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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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Profil

  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 22:24

Comme le mois de Janvier paraît loin avec tous les voeux échangés de bonne et heureuse année !

 

Alors que le SARS-CoV-2  avait commencé son offensive, d'abord en Chine, puis en Iran, en Italie et dans de très nombreux pays du monde, nous étions encore à nous demander ce que représentait cette espèce d'état grippal, pas comme les précédents et vraiment  inhabituel pour la plupart d'entre nous.

 

Et le glas est tombé : ce nouveau virus est responsable d'une pandémie à l'échelle mondiale nommée COVID-19. S'il s'avère bénin pour 85 % d'entre nous, il touche plus particulièrement les personnes âgées et les porteurs de maladies graves et/ou chroniques,, tout simplement parce que leur système immunitaire a été affaibli par l'âge, et/ou par la comorbidité due à leur autre pathologie.

 

De recherches en recherches dans le milieu scientifique, un médecin américain en fonction dans l'État de New York (USA) ne reconnaît pas les symptômes réels de la simple pneumonie virale ou bactérienne qui devrait tuer les nombreuses victimes. Ces malades du COVID-19 semblent manquer d'oxygène comme s'ils se trouvaient à très haute altitude : Syndrome de détresse respiratoire aiguë entraînant le décès. Ce médecin pense qu'un antibiotique  doit être administré. avant l'aggravation de la maladie  Tout le monde y va de son hypothèse, de la plus sérieuse à la plus fantaisiste. Quoi qu'il en soit, le monde entier est sur le pied de guerre pour éradiquer cet ennemi invisible qui cause tant de peurs et de décès parmi les terriens.

ANNULATION DES SALONS DU LIVRE

 

En 2020, le seul salon auquel j'ai pu participer est celui de CHAROLS dans la Drôme le dimanche 26 janvier. Je n'étais pas inscrite à celui de début février qui s'est déroulé à NANTUA dans l'Ain. Tous les autres auxquels je devais me rendre sont ou seront, soit annulés, soit reportés.

 

Le confinement imposé pour notre sécurité s'oppose à toutes manifestations ou rassemblements pour éviter et ralentir la propagation du virus incriminé le SARS-CoV-2 . Pas de repas de famille (anniversaire et autres) ; date de mariage, de baptême et de tout autre événement familial reportée. 

 

Les soignants sont sur la sellette, les commerces alimentaires assurent  le ravitaillement, les scolaires étudient à domicile en relation avec leurs professeurs,, en somme  toutes les professions de première nécessité sont à pied d'oeuvre. La grande "gagnante" serait  la NATURE qui semble reprendre ses droits en profitant de l'arrêt ou du ralentissement de toutes les activités polluantes.

 

MESSAGE D'ESPOIR

 

L'humanité a déjà été confrontée à des pandémies très graves faisant de très nombreuses victimes. Elle s'en est sortie avec succès. Il n'y a pas de raison qu'il en soit différent cette fois. Gardons l'espoir d'une victoire sur le COVID-19 et souhaitons que l'humanité tire profit de ce drame mondial pour revoir leurs priorités.

 

COURAGE, nous en sortirons vainqueurs. Prenez soin de vous et des vôtres.

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 20:32

Un déménagement compliqué car les travaux n'étaient pas complètement achevés.

 

Non, non, ce n'est pas ma petite maison de village ! C'est à CULOZ (Ain, limite Savoie), photo prise début mars 2019.

 

Une installation qui traîne : si le bas est aménagé, il y a encore du rangement à faire.

En revanche, à l'étage, à part les toilettes et le coin du bureau avec mon ordinateur, il y a encore du travail. Pour l'instant, et depuis samedi soir seulement (11 mai), je dors dans le lit une place de la petite chambre d'ami.

 

Je prends mon temps pour m'installer car je ne veux pas confondre vitesse et précipitation. Comme je n'ai pas eu le temps de faire du tri, j'en profite pour le faire avant de ranger.

 

J'ai quand même pris le temps de remplir mes bacs à fleurs : bégonias, oeillets de poète, géranium zonal de part et d'autre de la porte d'entrée et géranium lierre à l'étage en espérant obtenir une cascade de branches fleuries !

 

Mes plantes vertes d'intérieur sont à leur place dans le séjour. 

 

Les livres sont encore dans des caisses et des cartons ainsi que le linge de maison et certains vêtements pliés, les autres étant suspendus sur un portant. 

 

Ma dernière demeure terrestre avant d'émigrer dans le jardin du souvenir de ma commune, mais pas avant deux décennies au moins, ce que j'espère ! La santé (bonne) étant la locomotive qui tire tous les wagons de la vie, il faut ménager sa "Micheline", l'entretenir, ne pas la laisser rouiller et la faire "voyager" doucement et sûrement... 

 

Merci d'attendre que je sois à nouveau disponible...

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 20:48

Je suis triste ce soir, très triste. Le grand compositeur et merveilleux interprète qu'était Michel Legrand s'en est allé. Sa musique et ses chansons lui survivront... Mais il avait encore tant de projets. Je ne peux m'empêcher de penser à son amour retrouvé, à Macha Méril, une si belle histoire entre eux qui a traversé le temps pour des retrouvailles exceptionnelles.

