transport, tels des bestiaux soudés les uns aux autres. Fort judicieusement, les départs des gares desservies avaient été annulés, et, sur le quai, le tableau en drapeau affichait, à mon grand soulagement, la mention « train supprimé ».

 

Une effervescence, similaire à celle de la montée désordonnée et précipitée dans le train, s’emparait des gens qui devaient descendre. Des interpellations, des cris, des bagages qui nous heurtaient au passage, s’ajoutaient au grincement des freins sur les rails et aux lumières aveuglantes des gares, et interrompaient régulièrement notre sommeil déjà très agité, nous laissant complètement hagards. Après le coup de sifflet du chef de gare – qui s’était auparavant assuré, longuement et avec un zèle exemplaire, que plus personne ne descendait –, le train se remettait à rouler, cahin-caha, et la nuit nous happait une nouvelle fois, nous replongeant dans un autre cycle de sommeil que chacun espérait réparateur.

 

Vers cinq heures du matin, le train parvint enfin à son terminus. Son arrêt grinçant nous arracha définitivement à notre repos, devenu, il est vrai,  plus agréable au fil des gares desservies.

 

Les derniers voyageurs, débraillés, aux vêtements froissés et pleins de sueur, aux yeux rougis par le manque de sommeil, aux cheveux hirsutes, rassemblèrent leurs bagages avec une lassitude teintée de soulagement. Certains comptèrent leur progéniture – de peur qu’il en manquât ! Beaucoup se précipitèrent vers les cabines téléphoniques pour prévenir leurs proches de leur arrivée, ce qui provoqua une belle cohue et laissa éberlués les quelques employés déjà présents dans la gare en ce début de matinée.

 

Les contrôleurs, qui avaient passé la nuit dans des conditions peu enviables également, étaient tout aussi déconfits et fourbus. Rêvaient-ils au retour au bercail ? Regrettaient-ils leur ancien boulot ? Maudissaient-ils eux aussi ces pannes de train qui les privaient de toutes ces heures précieuses qu’ils auraient dû passer chez eux ?

 

Cessant là mes divagations, je pris congé de mes compagnons d’infortune. Je me dirigeai à grands pas vers la sortie afin de regagner au plus vite la demeure familiale, en priant le ciel que les chauffeurs de taxis ne fissent pas grève ce jour-là, ce qui eût été le comble après cette mémorable nuit passée dans le train.

 

 

Auteure : Lucile Gauchers

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:45

J'ai le plaisir de vous faire connaître que j'ai participé au concours organisé par les éditions Jacques Flament.

 

Depuis cette année, cet éditeur organise chaque trimestre un concours de nouvelles afin de publier un recueil regroupant les vingt premiers textes, choisis par un comité de lecture. Les deux premières phrases sont imposées. La nouvelle, inédite, doit respecter le thème proposé. Vous trouverez ci-après le courriel reçu récemment  :

 

"UN TRAIN BONDÉ…

Beau succès pour ce deuxième opus de Leitmotive : 119 textes reçus contre 65 pour l'opus 1. 
C'est dire si la sélection sera de nouveau sévère, seulement 20 textes étant retenus pour le recueil. 
Par avance, nous rappelons à ceux qui n'auront pas été sélectionnés, que tout choix, dans ce genre de concours, est toujours subjectif (même s'il vise à être le plus impartial possible) et ne prétend aucunement être le reflet fidèle de la qualité des textes en concurrence.
Un grand nombre de ces textes traitent de déportation (comme il fallait s'y attendre avec les phrases initiales) mais pas mal d'auteurs ont pris des voies (ferrées !) différentes et parfois totalement inattendues.

Sélection définitive vers le premier août 2011 dont nous vous tiendrons informé au plus tôt, bien évidemment.

Très cordialement."


Le plus important étant de concourir, je ne serai pas vraiment déçue si mon texte n'est pas sélectionné parmi les vingt premiers. En effet, participer à ce "genre d'exercice" permet un bon entraînement, rédactionnel d'une part, mais surtout imaginaire, en partant de phrases imposées et en laissant libre cours à l'inspiration.
Quel que soit le résultat, je ne manquerai pas de vous le faire savoir. Non sélectionné parmi les vingt premiers, mon texte figurera dans mon blog. Promis.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:03

Bonjour !

 

Me voilà de retour après quatorze heures d'autocar grand tourisme, et je n'ai pas encore eu le temps de préparer des articles pour mon blog. Toutefois, pour celles et ceux qui n'auraient pas encore lu mon deuxième roman, il est encore temps de vous le procurer et de le découvrir pendant vos congés :


À la lumière du pardon

 

Editions EDILIVRE. Vous pourrez le trouver sur internet (Amazon etc...).

