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  • : Le blog de LucileG(43)
  • : Lecture et écriture : deux activités complémentaires qui permettent l'évasion et l'expression. L'objectif de ce blog est de faire connaître et de partager nos informations.
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  • Lucile Gauchers
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : 
- À la lumière du pardon (2011)
- Destins - Au-delà des apparences (2012)
- Aimer à en perdre la raison (2015)
Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos)  - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets  : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). 
Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.
  • Je me suis mise à l'écriture en Juillet 2008. Déjà parus aux éditions EDILIVRE : - À la lumière du pardon (2011) - Destins - Au-delà des apparences (2012) - Aimer à en perdre la raison (2015) Ont suivi : En 2016 : Souffles de vies (éd. Abatos) - La chanson de Karly (collectif LGO) - En 2017 : La dernière à rester et Piégé (auto-édition) - Déviances (éd. Abatos) - Tome 1 de l'album jeunesse : Les découvertes de Colin et de Coline (auto-édition). En mars 2018, le tome 2 : Les découvertes continuent avec Colin et Coline, et prochainement un petit recueil illustré de textes poétiques. Projets immédiats : terminer un roman commencé et les tomes 3 à 5 de l'album jeunesse. Autres projets : deux romans (l'un en corrélation avec la Dernière à rester, l'autre une fiction historique en Haute-Loire, un troisième tiré d'une histoire). Grande lectrice de romans de société et de thrillers psychologiques, j'aime aussi la poésie et la musique.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 16:38

Je ne connais pas Emmanuel Fouquet et ne l'ai pas rencontré moi-même ! Cependant, j'ai apprécié d'apprendre qui il est et ce qu'il fait.

Je vous fais partager ce que j'ai lu à son sujet.

Avant d'être un adaptateur pour le cinéma - métier qui consiste à "traduire" en français les dialogues de films étrangers dont il a fait son activité professionnelle -,  Emmanuel Fouquet est d'abord un poète. Il a commencé à composer des poèmes dès l'âge de quatorze ans, et cinq ans plus tard il publie son premier recueil. C'est lors d'une rencontre dans le milieu de la création littéraire que Michel Trouillet - que le hasard met sur son chemin -, lui propose de travailler pour la "synchro".

 

Homme de paroles et de dialogues, Emmanuel Fouquet explique, lors d'une rencontre avec Pierre Corneloup, journaliste, en quoi consiste ce métier :

 

1) Le repérage

Ce premier travail était autrefois confié à des "détecteurs". Il consiste à inscrire au crayon, sur la bande de rhodoïd (1), des repères tels que plan de coupe, ouverture et fermeture de bouche des acteurs, soupirs ... jusqu'à la longueur des baisers ! Ces inscriptions doivent correspondre avec précision au défilement de l'image projetée sur un écran placé au-dessus des deux grosses bobines (machine fabriquée à Epinay par Guy Desdames).

2) Sculpture du texte

Il s'agit du travail d'adaptation des paroles qu'il repère en traçant des inscriptions sur la bande de rhodoïd. L'acteur aura sous les yeux la bande manuscrite pour le doublage. Des indications supplémentaires apportent des précisions aux dialogues ainsi traduits, telles que la forme de l'écriture, la zone plus ou moins longue, la grosseur donnée à certaines lettres ou parties de mots.

3) Exemple de traduction

Les répliques de Woody Allen sont bourrées de jeux de mots intraduisibles qui obligent les traducteurs à en inventer d'autres en français. Cependant ces mots français doivent "rentrer en bouche"* de l'acteur (*en jargon du métier), c'est-à-dire qu'ils doivent s'inscrire dans le temps de parole et correspondre aux mouvements des lèvres du comédien doublé.

4) Autres obligations

- Connaître et comprendre la discipline professionnelle ou sportive dont parle le film à traduire, à l'aide de dictionnaires appropriés, jusqu'aux coups de fil donnés parfois aux fédérations sportives concernées pour obtenir de plus amples précisions lorsque le personnage est un champion sportif, ou bien à des amis médecins pour la préparation, par exemple, du doublage de la série Urgences !

- Veiller aussi à respecter le rang social des personnages pour que la traduction soit la plus adéquate possible, comme par exemple : "I don't know", prononcé par un Lord anglais, en remplaçant la traduction littérale "J'sais pas" par "Je l'ignore" !...