 

 Sa musique et ses chansons m'ont accompagnée, surtout dans les années 80, et encore après... Je prenais plaisir à l'écouter, à regarder des émissions TV sur lui et toute sa production. Il vivait pour la musique, car il s'exprimait par la musique. Elle était son langage. Ses notes de musique étaient associées aux paroles de ses textes.  Les films pour lesquels il avait composé la musique avaient une autre saveur, une autre dimension qui les rendaient inoubliables.

 

Je ne peux faire l'impasse sur mon roman "Aimer à en perdre la raison", édité en novembre 2015 par Edilivre-Aparis. Je me suis inspirée de notes personnelles datant des années 80 pour décrire la genèse d'un amour hors du commun et son aboutissement : la lente et douloureuse prise de conscience et une fin inattendue. Des souvenirs qui ne s'enterrent jamais... même romancés sous la forme d'une correspondance. Nostalgie, quand tu nous tiens. 

Déjà trois ans (novembre 2015).

Déjà trois ans (novembre 2015).

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 15:16

Mon deuxième recueil de nouvelles est paru en novembre 2017. Mes cinquante exemplaires m'ont été apportés par mon éditeur le matin-même du Salon du Livre de Sainte-Foy lès LYON.

 

La douzième et dernière nouvelle " Enfants en danger" est inspirée du drame de la petite Maëlys, dont les restes viennent d'être retrouvés dans le Massif de la Chartreuse. Depuis, ma colère ne retombe pas sur cet individu qui s'est gaussé des professionnels en ayant "réponse à tout" face aux nombreux indices qui le désignaient comme impliqué dans la disparition de la fillette. Et il a le culot phénoménal de jouer un rôle infect de "meurtrier repenti" !

 

Un sang-froid et un aplomb inimaginables, tout simplement parce qu'il était persuadé que sans PREUVE formelle, sans la découverte du corps de la victime, il n'avait rien à craindre de la Justice. C'était sans compter sur la pugnacité des enquêteurs et de la police scientifique. Une question récurrente : pourquoi perdre autant de temps à laver de fond en comble le coffre d'une voiture destinée à la revente. Eurêka ! Et la voiture fut désossée, complètement démontée pour mettre au jour des pièces non visibles ! Ô miracle, du sang avait goutté et s'était infiltré, révélant celui de Maëlys. 

 

Sans ces taches de sang dans le véhicule transformé en "corbillard" pour la jeune victime, son meurtrier n'aurait JAMAIS avoué. Il serait toujours à nier farouchement son implication dans la disparition de l'enfant ! Il a fallu cette preuve accablante et irréfutable pour que ce "triste sire" passe à l'étape suivante (près de six mois plus tard tout de même) : jouer la comédie que vous savez, une stratégie machiavélique pour écoper d'une durée d'emprisonnement la moins longue possible. 

 

Comment pourrait-il réussir à leurrer la Justice - les professionnels -, mais nous aussi alors qu'il n'a pas cessé de mentir et de n'avoir aucune compassion pour les parents de la fillette ? Même à sa propre mère, il a menti effrontément. SA PAROLE N'A AUCUNE VALEUR. Il a perdu toute crédibilité. 

 

Espérons que les Jurés des Assises  ne s'apitoient pas sur son numéro de comédien et sachent analyser avec objectivité la plaidoirie de ses avocats.  Il n'avait plus d'autre choix que de conduire les enquêteurs sur le lieu où il a abandonné la dépouille de l'enfant sans l'ensevelir, offerte à des prédateurs innocents ceux-là, les animaux de la forêt ! Un calculateur qui a tenté de "démontrer sa bonne volonté" ! Belle démonstration très tardive que voilà ! 

 

Ma seule consolation dans cette sordide affaire, c'est que les parents et les proches vont pouvoir faire le deuil de cette belle fillette, pleine de vie qu'était Maëlys. Ci-après, une petit poème sans prétention en hommage à Maëlys : "Un ange s'est envolé"

 

Un ange s'est envolé

Par un acte odieux

En laissant éplorés

Des "paranges" malheureux.

 

Puisses-tu reposer

En Paix petite Maëlys !

Ton corps a été tué

Et ton âme est au Paradis.

 

Ton meurtrier sera puni,

Sois-en bien assurée.

Avec les tiens, tous réunis 

Pour ne jamais t'oublier.

 

Le 16 février 2018

 

 

 

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 14:56

Malgré la dénomination de mon blog : "evasion-lecture-roman", je vais aborder ci-après un thème qui me tient particulièrement à coeur.

Certains(es) lecteurs(trices) trouveront peut-être quelques réponses à leurs questionnements éventuels sur la situation des enfants dits précoces ou à haut potentiel (HP). Les points communs des enfants HP sont notamment leur sens aigu de l'injustice et leur hypersensibilité.

Je vais évoquer une étude clinique menée depuis 2014 à LYON par :

- le CERMEP - imagerie du Vivant (Centre d'Explorations et de Recherches Médicales par l'Emission de Positions),

- le CHU de LYON

- l'Université Lyon 2.