 

En allant sur le site d'EDILIVRE et en effectuant la recherche au nom de l'auteur (Lucile Gauchers), vous pourrez lire le résumé et consulter les trente premières pages. Alors, prêts pour découvrir l'histoire de Camille ?

 

Pour m'aider à progresser, vos avis et remarques me seraient très utiles.

 

 

Le troisième roman est en gestation dans ma tête. J'attends d'être définitivement installée chez moi - vers la fin de l'année 2011 -, pour en commencer la rédaction. Nathalie Grislin, correctrice bien connue de l'UERA (Union des écrivains de Rhône-Alpes), a déjà accepté de le relire et de le corriger. N'hésitez pas à faire appel à ses services pour vos manuscrits. En effet, elle est non seulement très compétente, mais elle nous fait aussi profiter de son savoir au moyen d'explications claires et de conseils pertinents.

 

Un autre projet me tient à coeur : écrire des livres pour jeunes enfants, très accessibles. J'ai déjà créé mes deux personnages principaux, un frère et une soeur jumeaux, ainsi que les titres de vingt opus au cours desquels nous pourrons suivre leurs aventures et découvertes. L'une de mes filles, Marie-Pierre - assez douée pour le dessin -, a accepté d'en réaliser les illustrations. Ce sera donc un travail d'équipe ! Comme elle a deux enfants, et qu'elle vit à la campagne, ses avis, voire ses idées, me seront certainement très utiles pour mettre en forme mes livrets.

 

Voilà une retraite (professionnelle) bien occupée ! C'est une chance de pouvoir trouver une ou plusieurs activités librement choisies, et que, de surcroît, nous pouvons partager avec d'autres.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:27

Note préliminaire : l'ordinateur de ma fille ne me permet pas de transférer des photos, pourtant téléchargées sur son appareil. Elles paraîtront donc ultérieurement.

 

Je voudrais quand même évoquer un auteur de l'Union des écrivains de Rhône-alpes, que j'ai rencontré à Grézieu la Varenne au mois de juin 2011, lors de la manifestation culturelle "LeZ'Arts".

 

Il s'agit de Christian Fougerouse, professeur encore en activité, docteur en économie du développement agricole, agroalimentaire et rural - doctorat obtenu à l'université de Montpellier I.

 

Ce docteur ès-sciences économiques est un pluri-actif passionné, artisan-chercheur et paysan-écrivain. Pas moins !

 

Il s'est spécialisé, et continue de se distinguer dans l'Histoire du Pays lyonnais - campagne du Grand-ouest lyonnais -,  par de nombreuses actions et par ses articles parus dans l'Araire, association regroupant des chercheurs sur l'Histoire du Pays lyonnais, sur l'archéologie et le folklore du Grand-ouest lyonnais.

 

Ses ouvrages et essais :

 

- La première mondialisation en milieu rural français  - Cas du village de Thurins en lyonnais - 1742-1914

 

- Barthélémy Delorme - un américain de Thurins 1825-1901. Barthélémy Delorme fut un missionnaire catholique en Amérique du Nord et l'auteur de L'homme-dieu, poème en 40000 vers, évoquant la création du monde, la vie et la mort de Jésus, jusqu'à la fin du monde.

 

- Le patrimoine fruitier du terroir de Thurins en lyonnais - 1673-1914

 

- Le renouveau rural - Dépendance et autonomie

 

- Chababoudrand (lieu-dit) : histoire et économie rurale d'un lieu-dit en ruine à Messimy en lyonnais. Cet ouvrage relate la vie des habitants de ce hameau, du XIV au XXème siècle, notamment le nom des différentes familles au travers des successions notariales.

 

 

Certains ouvrages sont utilisés à l'université par des étudiants dont les études correspondent à l'histoire rurale en France. Il ne me l'a dit que parce que j'ai posé la question !

 

Je me considère "toute petite" par rapport à cet érudit, d'un abord pourtant très sympathique et modeste. J'aurais apprécié l'avoir pour prof ! 

 

J'ai passé un moment très enrichissant sur le plan culturel, et nous serons sûrement appelés à nous revoir en octobre prochain, lors de la manifestation culturelle du Pays de Mornant. Je vous en dirai davantage à ce moment-là. À bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:34

P5280242

 

Louis Saïs (nouveau membre de l'UERA), physicien, astronome et auteur de théâtre. Il est en pleine discussion avec Janine, la cousine de Lucile Gauchers. 

Monsieur Saïs a été professeur de physique pendant plus de 37 ans, au Lycée Ampère et au Lycée du Parc à LYON. 