5) Le travail se poursuit dans le studio d'enregistrement du doublage

Le comédien cale ses paroles à l'image projetée, en lisant la bande manuscrite réalisée auparavant. Emmanuel a souvent en tête le visage d'un acteur précis lorsqu'il effectue l'adaptation d'un film. Il écrit en pensant à ce comédien (ou comédienne) et le propose même à la production. C'est d'ailleurs souvent son choix qui prévaut.

6) Qualification de la profession

Traduire les dialogues de films étrangers en français devient donc un véritable travail de réécriture - presque une re-création. D'ailleurs la SACEM - interlocuteur "historique" car le premier apport en image fut la musique au temps du cinéma muet -, donne la qualification d'auteur à ce métier. La rémunération est basée sur des forfaits : quinze jours pour l'adaptation d'un film ; un mois pour un "grand film". De plus, en tant qu'auteur, des droits lui sont versés à chaque rediffusion.

7) Juste récompense

Pour Emmanuel Fouquet, ce serait justice de créer un César du "meilleur adaptateur" - il existe bien un Molière de l'adaptation théâtrale ! Mais pour l'instant, le nom de l'adaptateur figure quelquefois au générique - certes en toutes petites lettres et en fin de liste !

 

 

Article de Lucile Gauchers d'après les propos recueillis par Pierre Corneloup - Magazine "Vie nouvelle" n° 164 - août/septembre 2011.

 

J'espère que ce portrait d'Emmanuel Fouquet, poète et adaptateur de films, vous aura intéressé.

 

 

 

 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 15:47
Courrier des éditions Jacques Flament :
"UN TRAIN BONDÉ…
Beau succès pour ce deuxième opus de Leitmotive : 119 textes reçus contre 65 pour l'opus 1. 
C'est dire si la sélection sera de nouveau sévère, seulement 20 textes étant retenus pour le recueil. 
Par avance, nous rappelons à ceux qui n'auront pas été sélectionnés, que tout choix, dans ce genre de concours, est toujours subjectif (même s'il vise à être le plus impartial possible) et ne prétend aucunement être le reflet fidèle de la qualité des textes en concurrence.
Un grand nombre de ces textes traitent de déportation (comme il fallait s'y attendre avec les phrases initiales) mais pas mal d'auteurs ont pris des voies (ferrées !) différentes et parfois totalement inattendues.
Sélection définitive vers le premier août 2011 dont nous vous tiendrons informé au plus tôt, bien évidemment.
Très cordialement.


Et voilà, le résultat du concours de nouvelles est connu depuis hier !

Au lieu de sélectionner vingt textes, les éditions Jacques Flament ont décidé d'en faire paraître vingt-huit : treize sur le thème de la déportation et quinze nouvelles concernant les trains, puisque le thème des deux premières phrases évoquait  un trajet (ou voyage) effectué dans un train bondé.

 

Mon texte que j'ai intitulé Un voyage mouvementé - donc qui ne traitait pas de la déportation -, n'a pas été classé dans les quinze premières nouvelles. Il est vrai que je l'ai écrite en utilisant un ton humoristique. Quoi qu'il en soit, et au risque de me répéter, participer à des concours est un excellent exercice, le plus important étant de donner le meilleur de soi et de s'améliorer sans cesse. 

 

Je joins un extrait du courriel reçu le 31 juillet :

 

"À sujet exceptionnel, réponse exceptionnelle.
Nous ne nous attendions pas à une telle quantité de textes traitant de la déportation, sujet sensible, douloureux, toujours très présent dans la mémoire collective.
Et même s'il fallut faire un choix très sélectif, nous avons estimé que certains d'entre eux ne pouvaient décidément pas finir dans les archives de JFE.
Ainsi, nous avons décidé que 13 des textes concernant ce seul sujet seraient publiés.
Encore ne fallait-il pas pour autant défavoriser ceux qui avaient choisi d'autres voies !
Et nous avons donc pris le parti de modifier légèrement la règle officieusement définie en publiant 28 textes au lieu des 20 textes prévus initialement, présentés en deux parties distinctes afin d'éviter les amalgames malvenus avec un sujet aussi délicat : 13 textes dans une première partie réservée à la déportation au sens large du terme, 15 textes pour les autres sujets, qui ne sont pas pour autant moins dignes d'intérêt.

.../...


Une nouvelle fois, un choix difficile qui, bien entendu, ravira certains et décevra d'autres, mais c'était la règle du jeu et un peu moins d'un quart des textes envoyés figureront dans le recueil collectif.
Vous trouverez ci-dessous la liste de ces vingt-nouvelles et le nom de leurs auteur(e)s.
Nous contacterons très prochainement, par courrier électronique, les auteur(e)s sélectionnés afin de leur soumettre le bon à tirer de leur texte et le contrat d'édition s'y rapportant, qu'ils devront impérativement nous retourner avant le premier septembre."
.../...