But de cette étude :

- Mieux comprendre le fonctionnement cérébral des enfants intellectuellement précoces (EIP) en réalisant une étude par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) sur les connexions du cerveau, son anatomie et son fonctionnement. L' IRM étudie le traitement des informations par le cerveau (phase active) et le fonctionnement du cerveau au repos (sans activité stimulante).

- Favoriser une meilleure prise en charge des enfants EIP ou à HP sur les plans éducatif, psychologique, neuropsychologique et médicamenteux.

- Améliorer l'approche scolaire par le "principe de la neuroéducation" afin d'adapter la pédagogie au profil de ces enfants.

Sélection des enfants pour l'étude :

La sélection de 80 enfants âgés de 8 à 12 ans, a été effectuée par le pédopsychiatre Olivier REVOL et par Fanny NUSBAUM psychologue et chercheuse à l'Université Lyon 2, directrice de PSYRENE (Psychologie, Recherche et Neurosciences).

Les tests de QI (Quotient Intellectuel) ont fait ressortir 4 groupes parmi les 80 enfants :

- Enfants HP à QI normaux dits "contrôles"

- Enfants HP à QI homogènes dits profil laminaire

- Enfants HP à QI hétérogènes dits profil complexe

- Enfants HP à QI avec troubles de l'attention (TDA)

Je vais m'intéresser plus particulièrement aux deux profils des HP pour lesquels certains enfants obtiennent d'excellents résultats scolaires, et d'autres sont en échec scolaire.

Le profil laminaire fait ressortir une distribution homogène des capacités cognitives et un comportement adapté à l'environnement.

Le profil complexe met en évidence des capacités cognitives hétérogènes (dyssynchronie cognitive) : décalage entre la sphère intellectuelle très mature dans certains domaines, et la sphère émotionnelle et relationnelle plus fragile.

Signes de l'enfant précoce :

Les enfants HP (ou EIP) se distinguent par une représentation différente selon leur profil : "du petit savant" à l'enfant instable. De plus, le "haut potentiel" est souvent associé à d'autres troubles.

- Les enfants précoces sont des enfants intelligents et vifs mais très souvent anxieux, repliés sur eux-mêmes et en situation d'échec scolaire (pour le profil complexe notamment).

Ces enfants nécessitent un accompagnement spécifique, mais encore faut-il que le diagnostic soit posé sans tarder, car le "surdon" peut VITE se transformer en HANDICAP.

- Les enfants EIP acquièrent généralement un bon langage verbal très tôt. En revanche, les tâches écrites posent souvent problème : geste crispé et maladroit dû à des difficultés motrices et troubles de l'apprentissage. Sur le plan affectif : hypersensibilité souvent prise à tort pour de l'immaturité.

- Chez ces enfants, les troubles du comportement sont fréquents en raison d'une anxiété permanente et / ou d'une humeur dépressive, conséquences de questionnements existentiels trop précoces que l'enfant ne peut assumer.

Comportement à adopter par les adultes :

- en règle générale : bienveillance et aussi fermeté ; stabilité, cohérence et clarté de la part de l'adulte,

- en plus, à l'école : indulgence sur les points faibles (travail écrit et orthographe) et sollicitation des capacités intellectuelles selon le profil de l'enfant.

Conclusion :

Lorsque le "surdon" initial (ou la précocité) est malheureusement tombé dans la "pathologie", il est très difficile, voire impossible de poser le diagnostic d'enfant intellectuellement précoce. Comme les problèmes sont bien réels, d'autres étiquettes vont être collées sur l'enfant avec des conséquences plus ou moins différentes. Avec de la chance, la prise en charge sera adaptée et efficace. Hélas, bien souvent, elle peut être un facteur aggravant. Cependant, plus l'enfant est jeune, plus il aura de chance d'évoluer dans le bon sens.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 21:32

Parmi tous les amateurs de pêche, les pêcheurs à la mouche seraient les plus passionnés. Ils sont capables de consentir de gros sacrifices pour assouvir leur passion, comme par exemple, faire plusieurs centaines de kilomètres pour pêcher dans une bonne rivière pendant seulement quelques heures ou pour se mesurer à un poisson particulier tel que l'ombre commun.

Quand le poisson saisit les insectes à la surface de l'eau, on dit qu'il gobe. Le pêcheur propose au poisson qui se nourrit d'insectes la mouche artificielle flottante appelée "mouche sèche" par opposition à la "mouche noyée".

Pêcher à la mouche, c'est par excellence pêcher sportivement : il faut se déplacer et observer ; le matériel est fin et léger, et son usage demande habitude et précision. Il s'agit donc d'une activité complète en même temps que ludique, une "chasse aux poissons" qu'il faut comprendre comme un jeu, puisque, en dernier ressort, le but du pêcheur à la mouche consiste à tromper le poisson au moyen d'un assemblage de plumes et de poils - la mouche artificielle - qu'il faut leur faire accepter comme si elle était une véritable mouche naturelle. C'est là que réside tout l'art du pêcheur à la mouche !

La pêche à la mouche est très ancienne. En effet, le premier usage connu des mouches artificielles remonte au tout début de l'ère chrétienne, loin d'être apparu il y a seulement quelques décennies.

