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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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Profil

  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008., deux ans avant mon départ à la retraite  : 
- Au-delà des apparences (2009 - 1ère édition)
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012 Réédition)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
En 2016 : Souffles de vies (nouvelles)  - La chanson de Karly (collectif LGO)  
En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) Déviances-Nouvelles sombres - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). 
En 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et Le dire autrement : un petit recueil illustré de textes poétiques. 
Ont suivi les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse : 
Tome 3 : Les joies festives de Colin et Coline - 
Tome 4 : De découvertes en découvertes - 
Tome 5 : Les dernières découvertes avant l'entrée au collège ainsi qu'un sixième opus, un conte illustré Une poupée pour Nina. 
En 2019  : Une sorcière des temps modernes, en quatre parties qui ont fait l'objet d'une réédition en 2024 en devenant les quatre premiers chapitres précédant la suite en six autres chapitres -
En 2020 : Histoire d'Anaëlle Binard - La vie ne l'aura pas tuée
En 2021 : Tuer la mère (formule symbolique) - 
En partenariat avec Martine Platarets (auteure de polars en autres), deux recueils de nouvelles : Les petits meurtres de Martine et Lucile - L'Amour dans tous ses états
En 2024 : Le point de non-retour (reprenant Une sorcière des temps modernes)
En 2026 : Copies conformes Les cahiers de Mamie
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008., deux ans avant mon départ à la retraite : - Au-delà des apparences (2009 - 1ère édition) - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012 Réédition) - Aimer à en perdre la raison (2015) En 2016 : Souffles de vies (nouvelles) - La chanson de Karly (collectif LGO) En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) Déviances-Nouvelles sombres - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et Le dire autrement : un petit recueil illustré de textes poétiques. Ont suivi les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse : Tome 3 : Les joies festives de Colin et Coline - Tome 4 : De découvertes en découvertes - Tome 5 : Les dernières découvertes avant l'entrée au collège ainsi qu'un sixième opus, un conte illustré Une poupée pour Nina. En 2019 : Une sorcière des temps modernes, en quatre parties qui ont fait l'objet d'une réédition en 2024 en devenant les quatre premiers chapitres précédant la suite en six autres chapitres - En 2020 : Histoire d'Anaëlle Binard - La vie ne l'aura pas tuée En 2021 : Tuer la mère (formule symbolique) - En partenariat avec Martine Platarets (auteure de polars en autres), deux recueils de nouvelles : Les petits meurtres de Martine et Lucile - L'Amour dans tous ses états En 2024 : Le point de non-retour (reprenant Une sorcière des temps modernes) En 2026 : Copies conformes Les cahiers de Mamie Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:04

3) QUI aurait bien pu se cacher sous le pseudonyme de Shakespeare ?

La silhouette semble assez précise : un contemporain né vers 1560 et mort probablement aux alentours de 1615 ? Un lettré de haute naissance ou éducation ? Mieux, un érudit sorti d'Oxford ou de Cambridge avec un bagage assez éclectique pour traiter du siège de Troie dans "Troïlus et Cressida" ; d'histoire romaine dans "Jules César", "Antoine et Cléopâtre" ; de droit dans "Le Marchand de Venise" ; de pathologie mentale dans "Macbeth" et "Le Roi Lear" ; de navigation dans "La Tempête" ; etc. Bref d'un homme d'expérience : grand voyageur, grand amant, au fait des intrigues de la Cour, en rapport avec la police et les chancelleries, mais qui, pour quelque motif : soit dignité sociale soit peur de poursuites, aurait choisi l'incognito !

Une douzaine de personnages répondaient déjà à ces conditions dont on fait autant de "Shakespeare" possibles :

- Francis Bacon qui rallie le plus de suffrages,

- Roger Manners, Comte de Rutland, cinquième du nom,

- William Stanley, Comte de Derby, sixième du nom,

- Henry Wriothesley, Comte de Southampton, troisième du nom,

- Edouard de Vere, Comte d'Oxford, dix-septième du nom,

- Christopher Marlowe,

- Etc. nous ne pouvons pas tous les citer, la liste étant bien trop longue !

C'est à l'américain Joseph Coleman Hart (1798/1855) que remonte en 1848 l'idée plaisante de "détrôner Shakespeare".

Huit ans plus tard, un article du "Putnam's Monthly" allait rendre à jamais célèbre, Miss Delia Bacon : selon elle, son illustre homonyme avait, en plus de ses travaux philosophiques, rédigé les pièces du barde ! À vrai dire - l'argumentation n'étant pas le fort de Miss Bacon qui devait finir dans un asile d'aliénés -, il s'agissait plutôt d'une intuition que d'une thèse !

En 1883, la controverse allait rebondir et on procéda à l'étude comparée des textes de Shakespeare et de Bacon. Le mérite en revient à Mrs. Henry Pott (1833/1915), qui, dans son édition des notes du philosophe devait dénombrer 4400 analogies avec le théâtre shakespearien !

En 1988, on pratiqua le décryptage. L'initiateur Ignatius Donnelly et ses disciples parvenaient finalement à déchiffrer sous les écrits de Shakespeare et de Bacon, des messages secrets établissant la suzeraineté de celui-ci sur celui-là.

De cette thèse baconienne, on peut choisir comme un bon exemple : "The mystery of William Shakespeare" du Juge Thomas E. Webb (1921/1903), dans lequel se conjuguent toutes ces recherches et ces trouvailles. Le Docteur Webb récuse l'authenticité du Folio de 1623. Il dit en effet qu'il faudrait distinguer entre l'acteur Shakespeare, "médiocre personnage" dont nous connaissons les faits et gestes, et le poète Shakespeare, pseudonyme de Francis Bacon, lequel aurait dû recourir à ce subterfuge pour raisons politiques, le théâtre étant incompatible avec la dignité d'administrateur. La preuve avancée ? un aveu qui serait paraît-il décisif :

"Pourquoi me faut-il toujours écrire de même

Et toujours composer de constante façon

Au point que chaque mot trahit presque mon nom

Et révèle son origine et mon emblème ?" (dans "Sonnets LXXVI)

La similitude des tournures dont usent le poète et le philosophe démontre aussi - paraît-il - leur identité.

Dans le prochain article, nous verrons l'analyse d'Abel Lefranc qui attribue la paternité du canon shakespearien à William Stanley, sixième Comte de Derby.

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