Ci-après ma nouvelle, comme promis :

 

Un voyage mouvementé  

  

  

Fatigués de lutter contre les forces d’inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l’odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l’acier sur les rails étouffait les soupirs. 

  

En rase campagne, le train s’arrêta pour la énième fois, ce qui me tira de ma somnolence. Que se passait-il encore ? Aucune explication, rien. Quelques regards se croisèrent, interrogateurs, mais personne n’avait de réponse. Après un temps qui me parut interminable, le wagon s’ébranla de nouveau, nous laissant perplexes, du moins ceux qui étaient à présent totalement réveillés.  

  

Le long weekend de Noël s’annonçait vraiment mal ! Comment en étions-nous arrivés là... ? 

  

Le train que j’avais pris en fin de matinée était bondé depuis que les voyageurs d’un autre corail, resté en rade en raison d’une panne survenue en fin d’après-midi, avaient grimpé dans le nôtre, avec « armes et bagages », afin de poursuivre leur voyage. L’information nous avait été communiquée directement par ces usagers malchanceux des chemins de fer. En effet, cette vénérable institution qu’est la Société nationale des chemins de fer restait, comme bien souvent, étrangement muette face à nos questions pourtant légitimes. Un arrêt impromptu dans une gare – ce qui me contraria fort, car j’avais veillé à prendre un train direct -, avait alors permis à cette marée humaine d’envahir notre espace roulant, déjà restreint. 

  

Mon voyage, qui s’annonçait si plaisant au départ, avait viré au cauchemar ! Dès la montée de cette horde de voyageurs – pressés, comme la plupart d’entre nous, d’arriver à destination, et à temps, pour passer les fêtes en famille –, toutes les émotions possibles et imaginables s’exprimèrent dans une cacophonie assourdissante. Des pleurs de bébés perturbés ; des chamailleries d’enfants surexcités ; des gronderies de parents excédés ; des jérémiades à n’en plus finir ; des soupirs de résignation ; et parfois, ô miracle, des éclats de rire, rires nerveux néanmoins, car il n’y avait vraiment rien de risible dans leur situation !

 

Le train avait pris beaucoup de retard, à double titre. Outre le temps nécessaire passé dans la gare pour permettre le transfert des « sinistrés », auquel s’était ajoutée l’attente du nouveau départ, la locomotive avait dû, pour une obscure raison, réduire considérablement sa vitesse. Aussi, au lieu de gagner vers vingt-trois heures notre destination finale, nous allions sûrement passer une bonne partie de la nuit dans ce train. Je n’osais imaginer la réaction de nos proches, qui, le regard rivé sur le tableau des horaires d’arrivée, devaient recevoir l’information avec incrédulité !

 

Quelle ironie ! Moi, qui fut si heureux d’avoir encore pu attraper au vol ce train direct, muni d’un roman policier que je m’étais fait une joie de dévorer pendant le trajet. C’était fichu à présent ! Le polar attendrait...

 

Entassés comme nous l’étions, la promiscuité s’était avérée, au fil des heures, de plus en plus insupportable. Des odeurs corporelles diverses venaient chatouiller désagréablement nos narines : mélange d’eaux de toilette et de lotions après-rasage qui avaient viré ; odeurs d’aisselles en nage, de pieds échappés de leurs chaussures, de couches de bébés souillées, d’haleine fétides ou chargées des relents du dernier repas, sans compter les effluves de victuailles diverses, sorties des sacs en début de soirée. C’était écœurant !

 

Et que dire des conditions physiques ! Le moindre mouvement relevait de l’exploit. Les postérieurs s’ankylosaient, écrasés sur les sièges inconfortables ; des fourmillements s’infiltraient dans nos membres inférieurs ; le plus petit changement de posture dérangeait grandement les voisins les plus proches, qui, eux aussi, tentaient d’adopter une nouvelle position un peu plus confortable, en tirant de leur torpeur ceux qui parvenaient à se résigner. De temps en temps, des quintes de toux venaient s’ajouter aux bruissements des étoffes et des frottements, rompant par moments furtifs le silence pesant qui s’instaurait progressivement.

 

Pendant combien de temps encore allions-nous supporter stoïquement ce cortège d’odeurs nauséabondes, de bruits discordants et d’inconfort physique ?