Raison de plus aux amateurs de pêche pour s'y mettre et découvrir ainsi des joies et une passion qu'aucune autre pêche ne peut offrir avec autant de force ! Mais attention, une fois qu'on y a goûté, il paraît que l'on ne peut plus s'en passer tant elle est source de plaisir.

Le matériel nécessaire à la pratique de la pêche à la mouche est le suivant : la canne, le moulinet, du fil de soie et les mouches artificielles.

  1. La canne : pièce maîtresse de l'équipement des pêcheurs à la mouche, elle doit faire l'objet de tous leurs soins, tout autant lors de son choix que plus tard, pendant la pêche, ou lors de son rangement, car elle est très fragile. Faite généralement en fibre de verre, elle doit être flexible et légère.
  2. Le moulinet : s'il est une pièce maîtresse de l'équipement de la pêche au lancer, le moulinet est davantage un accessoire pour la pêche à la mouche, non pas qu'il soit facultatif - il est bien sûr indispensable -, mais son choix est libre. Il en existe plusieurs sortes ; le moulinet peut être manuel, semi-automatique ou automatique.
  3. les touches : Les pêcheurs à la mouche n'utilisent pas les insectes - trop fragiles - et leur préfèrent les mouches artificielles composées de matériaux tels que fils, plumes, poils, matières synthétiques, qui imitent parfaitement les mouches naturelles. Il en existe trois sortes :
  • les mouches dites noyées, plus lourdes, qui se déplacent entre deux eaux
  • les mouches appelées "nymphes", qui émergent à la surface de l'eau
  • enfin, les mouches sèches, les plus légères, qui flottent à la surface de l'eau.

Le pêcheur à la mouche est très écologique : il respecte la nature et s'efforce de protéger l'environnement. Il ne pêche pas toujours dans le but de rapporter ses prises. Pour lui, ce type de pêche est un sport qu'il pratique avec passion, une lutte contre le poisson qu'il aura leurré avec ses mouches artificielles. Souvent, lorsqu'il aura enfin réussi à l'attraper, il le relâchera en retirant délicatement l'hameçon.

BONNE PÊCHE...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:33

Je reprends les termes de ma newsletter de Juin 2013, pour une plus grande diffusion. J'espère que mes lecteurs et lectrices éventuels seront suffisamment ouverts pour en appréhender la teneur. Cet article ne constitue qu'une piste de réflexion. Chacun en fera ou non l'usage qu'il veut ! Ce n'est qu'un constat personnel même si à la fin je fais connaître ma position qui n'engage que moi.

 

-o-o-o-o-

 

Je ne me souviens pas qu'un projet de loi ait autant dévié sur une polémique d'une telle ampleur entre les mouvements POUR et les mouvements CONTRE - polémique qui a malheureusement conduit à d'autres déviances sous la forme d'affrontements physiques d'une rare violence sur un sujet qui concernait somme toute une "forme d'amour". Comme quoi le fanatisme peut se manifester en tout et pour n'importe quoi !

 

Je suis de nature tolérante et compréhensive. Mais, en l'occurrence, le bon sens devrait l'emporter sur "la folie collective" qui se développe de plus en plus (et pour n'importe quoi) parmi le genre humain. En effet, force est de constater et d'affirmer que "l'homme ne sera jamais femme, et la femme ne sera jamais homme" : une évidence des plus basiques, n'est-ce pas, presque une lapalissade ! Le genre humain ne pourra se renouveler que par l'accouplement d'hommes et de femmes, les techniques de procréation assistée restant, tout bien considéré, plutôt restreintes eu égard au nombre de terriens qui évoluent sur notre planète !

 

Ce qui peut se passer dans une chambre relève de l'intimité la plus élémentaire, chacun faisant ce qu'il veut avec qui il veut ; là n'est pas le problème. Cependant, pourquoi légiférer sur des comportements intimes - de surcroît qui concernent une minorité -, en rendant officielles, par les liens du mariage, des relations entre personnes du même sexe ? Je me pose encore la question ! Quels en sont les véritables enjeux et dans quels domaines ? À mon humble avis, certainement pas ceux derrière lesquels les défenseurs du "mariage pour tous" se sont retranchés ! En effet, pour ce qui relevait de la protection juridique et sociale de ces couples marginaux, un grand pas avait été accompli par l'adoption du PACS. Tant et si bien que même des couples hétérosexuels l'ont préféré à l'union devant monsieur ou madame le Maire ! Si des lacunes ont été relevées, il suffisait de réviser les clauses dudit PACS pour le compléter en fonction de "l'évolution de la société", une sorte de mise à jour régulière en somme !

 

Il n'est pas du tout question de tomber dans "l'homophobie", car nul n'a le droit de juger autrui sur ses orientations religieuses, politiques ou sexuelles. Tout être humain doit aimer son prochain, quelle que soit sa situation, son état, sa personnalité.