L'ouvrage qu'il a présenté à Pusignan s'intitule Le paysan et le général. L'histoire se déroule dans un pays imaginaire, une nation agricole, sans armée. Les habitants de ce pays craignent le pillage, par leurs voisins, de leurs récoltes particulièrement abondantes, et décident de créer une armée parmi des volontaires - d'abord armée de terre, puis armée de l'air -, afin de les protéger. Une belle histoire aussi sur l'amitié entre un paysan devenu général et un pilote d'avion, étayée de nombreux regards sur la société.


 

P5280257

 

Noël Durand, très concentré sur ses notes - pas de perte de temps pour les prochains ouvrages ! - à la droite de Lucile Gauchers. 

Noël, originaire de Caluire, a présenté son roman La forêt du dieu cornu, une fiction humoristique qui a pour cadre la Gaule rhodanienne, au pays des allobroges, qui s'étend de Vienne (38) en passant par Aix-les-Bains, Annecy, et Grenoble, capitale des allobroges au IIIème siècle de notre ère sous le nom de Gratianopolis, de l'empereur romain Gratien décédé à Lugdumum (Lyon).


 

P5280259Jean-Jacques Karagueuzian - à droite sur la photo - a traduit les Mémoires de son grand-père maternel Tatéos Minassian, publiées à Paris en 1957, relatant le génocide arménien.

Sa maison d'édition : BKF édition. B pour Berdjouhi, le prénom de sa mère ; K pour Kevork, le prénom de son père (Georges en français) ; F pour la fondation au nom de ses parents.

J'ai appris par Jean-Jacques que l'alphabet arménien comporte 38 letrres - six lettres de plus que l'alphabet russe qui en compte 32 !

 

 

 

 

 

Je termine par Frédéric Mermet, dont je n'ai pas la photographie. Il a échangé avec moi son ouvrage,Les orpailleurs de l'impossible (textes poétiques) contre mon roman intimiste À la lumière du pardon.


 

J'espère que je pourrai participer l'année prochaine au prochain festival Jean Parédès à Pusignan. 

 


 


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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:06

P5280243

Sur cette photo : Clémentine Lafon, Bernard Jadot, Noël Durand et Hervé Rigot-Muller, des auteurs ayant répondu à l'invitation de Jacques Bruyas afin de participer au premier festival Jean Parédès de Pusignan.

 

P5280244 

Hervé et Clémentine, tout sourire !


 

P5280251

 

Aïcha, qui a aussi participé au Printemps des poètes 2011, au Fort de Vaise. Ses ouvrages :

- Métouia Secrets d'oasis (documentaire sur la Tunisie)

- Métouia Oasis de solidarité (recueil de poésie et de photographies)

- Chemin de plumes (recueil de poésie)

- Cartes postales diverses commentées d'une phrase poétique


 

P5280250

 

Eugénie Opou, accompagnée de son conjoint Eric Opou. Ses ouvrages :

- La reine Ngalifourou (Souveraine des Téké et dernière souveraine d'Afrique Noire)

- Le royaume Téké

- Sa-Mana au croisement des bourreaux (L'histoire d'une jeune fille, Namasa)

 

Son site : www.eugenieopou.com   ou   .org

 

 

L'article suivant, avec Louis Saïs, Noël Durand, J.J. Karagueuzian et Frédéric Mermet.


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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 11:46

P2200131.JPGMadame le Maire de Brindas au cours de son allocution

P2200130.JPGMonsieur Michel Loude, au milieu. En bas, à gauche : Karine

Karine Bouvard, la Présidente de l'association "Les amoureux du livre", sise à BRINDAS (Rhône), a organisé le troisième salon du livre qui s'est déroulé le dimanche 20 février 2011. En 2010, 360 visiteurs avaient honoré de leur présence ce salon. Cette année, les organisateurs dénombraient 550 visiteurs. Pour de plus amples informations, vous trouverez ci-après le blog de l'association :

  

lesamoureuxdulivre.blog4ever.com

 

 

Cette année, l'UERA était encore bien représentée parmi la soixantaine de participants à ce salon. 

 

J'en profite pour insérer des photos sur lesquelles vous pourrez voir madame le Maire de Brindas, ainsi que le président de l'UERA, monsieur Michel Loude.


En vous rendant sur le site de l'Union des écrivains de Rhône-Alpes, vous pourrez consulter la liste des adhérents et de leurs ouvrages déjà parus : www.uera.fr

 

P2200129.JPGSalon de Brindas 20 février 2011

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:20

Arthur Perceval, un nouvel auteur, dont le roman Chardons dans les roses vient d'être publié par les éditions Edilivre, dans la collection "Coup de coeur". Lisez-le ... Vous ne serez pas déçu(es). En vous rendant sur le site d'Edilivre, vous pourrez lire les cinquante premières pages qui plantent le décor et vous donnent un aperçu de la personnalité de son personnage principal Alain. Bonne lecture. J'attends vos impressions sur mon blog. À bientôt !

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