 

Au tout début, quelques voyageurs avaient pris les choses avec dérision. À un moment donné, j’entendis une voix clamer tout haut : « Les voyages forment la jeunesse ! »  La réponse qui s’ensuivit ne se fit pas attendre : « Alors, je suis en pleine formation ! », et provoqua l’hilarité des passagers les plus proches. Elle émanait d’une jeune étudiante dont l’humour ne s’était pas encore émoussé !

 

D’autres, au contraire, fulminèrent contre la Société des chemins de fer et répétèrent, à qui voulut l’entendre, qu’elle aurait dû s’assurer, en cette période de fin d’année et de forte affluence, du bon fonctionnement de tous ses trains.

 

Les contrôleurs, débordés, n’avaient cessé de se déplacer, tant bien que mal, de voiture en voiture, enjambant les bagages amoncelés ici et là, subissant la mauvaise humeur des uns, les interrogations dubitatives des autres, et devenant rapidement l’exutoire de notre exaspération croissante face à ce désastreux voyage.

 

Un peu de calme mit fin à toute cette agitation, quand, harassés, nous nous étions enfin endormis, certains serrés comme des harengs sur les banquettes, d’autres plus ou moins avachis à même le sol et utilisant leur sac de voyage comme polochon. Pour ma part, je somnolais par intermittence, coincé contre la paroi du wagon, et regrettant amèrement d’avoir voulu faire l’économie d’un billet de première classe, les conditions de voyage devaient y être certainement moins pénibles !

 

Le train roulait dans la nuit, chargé de sa cargaison de corps de tous gabarits.

 

De temps en temps, il déversait sur les quais d’une gare quelques voyageurs parmi ceux qui avaient été débarqués du corail en panne, à la satisfaction générale. Lors de l’annonce du premier arrêt, nous avions été fort surpris, nous, les passagers du train direct, qui pensions naïvement nous rendre tous à la même destination et devoir supporter pendant tout le trajet restant ces déplorables conditions de transport, tels des bestiaux soudés les uns aux autres. Fort judicieusement, les départs des gares desservies avaient été annulés, et, sur le quai, le tableau en drapeau affichait, à mon grand soulagement, la mention « train supprimé ».

 

Une effervescence, similaire à celle de la montée désordonnée et précipitée dans le train, s’emparait des gens qui devaient descendre. Des interpellations, des cris, des bagages qui nous heurtaient au passage, s’ajoutaient au grincement des freins sur les rails et aux lumières aveuglantes des gares, et interrompaient régulièrement notre sommeil déjà très agité, nous laissant complètement hagards. Après le coup de sifflet du chef de gare – qui s’était auparavant assuré, longuement et avec un zèle exemplaire, que plus personne ne descendait –, le train se remettait à rouler, cahin-caha, et la nuit nous happait une nouvelle fois, nous replongeant dans un autre cycle de sommeil que chacun espérait réparateur.

 

Vers cinq heures du matin, le train parvint enfin à son terminus. Son arrêt grinçant nous arracha définitivement à notre repos, devenu, il est vrai,  plus agréable au fil des gares desservies.

 

Les derniers voyageurs, débraillés, aux vêtements froissés et pleins de sueur, aux yeux rougis par le manque de sommeil, aux cheveux hirsutes, rassemblèrent leurs bagages avec une lassitude teintée de soulagement. Certains comptèrent leur progéniture – de peur qu’il en manquât ! Beaucoup se précipitèrent vers les cabines téléphoniques pour prévenir leurs proches de leur arrivée, ce qui provoqua une belle cohue et laissa éberlués les quelques employés déjà présents dans la gare en ce début de matinée.

 

Les contrôleurs, qui avaient passé la nuit dans des conditions peu enviables également, étaient tout aussi déconfits et fourbus. Rêvaient-ils au retour au bercail ? Regrettaient-ils leur ancien boulot ? Maudissaient-ils eux aussi ces pannes de train qui les privaient de toutes ces heures précieuses qu’ils auraient dû passer chez eux ?

 

Cessant là mes divagations, je pris congé de mes compagnons d’infortune. Je me dirigeai à grands pas vers la sortie afin de regagner au plus vite la demeure familiale, en priant le ciel que les chauffeurs de taxis ne fissent pas grève ce jour-là, ce qui eût été le comble après cette mémorable nuit passée dans le train.

 

 

Auteure : Lucile Gauchers

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 09:23

Voilà en plus lisible le poème que le tableau d'Odile Daventure, de l'école lyonnaise de peinture, m'a inspirée, sur le thème 'Infinis paysages". Pas facile non plus d'allier thème et peinture proposés !

Encore un excellent exercice pour progresser et s'améliorer !