 

Cependant, pour quelles raisons les personnes qui s'érigent avec force arguments valables contre cette loi, devraient-elles être qualifiées "d'homophobes" par ceux-là-mêmes qui n'ont pas hésité - pour "justifier" leur position - à utiliser des tragédies familiales vécues par des enfants subissant ou ayant subi des maltraitances diverses (incestes, brimades psychologiques et sévices corporels graves etc...) de la part de leurs deux parents (père et mère) ? De quel droit les défenseurs du "mariage pour tous" se sont-ils permis d'utiliser ce type d'arguments pour manipuler des masses, mais surtout nos dirigeants, nos législateurs ? N'en avaient-ils donc pas d'autres plus percutants ou fondés ?

 

Un mal : les sévices perpétrés par un papa et une maman sur leurs enfants, ne peut justifier un autre mal : les carences qui seront immanquablement infligées aux enfants vivant avec deux "pères" ou deux "mères". Nier cette évidence, c'est aussi ne pas reconnaître que, dans la plupart des familles traditionnelles, les abus restent une minorité, alors que dans les autres couples "deux hommes/deux femmes", les carences que connaîtront les enfants seront plus ou moins généralisées ; c'est aussi ne pas se poser la question suivante : comment l'enfant élevé par deux hommes ou par deux femmes pourra-t-il développer son identité sexuelle puisque c'est en s'identifiant à son parent du même sexe qu'il peut construire sereinement sa personnalité. Le priver de ce contexte familial, c'est lui interdire un développement biologique et psychologique harmonieux avec le risque de créer en lui des carences profondes et irréversibles.

 

Certes, il existera toujours des déviances sexuelles et sentimentales chez l'adulte, qui auront certainement - ou peut-être - pris racine dans son enfance. Que l'adulte puisse décider - en son âme et conscience - de sa vie privée et intime, c'est un droit qu'il faut lui reconnaître. En revanche, l'enfant n'a pas à subir les choix de l'adulte.

 

Posons-nous chacun et chacune les bonnes questions : suis-je POUR "Le mariage pour tous" par intime conviction ou bien pour suivre le mouvement collectif et être "dans le vent", dans "Le vivre avec son temps" ? Est-ce que ma tolérance ne concerne que les autres, tant que ma propre famille n'est pas concernée ? Si nous pouvons répondre très honnêtement à ces questions, sans doute pourrons-nous être plus enclins à comprendre les personnes qui sont CONTRE "Le mariage pour tous".

 

J'ai le courage de le dire ici : je suis contre sans être homophobe, car je respecte les convictions d'autrui comme j'aimerais que l'on respecte mes choix. Et je suis également contre les manifestations qui ont dégénéré en mouvements de violence. La violence n'a jamais rien résolu et ne résoudra jamais rien ! Mon seul souhait : que la polémique cesse enfin et que les esprits "échauffés" se calment...

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:33

Ne dit-on pas communément que "l'argent ne FAIT pas le bonheur mais y contribue" ? Cependant beaucoup craignent d'être volés, spoliés, avant même de craindre pour leur vie. Pour eux, la vie aurait-elle moins de valeur que l'argent ? Ceux qui ne possèdent rien ne craignent que pour leur vie, leur santé. Mais comment réagiraient-ils si, subitement, ils se trouvaient à la tête d'une fortune ?

 

Dans Jésus, ce célèbre inconnu, ouvrage de Joël CHEDRU, Pasteur, des réponses sont apportées. D'abord pourquoi "célèbre" et "inconnu", deux termes apparemment opposés ? Joël CHEDRU écrit : "Vous croyez que connaître le nom de quelqu'un, c'est vraiment le connaître ? Bien sûr que non." Et encore (toujours en parlant de Jésus) : "C'est vrai que son nom est célèbre, il est très connu, et il est connu dans le monde entier. Son passage sur la terre, [...], a tellement marqué l'histoire de notre humanité que nos historiens ont cru bon de compter nos années à partir de la naissance de Jésus-Christ." Il y a avant J.-C. et après J.-C. Mais connaît-on vraiment QUI est Jésus, sa personnalité, ce qu'il a accompli et pourquoi ? Ou reste-t-il une "entité vague" ?

 

À propos de l'argent (biens précieux sous toutes leurs formes, tout ce qui a une valeur marchande et financière), la Bible - l'ouvrage le plus traduit et lu au monde - donne des indications très claires : "Ne vous livrez pas à l'amour de l'argent" (Hébreux chapitre 13, verset 5) "Car l'amour de l'argent est la racine de toutes sortes de maux" (Timothée chapitre 6, verset 10). Ce n'est pas la possession en soi qui est en cause, mais "l'amour" de l'argent, passion extrême qui peut conduire à bien des débordements et même à des atrocités (délations, crimes, trafics en tous genres etc...).

 

Joël CHEDRU développe en indiquant : "Avec de l'argent, vous pouvez acheter un beau lit et un bon matelas, mais pas le sommeil ; une excellente nourriture, mais pas l'appétit ; de magnifiques bijoux, mais pas la beauté ; les meilleurs médicaments, mais pas la santé ; des tranquillisants, mais pas la paix intérieure ; de nombreux livres, mais pas l'intelligence ; un excellent confort, mais pas le bonheur ; une assurance sur la vie, mais pas sur la mort ; une place au soleil ou au cimetière, mais pas dans le ciel."

 

Joël CHEDRU ajoute que l'argent peut aussi être un bienfait : "Certes, l'argent peut nous procurer un certain confort et une certaine sécurité, à condition qu'il soit pour nous, comme l'a dit quelqu'un : un bon serviteur et non un mauvais maître."  Bon serviteur par L'USAGE qu'on en fera ; mauvais maître par L'ESCLAVAGE induit par l'amour de l'argent. Il complète en écrivant : "Ce n'est pas un péché d'avoir de l'argent, voire beaucoup d'argent, s'il a été gagné honnêtement ; mais sous prétexte que l'argent n'a pas d'odeur, faire argent de tout en usant de malhonnêteté conduira tôt ou tard ceux qui s'y livrent dans bien des tourments."

 

On entend bien souvent l'expression "bien mal acquis ne profite jamais". L'avez-vous constaté autour de vous, ou même expérimenté ?

 

Alors, pour vous-même, quel est votre rapport avec l'argent ? Êtes-vous plus heureux pour autant en en possédant ? Chacun d'entre nous a sa réponse à ces questions, car elle est intime et dépend de nos dispositions naturelles ou acquises à BIEN SAVOIR UTILISER notre argent, nos possessions. Êtes-vous plutôt un "Harpagon" ou un "Picsou" avec un comportement compulsif d'amasser toujours et encore plus, sous l'emprise aussi de la crainte omniprésente d'être volé ? Ou êtes-vous plutôt un mécène, un sponsor, un soutien par l'aide que vous apportez à votre proche entourage, ou à autrui par le biais d'associations par exemple ?

 

La véritable richesse est dans notre coeur et peut se manifester par diverses actions : bénévolat par la mise à disposition de compétences, de temps, d'écoute et de soutien moral, d'altruisme sous toutes ses formes, et bien sûr par l'aide matérielle et financière quand nous faisons bon usage de notre argent et de nos possessions.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 11:02

Le parcours du "combattant" !

 

 

Si vous n'y connaissez rien, vous vous engagez dans une véritable bataille, pour ne pas dire guerre !

 

J'en ai fait l'expérience récemment. Je tairai le nom du constructeur pour ne pas être accusée "de porter atteinte à sa notoriété".

 

Cependant, les faits que je vais exposer ci-après sont édifiants :

 

- Plans dessinés en mars (année n-1) d'après un modèle personnalisé ayant fait l'objet d'un croquis établi par mes soins MAIS visite du terrain d'après des photographies que j'ai prises,  sans aucun déplacement préalable in situ. Conséquences : maison située en contre-bas, mais un peu trop près du talus bordant la route.

 

- Conducteur de travaux qui devait se partager entre vingt-cinq maisons en construction disséminées sur plusieurs départements. Le mien était le plus éloigné. Conséquences : en travaillant cinq jours par semaine - en tenant compte des déplacements -, il ne pouvait se rendre sur certains chantiers qu'une fois par mois, et encore... Des artisans que j'ai rencontrés m'ont dit ne l'avoir jamais vu. Je les crois, car aucune réunion de chantier n'était programmée. Il venait selon "ses disponibilités" (sic !).

 

- Permis de construire obtenu début septembre (année n-1). En novembre, on me fait choisir les carrelages (du sol et des murs des sanitaires) ! Je m'en étonne, les travaux ne pouvant plus démarrer à cause de l'hiver et du terrain gelé etc... Commencement des travaux de fondations mi-mars de l'année suivante (soit plus d'un an après la signature du contrat de construction) avec la promesse - certes verbale que je peux qualifier maintenant de fallacieuse -, d'être livrée au cours du mois de novembre de la même année. Je calcule : huit mois, juste avant l'hiver : ça me va !

 

- Début prometteur puis... : le 25 juillet, fin de la prestation des plaquistes qui a été très bonne. Lorsque je lui demande quand il revient pour les peintures, il me répond que ce n'est pas lui qui a le marché. En fait, ces travaux n'était pas inclus dans mon contrat (je ne l'ai su que BIEN plus tard). Début septembre, personne ne se manifeste. Après SIX semaines d'interruption - je ne "savais" pas que les congés d'été, hors Education Nationale, duraient aussi longtemps ! - je me décide à téléphoner au constructeur qui m'apprend, ô miracle, que les travaux "vont" reprendre.

 

- Poursuite des travaux : électricité dont le câblage passe dans le sol avant l'intervention des carreleurs, pose des interrupteurs, des prises murales, etc.... et derniers travaux de plomberie (commencés courant juillet). Un bel automne s'annonce avec un temps magnifique au mois d'octobre, mais une seule journée de travail avec la pose de la zinguerie pour la collecte des eaux de pluie. J'appelle sans cesse le conducteur de travaux (messagerie saturée ! - j'ai su plus tard que tous les clients l'appelaient pour les mêmes raisons que moi). En désespoir de cause, j'appelle le constructeur en tombant sur la secrétaire "qui transmettra les messages", mais rien ne bouge.

 

- Les carreleurs (qui auraient dû avoir terminé leur prestation en octobre si elle avait commencé comme soit-disant prévu), n'interviennent que courant Novembre. Je profite de leur présence pour faire venir les peintres (facture à ma charge), pour les plafonds et la première couche sur les placoplâtres - ce sont eux qui m'ont dit que le travail des plaquistes était bien fait. Je n'apprends qu'au moment de la livraison que je n'avais pas le droit de faire intervenir un artisan personnel !