 

J'ai volontairement choisi de composer un poème dûment structuré, bien que nous pouvions également écrire en vers libres.

 

Il s'agit donc d'un décasyllabe en sept quatrains et en rimes croisées. J'ai essayé d'y faire passer toute l'émotion que j'ai ressentie en observant la peinture d'Odile.

 

J'espère que vous l'apprécierez.

 

 

Tableau : Cabanon d'Odile Daventure

 

Poème de Lucile Gauchers

 

Au détour du chemin, un dôme de toile,

Planté ici et là, au bord de l'eau ...

Entends-tu ce bruit ? Le vent dans la toile,

Accompagné par le chant des oiseaux ?

 

Mon cabanon, sous le beau ciel d'azur,

Cube enraciné sur le chaud rivage,

Un refuge solitaire, dans la nature,

Invitation pour un ultime voyage ...

 

Qu'es-tu pour moi, mon joli cabanon,

Espace restreint ou lieu de liberté ?

Havre de paix ou bien sombre prison ?

Source d'angoisse ou de grande sérénité ?

 

Je suis prisonnière de l'indifférence,

Immense solitude, et vile étroitesse.

Abandonnée dans le profond silence,

Je m'assoupis, plongée dans la tristesse.

 

Puis, réveillée par une subite clameur,

J'émerge enfin de mon infini rêve,

Où, évincée par la paix, ô douleur !

Tu me libères et tu m'accordes une trêve.

 

Sous le magnifique soleil de l'amour,

S'envolent pour toujours, vieux démons et haine.

Place alors à la joie et à l'humour ...

Que cette nouvelle quiétude ne soit pas vaine !

 

Corps alanguis, regards émerveillés

Ont trouvé refuge en ce lieu céleste,

Où faits et gestes ne seront plus épiés,

En faisant disparaître ce trouble funeste.

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:45

J'ai le plaisir de vous faire connaître que j'ai participé au concours organisé par les éditions Jacques Flament.

 

Depuis cette année, cet éditeur organise chaque trimestre un concours de nouvelles afin de publier un recueil regroupant les vingt premiers textes, choisis par un comité de lecture. Les deux premières phrases sont imposées. La nouvelle, inédite, doit respecter le thème proposé. Vous trouverez ci-après le courriel reçu récemment  :

 

"UN TRAIN BONDÉ…

Beau succès pour ce deuxième opus de Leitmotive : 119 textes reçus contre 65 pour l'opus 1. 
C'est dire si la sélection sera de nouveau sévère, seulement 20 textes étant retenus pour le recueil. 
Par avance, nous rappelons à ceux qui n'auront pas été sélectionnés, que tout choix, dans ce genre de concours, est toujours subjectif (même s'il vise à être le plus impartial possible) et ne prétend aucunement être le reflet fidèle de la qualité des textes en concurrence.
Un grand nombre de ces textes traitent de déportation (comme il fallait s'y attendre avec les phrases initiales) mais pas mal d'auteurs ont pris des voies (ferrées !) différentes et parfois totalement inattendues.

Sélection définitive vers le premier août 2011 dont nous vous tiendrons informé au plus tôt, bien évidemment.

Très cordialement."


Le plus important étant de concourir, je ne serai pas vraiment déçue si mon texte n'est pas sélectionné parmi les vingt premiers. En effet, participer à ce "genre d'exercice" permet un bon entraînement, rédactionnel d'une part, mais surtout imaginaire, en partant de phrases imposées et en laissant libre cours à l'inspiration.
Quel que soit le résultat, je ne manquerai pas de vous le faire savoir. Non sélectionné parmi les vingt premiers, mon texte figurera dans mon blog. Promis.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:03

Bonjour !

 

Me voilà de retour après quatorze heures d'autocar grand tourisme, et je n'ai pas encore eu le temps de préparer des articles pour mon blog. Toutefois, pour celles et ceux qui n'auraient pas encore lu mon deuxième roman, il est encore temps de vous le procurer et de le découvrir pendant vos congés :


À la lumière du pardon

 

Editions EDILIVRE. Vous pourrez le trouver sur internet (Amazon etc...).

 

En allant sur le site d'EDILIVRE et en effectuant la recherche au nom de l'auteur (Lucile Gauchers), vous pourrez lire le résumé et consulter les trente premières pages. Alors, prêts pour découvrir l'histoire de Camille ?

 

Pour m'aider à progresser, vos avis et remarques me seraient très utiles.