 

- Aucun accompagnement pendant toute la durée de la construction. Le pire est décrit ci-après :

1) Les peintres s'étonnent de l'absence d'électricité : je leur réponds ce que le fournisseur d'énergie m'avait dit, société avec qui j'avais signé un précontrat par l'intermédiaire du constructeur (les deux étant "partenaires"), à savoir que la pose des compteurs (pour les deux appartements) et la mise en route de l'électricité ne pouvaient avoir lieu qu'après l'obtention du document de conformité que je réclame donc à cor et à cri au constructeur. Je rappelle plusieurs fois le fournisseur d'énergie, mais c'est seulement la quatrième personne qui me pose LA QUESTION le 19 décembre - oui, oui, vous avez bien lu -, du raccordement avec ERDF. C'est quoi ça ?  Nous sommes à quelques jours des vacances scolaires d'hiver et des Fêtes de fin d'année, et je passe les journées suivantes avec ERDF qui établit un devis. Ô surprise : comme il y a deux logements dans la maison (un au RDC, l'autre à l'étage), le coût du premier raccordement est abordable, mais le second, même en partant des mêmes fourreaux, de la même logette etc... est considéré comme une nouvelle viabilisation. Je refuse cette solution trop onéreuse (j'avais vidé mon compte bancaire pour payer les peintres) et accepte la pose d'un seul compteur, mais en triphasé. 

 

2) Le façadier qui devait venir courant novembre, s'amène mi-décembre. Les échafaudages sont installés le lundi, mais la pose ne commence que le jeudi après-midi pour se terminer le samedi matin SOUS LA NEIGE !!! La livraison, pogrammée pour le 22 décembre, a lieu à 18 h 30, dans le noir, avec pour seul éclairage une lampe frontale. J'avais déjà versé des arrhes pour le déménagement. Or, la Société ayant été prévenue trop tard de ma demande de report à une date ultérieure, je les perdais. Donc j'ai accepté la livraison, en émettant - fort heureusement - toutes les réserves d'usage et en signalant les conditions de livraison (heure tardive, pas de lumière etc...).

 

3) Le terrassier, qui avait effectué les tranchées et l'installation des fourreaux, de la logette jusqu'à la maison, revient après la livraison, pour terminer ses liaisons, et, ô stupeur, rien, absolument rien ne sort de la maison. Il repart impuissant. Je téléphone en catastrophe au contructeur. Les propos sont houleux, vous vous en doutez, je menace de porter plainte en employant tous les termes juridiques que je connais pour l'impressionner. Finalement, courant janvier (année n+1), les carreleurs reviennent pour casser deux carreaux et mettre à jour les fourreaux (pour l'électricité et le téléphone). Explication : d'après eux, les maçons n'avaient pas dû les faire ressortir suffisamment. Du coup les plaquistes, ne les ayant soit-disant pas vus, les auraient obturés sans se rendre compte. Mais les électriciens dans tout cela : à aucun moment, ils ne se sont étonnés de cette anomalie ? Et le conducteur de travaux ? Ah, le conducteur de travaux, surchargé, submergé d'appels téléphoniques, passant son temps sur les routes à aller d'une maison à une autre dans plusieurs départements. Il n'avait rien remarqué non plus. Alors, moi, complètement ignorante en la matière... !

 

4) ERDF mandate une entreprise pour la pose au rez-de-chaussée d'un unique compteur en triphasé qui alimentera les deux logements. Les électriciens reviennent et travaillent toute une journée sur les deux tableaux électriques pour les mettre aux normes du triphasé. Nous avons enfin l'électricité, donc le chauffage le 26 janvier. Pendant tout un mois, on laisse sécher et se réchauffer la maison (entre-temps le déménagement, plus exactement le dépôt du mobilier et des cartons avait eu lieu). L'aménagement et l'installation du rez-de-chaussée s'effectue dans le courant du mois et le logement peut enfin être habité dès la dernière semaine du mois de Février ! L'étage s'est aménagé progressivement pour être définitivement habité deux mois plus tard.

 

 

Alors, toujours envie de faire construire ? Si oui, et si vous le pouvez financièrement, choisissez "DU CLEF EN MAIN".  

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 16:14

Cette année, l'Union des écrivains de Rhône-Alpes organise, pour la deuxième année consécutive, une exposition au Fort-de-Vaise, à LYON 9° (Rhône) : "Plumes et pinceaux" alliant le graphisme et les couleurs aux mots. Les peintres participants ont bien voulu confier leurs toiles du 11 au 20 mai, tableaux illustrés par un certain nombre d'auteurs adhérant à l'UERA.

   

Le vernissage a eu lieu le samedi 12 mai 2012 à partir de 18 h au cours duquel de nombreux visiteurs - amis de peintres et d'écrivains, ou non -, ont pu partager leurs impressions.  

 

Les 23 et 24 juin prochain, cette même exposition sera transportée à Grézieu la Varenne, petite et jolie commune située à l'ouest de Lyon, à l'occasion de la manifestation pluriculturelle organisée chaque année, à cette époque, par le service culturel de la ville. Puis en Janvier 2013, elle devrait être accueillie à Oullins, commune au sud de Lyon. La ville de L'Arbresle (Nord de Lyon) a sollicité le président de l'UERA pour organiser cette même exposition "Plumes et pinceaux". Les toiles et les textes voyagent autour de Lyon !

 

L'année dernière, l'illustration devait être en vers. Cette année, la prose - poétique ou non - a été mise à l'honneur.

 

Vous trouverez ci-après mes deux textes :

 

 

Magie de la danse de Lucile Gauchers - Tableau d'Odile Daventure : Flamenco
  
Le rythme entraînant des notes de musique, grattées par des doigts experts et agiles sur les fils tendus des guitares, donna soudainement vie au couple de danseurs qui devait se produire devant la population en liesse. Tout à coup, les spectateurs se figèrent en retenant leur souffle. Ils semblaient s'attendre à l'inimaginable...
  
La femme était très belle. Ses cheveux noirs, tirés et rassemblés en un chignon, arboraient une fleur écarlate et épanouie semblable à sa bouche pulpeuse, qui, tour à tour, s'ouvrait sur un sourire ravageur et se refermait dans une moue boudeuse, au gré des paroles prononcées par les chanteurs-musiciens. Quant à l'homme - magnifique dans son pantalon noir qui l'enserrait comme une seconde peau -, il la dépassait d'une bonne demi-tête. Son regard de braise, rivé sur sa cavalière, semblait vouloir la dominer et la soumettre.
  
Devant ce spectacle inédit pour moi, je me sentais transportée et émerveillée. Je m'imaginais virevoltant dans la même longue robe rouge à pois noirs, aux multiples volants, et si parfaitement ajustée au corps sculptural de cette danseuse andalouse. Les mouvements collés des danseurs, la vivacité des gestes effectués pendant ce long corps à corps et leurs regards énamourés évoquaient, à mes yeux, l'accouplement de deux êtres fiers et passionnés. À leur vue, un frisson voluptueux me parcourut et me fit trembler de désir animal.
  
L'homme semblait diriger sa partenaire avec autorité. Mais elle, farouche et hautaine, prenait plaisir à se dérober pour mieux le rejoindre, au gré de ses envies. La main sur une hanche, et l'autre dressée en une gracieuse courbe au-dessus de sa tête au port altier, semblaient le provoquer. Il répondait à son invitation en s'enroulant autour d'elle, lui empruntant les mêmes gestes.
 
Les rythmes musicaux et les chants déferlaient dans leurs variétés, tantôt élégants, tantôt endiablés et même langoureux, pour laisser évoluer trois danseuses différentes dans un même corps. Les petits pas de danse, lorsqu'ils étaient savants et raffinés, rappelaient ceux de la musulmane - tout à son bonheur mondain -, qui voulait être admirée. Quand les mouvements de danse devenaient subitement plus vivaces et joyeux, c'est la danseuse gitane qui s'animait et nous invitait à partager son appétit de vivre et sa jouissance communicative. Puis, lorsque la musique devenait langoureuse et les chants plaintifs, la femme se transformait dans les bras de son cavalier en danseuse juive, pathétique et tendre, qui nous émouvait. L'homme se prêtait de bonne grâce à ces changements inopinés, en fin connaisseur. Trois cavalières en une, quelle aubaine !    
 
Pendant ce temps, tout s'était estompé autour de moi, obnubilée comme je l'étais par le couple de danseurs. Je me voyais déjà danser avec eux après avoir entrainé avec moi mon amant imaginaire. La magie de la danse avait opéré.
 

 

De Charybde en Scylla d'après le tableau de Marc Wallerand "Tournesol" (type de peinture "le rondisme")

Mon misérable regard est rivé sur l'immense oeil bleu d'azur dans lequel se reflète un mas provençal, aux tuiles rougies, bordé d'arbres au feuillage d'un vert éclatant - véritable havre de paix niché dans la nature renouvelée et bienveillante.

 
Sa prunelle limpide, et aiguisée telle un rayon laser, sonde mon coeur, fouille mon esprit et plonge dans l'abîme sans fond d'où mon âme tourmentée cherche en vain à s'échapper. L'oeil me fixe intensément et semble vouloir m'inviter à partager sa prison dorée ceinte par les milliers de corolles jaunes au coeur tendre qui ondulent paisiblement sous le souffle tiède de la brise méditerranéenne.
 
Cette couronne fleurie forme comme un rempart qui le dissimule des regards hostiles et envieux. Je suis inexorablement attirée dans le faisceau de son redoutable champ magnétique qui ne permet aucune fuite, aucun retour en arrière. Il me tire et me retire de mon enlisement désespéré, par la puissance de son aimant.
 
De la sombre Charybde d'où j'émerge enfin, je me laisse engloutir en Scylla, lac bleu qui miroite au coeur de cette multitude de tournesols dont les têtes, tournées vers le chaud soleil du sud, semblent implorer, pour mon salut, le Dieu du Ciel.

 

 

Bonne lecture. N'hésitez pas à donner votre avis. MERCI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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