 

 

Le troisième roman est en gestation dans ma tête. J'attends d'être définitivement installée chez moi - vers la fin de l'année 2011 -, pour en commencer la rédaction. Nathalie Grislin, correctrice bien connue de l'UERA (Union des écrivains de Rhône-Alpes), a déjà accepté de le relire et de le corriger. N'hésitez pas à faire appel à ses services pour vos manuscrits. En effet, elle est non seulement très compétente, mais elle nous fait aussi profiter de son savoir au moyen d'explications claires et de conseils pertinents.

 

Un autre projet me tient à coeur : écrire des livres pour jeunes enfants, très accessibles. J'ai déjà créé mes deux personnages principaux, un frère et une soeur jumeaux, ainsi que les titres de vingt opus au cours desquels nous pourrons suivre leurs aventures et découvertes. L'une de mes filles, Marie-Pierre - assez douée pour le dessin -, a accepté d'en réaliser les illustrations. Ce sera donc un travail d'équipe ! Comme elle a deux enfants, et qu'elle vit à la campagne, ses avis, voire ses idées, me seront certainement très utiles pour mettre en forme mes livrets.

 

Voilà une retraite (professionnelle) bien occupée ! C'est une chance de pouvoir trouver une ou plusieurs activités librement choisies, et que, de surcroît, nous pouvons partager avec d'autres.

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 09:27

Note préliminaire : l'ordinateur de ma fille ne me permet pas de transférer des photos, pourtant téléchargées sur son appareil. Elles paraîtront donc ultérieurement.

 

Je voudrais quand même évoquer un auteur de l'Union des écrivains de Rhône-alpes, que j'ai rencontré à Grézieu la Varenne au mois de juin 2011, lors de la manifestation culturelle "LeZ'Arts".

 

Il s'agit de Christian Fougerouse, professeur encore en activité, docteur en économie du développement agricole, agroalimentaire et rural - doctorat obtenu à l'université de Montpellier I.

 

Ce docteur ès-sciences économiques est un pluri-actif passionné, artisan-chercheur et paysan-écrivain. Pas moins !

 

Il s'est spécialisé, et continue de se distinguer dans l'Histoire du Pays lyonnais - campagne du Grand-ouest lyonnais -,  par de nombreuses actions et par ses articles parus dans l'Araire, association regroupant des chercheurs sur l'Histoire du Pays lyonnais, sur l'archéologie et le folklore du Grand-ouest lyonnais.

 

Ses ouvrages et essais :

 

- La première mondialisation en milieu rural français  - Cas du village de Thurins en lyonnais - 1742-1914

 

- Barthélémy Delorme - un américain de Thurins 1825-1901. Barthélémy Delorme fut un missionnaire catholique en Amérique du Nord et l'auteur de L'homme-dieu, poème en 40000 vers, évoquant la création du monde, la vie et la mort de Jésus, jusqu'à la fin du monde.

 

- Le patrimoine fruitier du terroir de Thurins en lyonnais - 1673-1914

 

- Le renouveau rural - Dépendance et autonomie

 

- Chababoudrand (lieu-dit) : histoire et économie rurale d'un lieu-dit en ruine à Messimy en lyonnais. Cet ouvrage relate la vie des habitants de ce hameau, du XIV au XXème siècle, notamment le nom des différentes familles au travers des successions notariales.

 

 

Certains ouvrages sont utilisés à l'université par des étudiants dont les études correspondent à l'histoire rurale en France. Il ne me l'a dit que parce que j'ai posé la question !

 

Je me considère "toute petite" par rapport à cet érudit, d'un abord pourtant très sympathique et modeste. J'aurais apprécié l'avoir pour prof ! 

 

J'ai passé un moment très enrichissant sur le plan culturel, et nous serons sûrement appelés à nous revoir en octobre prochain, lors de la manifestation culturelle du Pays de Mornant. Je vous en dirai davantage à ce moment-là. À bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:02

Louise Michel naît le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne). Fille naturelle d'une servante et du châtelain du village, elle est une enfant heureuse, lisant beaucoup et se passionnant rapidement pour l'éducation et la vie sociale. À vingt-deux ans, à Versailles, elle obtient son diplôme d'institutrice. Elle retournera plusieurs fois en Haute-Marne pour y créer des écoles.

 

En 1856, elle s'installe à Paris, où, pendant quinze ans, elle enseigne, écrit et publie des poèmes sous le pseudonyme d'Enjolras - personnage des Misérables de Victor Hugo. Elle aurait rencontré ce dernier dès 1851, et aura correspondu avec lui jusqu'en 1879. Leur admiration est réciproque. Victor Hugo lui dédie même un poème "Viro Major" (Plus grand qu'un homme,) dans lequel il surnomme Louise, "Judith la sombre juive", et la compare à "Aria la Romaine".  Un extrait ci-après :

[Et ceux qui, comme moi, te savent incapable

De tout ce qui n'est pas héroïsme et vertu,

Qui savent que s'il l'on te disait : "D'où viens-tu ?"

Tu répondrais : "Je viens de la nuit où l'on souffre"]

 

 

En 1862, elle devient secrétaire de l'Union des poètes.

  

Très sensibilisée aux causes sociales et au prolétariat, Louise entre en contact avec les milieux révolutionnaires et adhère au mouvement socialiste fondé par Auguste Blanqui. Elle collabore à des journaux d'opposition comme Le cri du peuple.

 

Après la chute de l'Empire, Louise Michel est élue au Comité des Citoyennes du XVIIIème arrondissement de Paris, où elle rencontre Théophile Ferré dont elle tombe follement amoureuse. Pendant ce temps, la Commune couve : femmes, enfants et gardes fédérés fraternisent avec les soldats. Louise est âgée de quarante ans quand la Commune éclate. Elle est très active, tour à tour ambulancière, institutrice, et même, garde nationale ! Elle se rendra pour faire libérer sa mère arrêtée à sa place.

 

La Semaine Sanglante voit l'exécution de Théophile Ferré, son grand amour, auquel elle fera parvenir un poème d'adieu, Les oeillets rouges  : 

"Si j'allais au noir cimetière

Frère, jetez sur votre soeur

Comme une espérance dernière

De rouges oeillets tout en fleurs".

 

Après vingt mois de captivité à la prison d'Auberive (ancienne abbaye), Louise Michel est condamnée à la déportation. Après une traversée de quatre mois sur un navire, elle restera sept ans en Nouvelle Calédonie, où elle sera autorisée à enseigner auprès des enfants de déportés. Elle crée le journal Les Petites Affiches de la Nouvelle Calédonie. Elle fait également éditer Légendes et chansons de gestes canaques.  Même en déportation, Louise ne renie pas ses idéaux et prend la défense du peuple kanak, lors de la révolte de 1878.

 

Le 9 novembre 1880, Louise Michel est de retour en France, où elle est accueillie par une foule enthousiaste. Tout en reprenant son activité militante, elle continue d'écrire. Elle publie un roman feuilleton La Misère qui rencontre un franc succès.

 

Le 18 mars 1882, elle rompt avec le socialisme parlementaire et adopte la bannière noire des anarchistes ou socialistes libertaires :

"Plus de drapeau rouge mouillé de sang de nos soldats. J'arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions."

 

En 1883, elle est de nouveau arrêtée pour avoir participé à une manifestation des "sans travail", qui dégénère. Elle est condamnée à six ans de prison. Cependant, Clémenceau qui lui voue une admiration sans faille, la fait libérer. Elle se retrouve deux ans plus tard aux côtés de Jules Guesde et de Paul Lafargue pour défendre les mineurs de Decazeville. Louise continue sa lutte pendant des années.

 

Le 27 juillet 1896, Louise Michel participe à Londres au Congrès international socialiste des Chambres syndicales ouvrières.

 

C'est à Marseille qu'elle est emportée par une pneumonie, début janvier 1905.

 

Rédigé d'après un article relatif aux 140 ans de la Commune, de Richard Vaillant, paru dans la revue Vie nouvelle, n° 163, de juin-juillet 2011.

 

 

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:02

Cette année, à la maison de retraite médicalisée Janin, du groupe Korian, la fête des résidents, qui s'est déroulée le vendredi 17 juin 2011, a eu pour thème les musiques et chansons du monde.

 

De la directrice aux agents de service, tout le personnel s'est mobilisé pour animer la journée, dans la bonne humeur. Les costumes étaient colorés et chatoyants. Ils représentaient des régions, comme par exemple une magnifique robe de mariée kabyle, blanche avec des broderies ; un costume de maman marocaine, vert pâle, doté d'une superbe ceinture dorée ; une robe espagnole, rouge à gros pois noirs et à volants ; des robes multicolores avec colliers de fleurs...

 

Dans un répertoire très large, - des années 1950 à ce jour -, les chansons évoquaient une ville ou une région du monde.  Sur des danses associées aux musiques, le personnel s'en est donné à coeur joie, à la grande satisfaction des résidents, qui ont, eux aussi, chanté d'une même voix. Les sourires illuminaient leurs visages !

 

Le repas, aux saveurs d'été, a été très apprécié aussi. Kir, jus de fruits ou apéritif sans alcool, accompagnés de toasts ; crudités diverses et mousse de saumon ; assiette de charcuterie ; brochette aux trois viandes (agneau, porc et boeuf) et brochette de légumes, avec une petite saucisse et une petite merguez ; poisson en papillotte ; fromage blanc à la crème ; vacherin glacé aux fraises ; café et coupe de champagne. Un véritable festin !

 

Les festivités ont pris fin vers 17 heures. Ce fut une journée très conviviale...

 

NB. Petit problème technique ne permettant pas de transférer les photos en ce moment. Veuillez m'en excuser.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:59

Compte-rendu du Président de l'UERA, Michel Loude

 

LES Z’ARTS A GREZIEU : UN FRANC SUCCES.

 

Un événement d’importance a eu lieu samedi 18 et dimanche 19 juin dans notre village : les Z’Arts à Grézieu dont la notoriété s’accroît d’année en année au vu de l’affluence constatée.

Cette 3° livraison, pleine d’invention, a marié littérature et peinture. Au Centre d’Animation,  à l’initiative de l’Union des écrivains de Rhône-Alpes, dont le siège se trouve à Grézieu, chaque toile exposée a été le prétexte d’un poème. Les artistes invités sont tous des professionnels de haut niveau, dont la notoriété est bien connue au-delà de nos frontières, et ce fut donc, pour Grézieu, un honneur que de les recevoir… A côté de leurs aînés, les enfants du Centre scolaire Lamarque, sous la houlette de Madame Dal Ferro, ont présenté une troupe d’éléphanteaux sous forme de masques, ruisselants de perles de verre et de couleurs chatoyantes…. Un superbe travail d’art premier !..  Jacques Dekerle, grézirois de longue date, lui aussi, connu urbi et orbi  exposait, hier, pour la première fois chez lui ! Une reconnaissance pleinement justifiée qui démontre, si besoin était, la richesse artistique de nos cantons !

A la Tour ronde, peintres et sculpteurs se partagèrent l’espace envoûtant de ce lieu médiéval, intime, mystérieux qui séduit tous les visiteurs en quête de mémoire historique.

Tous les artistes se sont plu à reconnaître l’ambiance de sympathie qui a régné dans ce salon, l’organisation exemplaire, et l’accueil chaleureux, ambiance due au travail de longue haleine de l’Adjointe à la Culture, Chantal Varagnat et de toute son équipe ( élus et administratifs ).

De fructueux contacts se sont noués entre le public nombreux et les artistes ; certains même sollicitent  l’organisation d’une nouvelle exposition à la Tour ronde sans attendre l’an prochain ! Heureux présage !

La Culture doit être un élément déterminant, vivifiant, dans une politique municipale bien comprise : non seulement elle est une animation sociale pour tous, mais  elle contribue aussi à l’élévation spirituelle des citoyens toujours en quête d’une ascèse de la perfection, quoi qu’on en dise !

 

VIVE LA QUATRIEME   EDITION

 

                                  MICHEL  LOUDE.

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:11

Demain, vendredi 17 juin 2011, la maison de retraite médicalisée dans laquelle séjourne la grand-mère paternelle de mes deux filles, a organisé la fête des résidents à l'occasion de la fête de la musique (un peu à l'avance), qui débutera à 11 h 15 pour se terminer vers 17 h, à laquelle sont conviés les proches et amis, qui peuvent se rendre disponibles (moyennant une participation financière, bien entendu !) 

 

Je remplace mes filles chargées de famille.

 

Le programme promet d'être prometteur, car il aura pour thème "Chansons et musiques du monde".

La journée débutera à 11 h 15 avec une animation musicale surprise à l'heure de l'apéritif suivi d'un repas estival ...

Au cours de l'après-midi, le personnel, les résidents (qui le pourront) et les invités seront conviés à pousser la chansonnette lors d'un karaoké organisé par la résidence.

 

Il va falloir penser à l'appareil photo, car la journée s'annonce bien animée : musique, chants et bonne humeur !

 

A tout âge, nous pouvons profiter de moments conviviaux et joyeux. Partager ces instants avec nos aînés, et leur apporter par notre présence, un peu de bonheur, sont des privilèges. En effet, il est réjouissant et réconfortant d'appliquer, en toute occasion, cette fameuse règle d'or qui consiste à faire aux autres ce que l'on voudrait qu'ils fassent pour nous.

 

Je vous en dirai davantage dans quelques jours, emploi du temps oblige ! À bientôt.

 

  

 

 

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